Villers-sur-Mer est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie.

Bordée par la Manche, c'est une commune balnéaire et touristique.

Géographie Situation vignette|gauche|redresse|Belvédère du méridien de Greenwich. La commune est située sur le littoral de la Manche, sur la Côte Fleurie, entre Deauville et Houlgate, à environ de Caen, du Havre, de Rouen, de Paris.

Villers-sur-Mer est également la commune française la plus septentrionale traversée par le méridien de Greenwich. Rénové en 2016, ce dernier est matérialisé par une ligne bleue sur le parapet de la digue centrale juste après le casino et par un marquage au sol lumineux.. Cette ligne fictive est néanmoins décalée de vers l'ouest par rapport au méridien..

Communes limitrophes Les communes limitrophes sont Blonville-sur-Mer, Saint-Pierre-Azif, Saint-Vaast-en-Auge, Gonneville-sur-Mer et Auberville.

Géologie et relief vignette|redresse=1.4|Carte géologique simplifiée du NW de la France. La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

La commune est située dans la vallée de la Touques, large dépression qui entaille le plateau du Pays d'Auge et qui résulte de mouvements tectoniques sous la forme de horst et graben dont l'origine et le contrôle structural sont induits par le jeu de la faille de VillersLe rejet de la faille de Villers atteint 55 m à Reux. Cet accident tectonique traverse l'ensemble de la région avec un trajet plus ou moins brisé selon une direction armoricaine NW-SE et représente la continuation de la faille de Cormeilles - Freneuse-sur-Risle.. Cette vallée est une plaine alluviale encadrée d'escarpements plus ou moins vigoureux qui tranchent le bord de deux plateaux crayeux recouverts d'argile à silex sur lesquels se développent des hêtraies-chênaies (plateau à l'ouest sur lequel on peut apercevoir le clocher de Beaumont-en-Auge, plateau de Saint-Gatien à l'est avec le Mont Saint-Léger). Au quaternaire, la Touques faisait un coude vers l'ouest et contournait le mont Canisy pour se jeter à la mer au niveau du marais de Villers-Blonville.

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau de Saint-Vaast, le ruisseau de Valadre, le fossé 01 de la Butte au Vilain, le fossé 01 du Lieu Favrol, le cours d'eau 01 de la commune de Blonville-sur-Mer, le cours d'eau 01 de la commune de Villers-sur-Mer, le canal 01 du Hameau Goblin et le canal 02 du Hameau Goblin.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Villers-sur-MerLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés. . Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le marais de Villers ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet.

Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Gatien-des-Bois à à vol d'oiseau., est de , l'amplitude thermique annuelle est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). vignette|redresse=1.4|Carte topographique de la commune.

Typologie Au , Villers-sur-Mer est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Dives-sur-Mer, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Trouville-sur-Mer, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

La commune, bordée par la baie de Seine, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (67,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (49,6 %), zones urbanisées (31,3 %), terres arables (10,3 %), forêts (5,4 %), zones agricoles hétérogènes (3,4 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2015 et de en 2010.

Parmi ces logements, 15,8 % étaient des résidences principales, 83 % des résidences secondaires et 1,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 21,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 78,5 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Villers-sur-Mer en 2020 en comparaison avec celle du Calvados et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (83 %, très) supérieure à celle du département (17,9 %) et à celle de la France entière (9,7 %), caractéristique d'une commune très touristique. Concernant le statut d'occupation de ces logements, 63,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (61,2 % en 2015), contre 57,2 % pour le Calvados et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Villers-sur-Mer en 2020. Typologie Villers-sur-Mer. Calvados. France entière. Résidences principales (en %)15,875,382,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)8317,99,7 Logements vacants (en %)1,26,88,2

Voies de communication et transports vignette|La gare.

La gare de Villers-sur-Mer, est une halte ferroviaire rénovée en 2011 desservie par les trains TER Normandie qui effectuent les liaisons touristiques entre les gares de Trouville - Deauville et Dives - Cabourg. La gare est desservie les week-end et pendant les vacances uniquement.

Risques naturels et technologiques La commune est susceptible d'être concernée par le retrait du trait de côte. Toutefois, le conseil municipal a voté à l'unanimité en contre l'inclusion de Villers-sur-Mer dans la liste des communes du Calvados concernées par les servitudes prévues par la loi dite climat et résilience, qui limiteraient les possibilités de construire dans les zones exposées à ce risque d'érosion d'ici 30 à cent ans...

Une partie de la commune se situe dans le plan de prévention des risques de mouvement de terrain des falaises des Vaches Noires.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Villaris en 1282...

L'appellatif toponymique est issu du gallo-roman villare, issu lui-même du latin villa rustica, « domaine rural ». Le locatif sur-Mer est présent dès 1801, mais absent sur la carte de Cassini (1758)..

Le gentilé est Villersois.

Histoire Antiquité L'occupation humaine du site de Villers est attestée par les archéologues depuis le premier siècle avant J.-C. puisque lors de la construction de nombreuses villas, au , il a été trouvé des poteries datant de cette époque.

Ces poteries démontrent l'existence sur le site de Villers, au bord du Marais et en contrebas des collines, d'une « industrie ayant en partie pour base l'argile » en rapport avec « l'extraction de sel marin » qui s'est perpétuée jusqu'au : la méthode consistant à laver les sables salés puis à porter à ébullition les eaux de lavage pour en extraire le sel après séchage.

Le nom du lieu-dit « les Salines » en témoigne..

L'occupation a perduré à l'époque romaine : il existait d'ailleurs une voie romaine succédant à une voie gauloise (lieu-dit la « Vé Maine) dans le même quartier où ont été trouvées les poteries gauloises..

À la suite du recul du trait de côte dû à l'érosion marine, le bourg gallo-romain a disparu sous la plage..

Temps modernes La carte de Cassini, datant du , fait apparaître une église, deux fermes (la Motte et la Fontaine) et le château.

Époque contemporaine Il semble que Villers-sur-Mer (alors appelée Villers) présentait plutôt l'aspect, au début du , d'une agglomération de hameauxLes développements qui suivent sont issus essentiellement u travail de Carmen Popescu, architecte du patrimoine, dont la note de travail a été publiée dans le numéro 91 d'avril 2005 de La lettre de Villers. Une présentation détaillée figure également sur le site internet de la commune de Villers-sur-Mer.. On pouvait ainsi constater sur le cadastre le château avec son manoir et, parsemées, diverses fermes.

vignette|gauche|redresse|Publicité pour Villers-sur-Mer en 1910. vignette|Façade Art déco de la maison d'hôtes Villa d'Eaux qui a investi en 2018 les anciens bains-douches de Villers-sur-Mer. La station balnéaire de Villers-sur-Mer aurait été créée en 1856 après celles de Trouville-sur-Mer (1825), Beuzeval (1849-1850), Cabourg (1853), Houlgate (1854), Deauville n'ayant été créée qu'en 1859. L'endroit aurait été apprécié dans les années 1840 par certains artistes (Paul Huet, Constant Troyon, Alphonse Karr).

La station est fondée par Félix Pigeory, architecte à Paris, créateur et rédacteur de la Revue des Beaux-Arts, et par Pierre-Michel-François Chevalier dit « Pitre-Chevalier », succédant à la direction du journal Le Figaro à Alphonse Karr, qui l'aurait donc initié aux charmes de Villers-sur-Mer.