vignette|droite|Sceau de la . La (traduisible en division des activités spéciales) ou Souvent appelée SAD dans la littérature populaire, mais plusieurs auteurs spécialistes du domaines parlent de ; par ailleurs, le « D » des divisions de la CIA n'est habituellement pas abrégé. ( ; ), est un service de la direction des opérations de la Central Intelligence Agency (CIA), responsable de ses actions clandestines (covert actions) telles que la propagande, l'action politique et les opérations paramilitaires.
Histoire
Son activité a démarré à la sortie de la Deuxième Guerre mondiale, en prenant la relève de l'Office of Strategic Services (OSS) pour les activités paramilitaires clandestines.
Le service paramilitaire de la CIA a porté divers noms au cours de son histoire. Il a agi en Corée, en République populaire de Chine, au Tibet, au Congo, en Indonésie, en Bolivie (traque de Che Guevara), en Asie du Sud-Est, etc. À la suite de l'échec du débarquement de la baie des Cochons en 1961, la plupart des programmes paramilitaires en cours de la CIA furent confiées à l'armée. Au Viêt-nam, la CIA avait mené diverses opérations d'infiltration d'agents au Nord-Viêt Nam et de formation d'unités irrégulières du (CIDG) via la branche paramilitaire de sa station de Saïgon, la (MOS) - qui utilisait le nom de couverture de (CSD). . cite aussi les noms de (CSG) et (CAS) comme alternatives à CSD.. L'autorité sur ces missions fut transférée de la station de la CIA au dans le cadre de l'opération (voir aussi l'article sur le Military Assistance Command, Vietnam – Studies and Observations Group). Au Laos, la CIA finança une « armée secrète » issue du peuple Hmong et commandée par Vang Pao.
Le service d'action secrète de la CIA fut réduit après la fin de la guerre du Viêt Nam. Il fut toutefois largement utilisé sous la présidence de Jimmy Carter ; à l'époque il s'appelait (CAS). Sa branche paramilitaire était appelée et dirigée par James Glerum en 1978.
Au cours des années 1980, appelé (IAD) et dirigée par Robert Magee, il fut impliqué dans l'assistance secrète aux Contras du Nicaragua, notamment via sa branche paramilitaire, dirigée par Rudy Enders ; . Un agent de l'IAD, Keith Hall, fut envoyé à Beyrouth pour traquer les terroristes responsables de l'attentat contre l'ambassade américaine en et correction apportée dans « Letters to the Editor », décembre 2003 . L'IAD s'occupait aussi d'assistance secrète aux services gouvernementaux de pays alliés tels que le Maroc.
Dans la deuxième moitié des années 1980, le service d'action clandestine avait été renommé (SAS), et sa branche paramilitaire, (SOG). Le SAS comprenait par ailleurs une , une , une et une ; ; ; . La branche paramilitaire de la CIA a également été mise à contribution dans le cadre du programme afghan. Un de ses officiers impliqués dans le programme était Michael G. Vickers.
À la fin de la guerre froide, la CIA réduisit ses forces d'action clandestine et en particulier paramilitaires. En 1993, le Special Activities Staff comptait 190 personnels et gérait un budget de de dollars. Cela ne changea qu'en 1997 lorsque George Tenet devint directeur de la CIA et décida d'augmenter les moyens de son agence. En 1997, à un colloque intitulé Does America Need the CIA? (« Est-ce que l'Amérique a besoin de la CIA ? »), le directeur de la CIA George Tenet défendit (entre autres) le maintien des capacités d'action secrète de la CIA « parce que chaque Président depuis Truman a voulu que cette option soit disponible. De surcroît, le Congrès a voulu que le Président ait cette optionGeorge Tenet, « DCI Remarks: Does America Need the CIA? », Gerald R. Ford Library, Ann Arbor, Michigan, 19 novembre 1997 ».
Au milieu des années 1990, le SAS a été renommé Special Activities Division semble être la plus ancienne source à dévoiler le nom de Special Activities Division. De à , le directeur adjoint de cette division était le général de brigade William G. Boykin. Un de ses rôles à l'époque était de coordonner la collecte et l'analyse de renseignement sur des personnes inculpées de crimes de guerre dans les Balkans en vue d'arrestations de vive force.
Un autre nom porté par ce service est Military and Special Programs Division. Un de ses anciens chefs est William Rooney , et un de ses chefs adjoints militaires était le colonel Joseph S. Lahnstein . En 1996, elle signa un accord de soutien mutuel avec le (DPMO) en matière de récupération de personnel. Elle fut aussi impliquée dans un programme de lutte contre le trafic de drogue au Pérou à partir de 1997son chef fut auditionné par le Congrès : US Senate Select Committee on Intelligence, Report on a Review of United States Assistance to Peruvian Counter-Drug Air Interdiction Efforts and the Shootdown of a Civilian Aircraft on April 20, 2001, 107th Congress, 1st Session, S. Prt. 107-64, Washington, D.C., U.S. Government Printing Office, octobre 2001, , p. 1.
Au début de la guerre d'Afghanistan, la CIA envoya des équipes pour établir le contact avec les chefs de guerre afghans opposés aux Talibans. La première équipe, nom de code Jawbreaker, dirigée par Gary Schroen, arrivée dans la vallée du Pandjchir le , fut la première force américaine déployée en Afghanistan. Ces équipes comprenaient des officiers paramilitaires de la Special Activities Division. Le rôle des équipes de la CIA au début du conflit afghan a notamment été décrit dans les livres suivants : Bob Woodward, Bush s'en va-t-en guerre ; Gary Schroen, First In ; Billy Waugh, Hunting the Jackal ; Henry A. Crumpton, « Intelligence and War: Afghanistan, 2001-2002 », dans Jennifer E. Sims et Burton L. Gerber, Transforming U.S. intelligence ; Gary Berntsen, Jawbreaker ; et George Tenet, At the center of the storm. Sa présence en Afghanistan fut le sujet d'une certaine couverture médiatique, notamment à cause de la révélation de la mort d'un officier paramilitaire de la CIA lors de la mutinerie de Qala-e-Jangi ; Les commandos paramilitaires de la CIA restent clandestin ; .
À cette époque, la Special Activities Division comptait environ et était apparemment organisée en plusieurs groupes : le Special Operations Group qui mène les opérations paramilitaires le Foreign Training Group chargé de la formation de services de police et de renseignement étrangers le Propaganda and Political Action Group chargé de la désinformation le Computer Operations Group qui s'occupe de la guerre de l'information le Proprietary Management Staff qui gère les compagnies fictives servant de couvertures aux activités secrètes
Au début de la guerre d'Afghanistan, la Special Activities Division ne comptait plus que quelques dizaines d'officiers paramilitaires. Beaucoup étaient entraînés dans une autre spécialité telle qu'officiers traitants ou officiers d'opérations, mais la plupart manquaient de connaissances linguistiques utiles, de connaissance de l'Asie Centrale ou d'expérience en contre-terrorisme. Lors des premières opérations en Afghanistan, le chef de la Special Activities Division était Rod Smith. Le nom complet de Smith est donné dans CIA’s brain drain: Since 9/11, some top officials have moved to private sector. Un de ses successeurs fut John D. BennettDirector Leon E. Panetta Announces New National Clandestine Service Chief, communiqué de la CIA, 21 juillet 2010.
La CIA a également envoyé des équipes paramilitaires au Kurdistan irakien avant le début de la guerre d'Irak, qui créera notamment le réseau DBROCKSTARSBob Woodward, Plan d'attaque. Un autre récit d'une de ces équipes est le livre de Mike Tucker et Charles S. Faddis, Operation Hotel California: The Clandestine War Inside Iraq.
Dans son rapport final (2004), la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis a recommandé de placer toutes les opérations paramilitaires sous l'autorité du département de la Défense et de fusionner toutes ces activités avec celle de l'United States Special Operations Command, les opérations devant être planifiées de manière commune. Les arguments sont qu'avant le la CIA n'avait gardé qu'une capacité limitée d'action clandestine, et que ces capacités font doublon avec celles du département de la défense. Les ressources seraient plus efficaces et moins coûteuses si elles étaient regroupées en une seule entitéRapport final de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, . Cette idée soulève plusieurs problèmes, dont la question de la supervision de ces opérations (les lois qui régissent les actions secrètes sont différentes de celles encadrant les opérations de l'armée) et la crainte d'une perte de flexibilité de la CIA qui était un de ses points forts par rapport aux forces spéciales militaires. Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et le directeur de la CIA Porter Goss se sont tous deux opposés à une fusion. Cette recommandation de la commission est une des rares à ne pas avoir été suivie.
En 2015, un organigramme déclassifié de la CIA indique qu'elle a désormais un .
Recrutement Les membres de la Special Activities Division sont principalement recrutés parmi les forces spéciales américaines telles que les Navy SEALs ou la Delta Force A Funeral of 2 Friends: C.I.A. Deaths Rise in Secret Afghan War Passing the Paramilitary Torch from the CIA to Special Operations Command. Membres notables
Chris Mueller et William Carlson: Le , les officiers paramilitaires Christopher Mueller et William Carlson ont été tués alors qu'ils menaient une opération visant à tuer / capturer des dirigeants d'al-Qaida de haut niveau près de Shkin, en Afghanistan. Ces deux officiers ont reçu des étoiles sur le mur commémoratif de la CIA à leur quartier général à Langley, en Virginie. «Le courage de ces deux hommes ne peut être surestimé», a déclaré le directeur du renseignement central, George Tenet, lors d'un rassemblement de plusieurs centaines d'employés de l'Agence et de membres de leur famille. "Chris et Chief font passer la vie des autres avant la leur. C'est l'héroïsme défini." Mueller, un ancien Navy SEAL et Carlson, ancien soldat des forces spéciales de l'armée, opérateur de la Delta Force et membre de la nation Blackfeet dans le Montana, sont morts lors de cette opération secrète. Les deux officiers ont sauvé la vie d'autres personnes, y compris des soldats afghans, lors de l'engagement avec les forces d'al-Qaida. Dans le livre d'Oliver North American Heroes in Special Operations un chapitre est consacré à leur histoire.
Forces similaires dans le monde : Service Action de la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE). : E Squadron (anciennement The Increment), unité secrète des forces spéciales britanniques, détachée auprès du Secret Intelligence Service (MI6). : Zaslon, unité secrète du SVR formée en 1998. : "Kidon", service action du Mossad
Notes et références
Liens externes : fiche-métier d'officier paramilitaire sur le site de la CIA.
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