La téléphonie mobile en France métropolitaine désigne l'ensemble des services qui permettent de téléphoner, envoyer des SMS et utiliser Internet via un téléphone portable grâce aux réseaux mobiles. Quatre réseaux mobiles français se partagent le marché : Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR.

Une quarantaine d'opérateurs de réseau mobile virtuels, dits MVNO, utilisent les réseaux de trois des quatre opérateurs disposant d'un réseau d'antennes.

Chaque opérateur ou opérateur virtuel commercialise ses offres sous une ou plusieurs marques.

L'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse, abrégée Arcep, est chargée de veiller à une concurrence saine entre ces quatre opérateurs. Cette autorité intervient aussi bien au niveau de la téléphonie fixe que mobile.

Données et chiffres

Taux de pénétration thumb Selon l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), au dernier trimestre 2014 on ne dénombre pas moins de 77,2 millions de cartes SIM en service en France, pour une population d'environ 65 millions d'habitants., soit un taux de pénétration de 121,5 %. Le taux de pénétration étant supérieur à la population, plusieurs abonnements peuvent être souscrits par une même personne.

Fin 2012, d'abonnements actifs à un réseau mobile étaient recensés. Fin 2010, 64,4 millions de cartes SIM étaient actives en France, pour 64,6 millions d'habitants. En , le taux de pénétration de la téléphonie mobile en France n'était que de 91,8 %, soit de clients mobiles en France selon l'ARCEP., taux plutôt faible pour un pays industrialisé. En , il représentait 10,9 % du marché en métropole..

En 2000, la France comptait environ d'utilisateurs de téléphone mobile..

En 2012, le taux de pénétration varie de 57 % à Saint-Pierre-et-Miquelon à 150 % en Guadeloupe et en Île-de-France.

En 2019, le bilan effectué par l'ARCEP, autorité de régulation des télécommunications et des moyens informatiques, évalue à 95 % le taux de pénétration et le nombre de plus de 77 millions de cartes SIM représente la totalité des cartes détenues. + Nombre de lignes mobiles (clients actifs) en Francenote A1 : Est considéré comme client tout utilisateur d’un service mobile fourni par un opérateur (opérateur de réseau ou opérateur mobile virtuel) et titulaire d’une ligne mobile enregistrée à l'Enregistreur de Localisation Nominal (HLR) d’un opérateur à la date considérée. Par abus de langage, le terme « client » désigne également la ligne mobile elle-même. S’agissant de la clientèle entreprise, chaque ligne est ainsi considérée comme un client et taux de pénétrationnote A2 : Le taux de pénétration est obtenu en divisant le nombre total de clients ou le nombre de clients « actifs » par la population considérée., valeur en fin d'année. Année 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2010 2012 Nombre (en millions) 0,28 1,3 2,5 5,8 11,2 20,6 29,7 37,0 38,6 41,6 43,8 48,1 51,7 55,4 58,1 63,1 70,5 Taux de pénétration actif 0,4 % 2,5 % 5 % 10 % 19 % 34 % 49 % 61,5 % 64,0 % 69,1 % 72,6 % 78,4 % 80,8 % 85,6 % 89,1 % 97,8 % 108 % Notes :

Répartition thumb|160x160px En , 69,8 millions de cartes SIM en service sont souscrites auprès d'opérateurs de réseaux, contre 7,4 millions auprès des MVNO. En , les opérateurs de réseau mobile virtuel (MVNO) représentaient 4,98 % des parts de marché.

On dénombre 14,5 millions de clients de cartes prépayées contre 65,5 millions de clients ayant souscrit un abonnement.

À titre de comparaison, fin il y avait de clients ayant souscrit un abonnement et de client ayant souscrit une offre prépayée.

Utilisations Le cumul des temps de communication en téléphonie mobile (appels émis) au troisième trimestre 2007 était d'environ , soit pour la première fois plus que le temps des appels en téléphonie fixeLe temps de communication en téléphonie fixe s’élevait, en 2007, à environ de minutes par trimestre. Au deuxième trimestre 2012, il atteignait 29,7 milliards de minutes pour le trimestre Observatoire des marchés, 2012, pages 3, 27, 30 et 36 Arcep, octobre 2012, soit environ 2 h 40 d'appels émis par mois et par abonné10 milliards de minutes par mois pour environ 62 millions de clients « voix » correspond à 157 min/mois/client, soit environ 2 h 40 d'appels sortants par mois. voir aussi ref4 : Arcep - observatoire-T2, ..

Le nombre de SMS émis atteint, mi-2012, 45,7 milliards de messages par trimestre, soit environ 250 SMS émis par mois et par abonné15,2 milliards de SMS/mois pour environ 62 millions de clients (hors abonnements « Machine-to-Machine ») correspond à environ 250 messages émis par mois et par client. Voir aussi ref-4 : Arcep - observatoire-T2, ..

+ Volumes émis par les clients finauxSource ArcepSource Arcep : Indicateurs d’activité des opérateurs de communications électroniques - Indicateurs annuels 1998-2019. Pour l'année 2019, il s'agit d'un prévisionnel. Le volume de la téléphonie fixe est obtenu en additionnant deux lignes : « ensemble des communications depuis les lignes fixes (hors la publiphonie et les cartes) » et « publiphonie et cartes de téléphonie fixe - volume des communications ».

+ Volumes émis vers le national, l'international et le mobile, depuis le RTC, la VoIP (VLB) et les mobiles Source ArcepSource Arcep : Les séries chronologiques annuelles de 1998 à 2015p (xlsx) Pour l'année 2015, il s'agit d'un prévisionnel.

Historique Premiers réseaux de téléphonie mobile En , à la suite du décret n°55-1141 du ., le premier réseau de téléphonie mobile manuel R150 est ouvert à Paris et en région Parisienne.. Lorsque le service est automatisé en 1973, il compte 500 abonnés..

left|thumb|178x178px|Bi Bop. En 1986, France Télécom déploie le Radiocom 2000 en France. Il utilise des téléphones analogiques transportables principalement intégrés à des voitures. Ce premier réseau (1G) atteint le nombre de abonnés.

En 1987, le marché s'ouvre avec la création de SFR par la Compagnie générale des eaux, s'appuyant sur de nombreux ingénieurs et cadres issus de la Direction Générale des Télécommunications. SFR devient donc le premier opérateur mobile privé, apportant avec lui la concurrence. Il crée le réseau analogique SFR à la norme NMT, destiné à concurrencer celui de France Télécom.

thumb|alt=Logo d'itineris|Lancement d'Itineris en 1992. Le , France Télécom lance la commercialisation du Bi-Bop à Strasbourg, le premier « téléphone portable » sans fil, utilisant le réseau du même nom.. Il est cependant réservé à une utilisation urbaine, du fait d'une faible portée..

Le , France Télécom lance le premier réseau de téléphonie mobile numérique français sous la marque Itineris, démocratisant l'utilisation de la téléphonie mobile et les grandes marques de téléphones mobiles avec Nokia, Alcatel, Mitsubishi, Philips, Ericsson et Motorola, dans toute la France. Il s'agit du premier opérateur de téléphonie mobile en France à utiliser une technologie numérique basée sur la norme GSM dont la standardisation avait débuté en 1982. Il utilise la bande de fréquence . SFR suit quelques mois plus tard, en .

Le succès du téléphone mobile croît et les deux opérateurs lancent des opérations pour séduire de nouveaux clients. En 1994, SFR offre une heure de communication aux nouveaux abonnés. Le nombre d'abonnés en France est alors de .

Démocratisation et standardisation de la téléphonie mobile Le premier forfait grand public arrive au début de l'année 1996, lancé par France Télécom ce forfait nommé « Déclic » propose un abonnement mensuel à , avec la minute à 4 F pendant les heures de bureau et 1 F pendant les heures dites creuses (soir et week-end). La structure du forfait favorise les communications domestiques, et contribue à la popularisation du mobile. Cette initiative est liée à l'arrivée d'un nouvel entrant quelques mois plus tard.

En effet, le l'opérateur Bouygues Telecom entre sur le marché et invente . Il propose un abonnement incluant directement les minutes de communication intégrées au forfait, ce qui évite de nombreux calculs. Le prix du forfait mensuel est fixé à 240 F et il offre 3 heures de communication, le hors forfait est facturé à 2 F la minute supplémentaire en heures pleines et 1 F en heures creuses. La consultation du répondeur devient alors gratuite et illimitée. La stratégie de Bouygues Telecom est d'attirer les jeunes, parce qu'ils sont plus aptes à modifier leurs habitudes.

right|thumb|119x119px|Premier logo de SFR. Cette arrivée s'accompagne d'une baisse générale des prix, un développement de l'accès aux mobile notamment auprès des jeunes, ainsi qu'une incitation à utiliser les heures creuses.. Pour profiter de l'ouverture à la concurrence de la téléphonie fixe et de l'essor d'Internet, la Générale des Eaux crée un grand pôle télécom sous le nom de Cegetel, dont SFR devient la filiale mobile, aux côtés notamment du 7 de Cegetel, d'AOL et de TamTam. Le nombre d'abonnés mobiles est alors de 2,5 millions en France.

Face à la croissance du marché l'ARCEP est créée le pour fixer les règles et réguler le marché.

En 1997, apparaissent les cartes prépayées avec l'arrivée de Nomad de Bouygues Telecom. On peut alors disposer d'une carte SIM en service sans avoir à contracter un abonnement mensuel. Elles permettent notamment aux personnes n'ayant pas de revenu régulier d'accéder à la téléphonie mobile. 1997 marque la fin des offres Bi-Bop et Tam-Tam, qui sont supplantés par le succès commercial du GSM.

En 1999, Bouygues Telecom lance le forfait « Millenium », premier forfait incluant les appels illimités le Week-end. La même année, on dénombre près de 20 millions d'abonnés mobiles en France, dont 10 millions sur le réseau Itineris de France Télécom, 7 millions sur celui de SFR, et 3,5 millions sur celui de Bouygues Telecom. En décembre, Itineris lance son bouquet Wap.... Le réseau analogique Radiocom 2000 est fermé.

Stabilisation du marché left|thumb|Plusieurs téléphones mobiles des années 1990-2000 En 2000, Bouygues Telecom lance les forfaits « Spot » qui offrent des minutes de communications supplémentaires en contrepartie de publicités et crée le forfait « Ultym'up » destiné aux adolescents avec le blocage du forfait et des services dédiés. L'opérateur lance aussi son premier forfait Wap. Itineris lance le changement de numéro pour 120 F.. SFR, conscient de la saturation du marché, invente les garanties Carré rouge, pour fidéliser ses clients.. Nokia lance son premier téléphone accessible au web en partenariat avec Infonie, un service proposé par Itineris et SFR. Il s'agit du premier abonnement internet pour téléphone mobile.. thumb|134x134px|Lancement d'Orange. En 2001, les marques de France Télécom Mobile (Itinéris, OLA, Mobicarte) sont réunies sous la marque Orange, « Mobicarte » devient le nom de l'une des offres d'Orange, et les deux autres disparaissent en . France Télécom avait racheté l'opérateur britannique Orange plc à Vodafone un an plus tôt. Orange et SFR obtiennent leur licence UMTS. SFR est le premier à lancer son réseau GPRS en juin, il s'agit d'une évolution du GSM permettant de naviguer sur internet et d'utiliser le WAP à une vitesse de 170 Kb/s contre 9 Kb/s pour le GSM, Orange et Bouygues Telecom suivront quelques mois plus tard.

En 2002, Bouygues lance la tarification à la seconde dès la première seconde et obtient sa licence pour l'UMTS son premier réseau 3G, il lance aussi l'i-mode concurrent du WAP. Orange lance le premier forfait WAP illimité à par mois.

En 2003, Bouygues Telecom lance le PC fonctionnant avec les réseaux GPRS, en partenariat avec Microsoft. Orange lance son portail mobile Orange World.

Arrivée de la (3G) right|thumb|Premier logo de Virgin Mobile.