SMER – social-démocratie (, SMER est un acronyme qui veut dire également « direction ») est un parti politique slovaque créé en 1999 sous le nom de Smer. Il a eu une ligne social-démocrate, puis nationaliste et populiste.

Il est dirigé depuis sa création par Robert Fico qui a formé de 2006 à 2010 une coalition gouvernementale Article à propos de la coalition avec le Parti national slovaque, parti de droite nationaliste.

Il est membre de l'Internationale socialiste et du Parti socialiste européen, mais a été suspendu du Parti socialiste européen pendant , du au pour son alliance avec le Parti national slovaque.. Post-2020 Smer défend des positions qui ont été décrites comme nationalistes, populistes, socialement conservatrices et russophiles. Souvent accusé d’être « prorusse », Robert Fico s'en défend et déclare vouloir que la Slovaquie reste membre de l’Union européenne et de l’OTAN.

Le parti est de nouveau suspendu le par la présidence du PSE, tout comme le HLAS, entraînant de facto la même sanction pour ses eurodéputés du groupe S&D, étant accusés d’adopter des discours pro-russes, en faveur de l’extrême droite après avoir formé un gouvernement de coalition avec le parti SNS, mais aussi de leurs prises de positions sur « les migrations, l’État de droit, et la communauté LGBTIQ ». En 2025, le parti est officiellement exclu du Parti socialiste européen.

Historique

Développement rapide d'une nouvelle opposition social-démocrate Ce parti résulte d'une scission du Parti de la gauche démocratique (, abrégé en SDĽ) en 1999 (Robert Fico étant le membre le plus populaire du SDĽ à cette époque) et devient rapidement l'un des principaux partis de Slovaquie, tandis que l'assise du SDĽ, successeur social-démocrate du Parti communiste de Slovaquie (d'avant 1990) et partie prenante du gouvernement de 1998 à 2002, décline régulièrement.

En 2004, Smer est le troisième parti au Conseil national de la République slovaque, avec 25 de ses . Au début 2005, il est en tête des sondages d'opinion avec 30 % de soutien.

Au , Smer-SD absorbe plusieurs partis de gauche : Parti de la gauche démocratique ; Alternative social-démocrate (, parti social-démocrate moderniste, lui-même issu d'une scission du SDĽ postérieure à celle du parti Smer) ; Parti social-démocrate slovaque (, fondé en 1990, sous la direction d'Alexander Dubček).

L’exercice du pouvoir

Aux élections générales de 2006, le parti remporte à lui seul 29,14 % des voix et son chef constitue une coalition gouvernementale majoritaire avec les autres partis de l'opposition sortante, les nationalistes du Parti national slovaque (SNS) et le Parti populaire – Mouvement pour une Slovaquie démocratique (ĽS-HZDS) créé par l'ancien chef populiste du gouvernement Vladimír Mečiar.

Il reste au pouvoir pendant quatre ans.

Retour dans l'opposition après un succès électoral

Lors des 12 juin 2010, le parti SMER arrive en première position avec 34,79 % des voix et sur 150 mais les mauvais résultats de ses alliés du gouvernement sortant, neuf sièges pour le SNS et aucun pour le ĽS-HZDS, l'empêchent de former un nouveau gouvernement, avec uniquement contre les quatre partis de l'opposition sortante qui en obtiennent 79 au total.

Retour en force

Le gouvernement Radičová ayant été sanctionné par une motion de censure, des nouvelles élections sont décidées. L’affaire de corruption Gorila secoue le monde politique au moment de la campagne électorale. L’ensemble des partis politiques, du centre droit à l'extrême droite perdent des sièges. Le parti SMER-SD est la seule formation sortante du parlement à progresser. Il devient ainsi le premier parti politique de l'histoire slovaque à obtenir la majorité absolue au Conseil national de la République slovaque. Le gouvernement Fico II, soutenu par le parti SMER-SD, succède au gouvernement sortant et dispose d'une confortable majorité de , soit 55 % des sièges au parlement.

En , bien que premier parti au soir des élections législatives, le SMER-SD perd sa majorité absolue au Conseil national. Il parvient toutefois à se maintenir au pouvoir en formant une coalition avec le SNS, le Most-Híd et le SIEŤ..

SMER arrive en tête des élections législatives de septembre 2023.

Idéologie et politiques Politique économique Le SMR défend une politique sociale sur l'économie.

Politique sociale Le parti a des opinions fortement conservatrices sur les questions sociales avec un bilan de déclarations anti-LGBT, anti-roms et anti-immigration. Il proclame sa ferme opposition au libéralisme et au progressisme, prônant les valeurs familiales traditionnelles et se présentant pour l'électorat patriotique. Les principaux politiciens du parti propagent des récits considérés comme antisémites, y compris contre George Soros.

Concernant les droits LGBT, il appelle à une interdiction constitutionnelle des unions civiles, des mariages et des adoptions entre personnes de même sexe. Il s'oppose à l'attribution de subventions publiques aux organisations de défense des droits LGBT. En 2022, la quasi-totalité des députés du Smer au Conseil national ont voté pour un projet de loi interdisant l'affichage de drapeaux arc-en-ciel sur les bâtiments publics.

Politique étrangère Le parti exprime un fort sentiment anti-occidental, en particulier anti-américain, se distanciant souvent des récits occidentaux.

Dans son manifeste de politique étrangère, Smer appelle à l'entente avec les pays « dotés d'une forme de gouvernement autre que la démocratie parlementaire », faisant référence à la Chine et au Viêt Nam. Durant son mandat de Premier ministre, le chef du parti, Robert Fico, a fait l'éloge des systèmes politiques des deux pays, décrivant celui slovaque comme maladroit et peu compétitif en comparaison.

En 2007, Fico a effectué une visite d'État officielle au dirigeant libyen de l'époque, Mouammar Kadhafi , « pour discuter de la lutte contre l'impérialisme mondial » (citant Fico).

Concernant la guerre russo-ukrainienne, Smer appelle à la fin de l'aide militaire à l'Ukraine ainsi qu'à la fin des sanctions contre la Russie. Il interprète l'invasion russe de l’Ukraine comme une guerre par procuration entre les États-Unis et la Russie, cette dernière « faisant face aux menaces qui pèsent sur ses intérêts nationaux ». Il revendique une politique étrangère proche de celle du premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban, notamment sur la guerre russo-ukrainienne.

Présidents Robert Fico (depuis 1999)

Résultats électoraux Élections législatives Année%VoixMandatsRang Gouvernement2002 13,5 Opposition2006 29,1 Fico 2010 34,8 Opposition2012 44,4 Fico 201628,3 Fico (2016-2018) et Pellegrini (2018-2020)202018,30 Opposition202322,95681 017 Fico

Élections présidentielles AnnéeCandidatVoix%RangVoix%Rang2014 Robert Fico 28,0 40,62019 Maroš Šefčovič 18,7 41,6

Élections européennes AnnéeVoixMandatsRang Groupe2004 17,0% PSE2009 32,1 S&D2014 24,1 S&D2019 15,7 S&D2024 24,77

Élections régionales +ANNÉEGOUVERNEURSCONSEILLERS202220172013200920052001

Ligne politique Selon Jacques Rupnik, SMER ..

Identité visuelle

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Liens externes site officiel

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