La est une ligne de chemin de fer française, maillon d'un ancien projet d'une ligne d'Orléans à Châlons, qui relie la préfecture d'Orléans à la sous-préfecture de Montargis dans le département du Loiret et la région Centre-Val de Loire.

Elle constitue la ligne du réseau ferré nationalLivre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, , volume 2, page 94..

Historique Une ligne d'Orléans à Châlons-sur-MarneLe nom de cette ville est devenu Châlons-en-Champagne. est concédée à titre éventuel le à MM. James Nugent Daniell, James Legeyt Daniell fils, Louis Théodore de Boudard et William TurckCollection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'état, année 1864, page 307.. Le tracé prévu prend naissance en un point à déterminer entre Orléans et Châteauneuf de la ligne d'Orléans à Gien, passe par ou près de Montargis, par ou près de Sens, par ou près de Troyes, par ou près de Arcis-sur-Aube pour rejoindre la ligne de Paris à Strasbourg près de la gare de Châlons-sur-Marne.

Faute d'avoir commencé les travaux dans les délais impartis, les concessionnaires sont déchus de leur concession par l'arrêté ministériel du Rapports et délibérations - Conseil général du Loiret, année 1868, page 59..

Le , la ligne est déclarée d'utilité publiqueCollection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1868, page 360..

Le décret impérial du concède la ligne à MM. Gustave de Bussierre, Armand Donon et Ludovic Tenré, qui créent ensuite la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à ChâlonsCollection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'état, année 1870, page 58..

La ligne, initialement à voie unique, est ouverte à l'exploitation par cette compagnie le .

La ligne est rachetée par l'État selon les termes d'une convention signée le entre le ministre des Travaux publics et la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Châlons. Cette convention est approuvée par une loi le ..

Par décret du , l’Administration des chemins de fer de l'État reprend l’exploitation de la ligne à la défaillante Compagnie du chemin de fer d’Orléans à Châlons-sur-MarneCollection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1878, page 253 et suivantes.

En 1880, l'administration des chemins de fer de l'État fait poser une seconde voie et en 1884 la ligne est rétrocédée à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (P.O.).

Entre les deux guerres mondiales, trois trains omnibus journaliers desservent la liaison Orléans – Montargis, aller et retour. Il faut au mieux une heure et cinquante et une minutes (indicateur Chaix, 1936) pour effectuer le parcours de 76 kilomètres soit une moyenne d’un peu plus de 40 kilomètres par heure.

Le , dans le cadre de la nationalisation des grandes compagnies, la ligne est transférée à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).

Après la Seconde Guerre mondiale, la seconde voie est déposée. Les locomotives à vapeur sont remplacées par des autorails pour les voyageurs, et des diesels pour les marchandises.

Déclassement Le , la ligne est fermée au service des voyageurs.

La section de Boiscommun - Nibelle à Bellegarde - Quiers (PK 158,000 à 163,700) est déclassée le Journal Officiel de la république française du 22 août 1973, page 9 122..

En 2012, la partie non déclassée de la ligne n'est plus exploitée.

Entre Bellegarde - Quiers et Boiscommun - Nibelle, la voie est neutralisée et partiellement déposée à la suite de l'effondrement d’un talusLa ligne d’Orléans à Montargis vue du PN146 sur un site personnel. Elle l'est aussi au niveau de Marigny-les-Usages entre la limite est du parc d'activités et la bordure de l'ancien site Lexmark.

Près de Pannes, la tranchée de l'autoroute A77 interrompt le tracé de la voie.

La transformation de la voie ferrée de Châlette-sur-Loing à Quiers-sur-Bezonde en voie verte est projetée (), ce tronçon ayant le statut de ligne fermée..

Utilisation actuelle Vestige de cette ligne, une voie réservée au fret dessert l'entreprise de transport et de logistique GXOCoup de jeune pour la ligne SNCF Les Aubrais-Marigny, Fleury Mag , page 12, juillet-août 2025. Elle voit circuler environ quatre-vingt-dix trains par an entre Fleury-les-Aubrais et Boigny-sur-BionnePlus de 10 millions d’euros pour remettre une ligne de fret ferroviaire sur de bons rails dans le Loiret, La République du Centre, 24 février 2026. Depuis le renouvellement de la voie en 2025, 0 train ont circulé.

Une portion déclassée de douze kilomètres doit être utilisée comme vélorail à partir de 2026Au cœur de la forêt d'Orléans, le vélorail, une activité inédite à tester cet été, La République du Centre, 21 juin 2026.

Infrastructure

Les gares La halte est un petit bâtiment de deux travées à étage, très étroit, dont le mur à l'étage est aveugle d'un côté. Celles de Donnery et Combreux possèdent également une aile en pans de bois hourdés de brique ;

La gare de moyenne importance possède un corps de logis à étage aux pignons transversaux combiné à une aile basse en pans de bois hourdés de brique ; l'aile basse possède au moins deux travées tandis que les façades latérales du corps de logis ne possèdent qu'une seule série de percements par étage ; La gare de Bellegarde - Quiers possède un corps de logis identique aux autres gares mais est munie d'une aile construite en dur pourvue d'un étage prolongée d'une aile basse également construite en dur. Le bâtiment ne possède pas de cave. S'agit-il d'une reconstruction des ailes d'une gare ordinaire ou d'un bâtiment construit tel quel à l'origine ?

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Liste des lignes de chemin de fer de France Lignes ferroviaires françaises désaffectées ou disparues Transports dans le Loiret

Catégorie:Ancienne ligne ferroviaire dans le Loiret