Lorenzo Arrazola y García, né à Checa (province de Guadalajara) le et mort à Madrid le , est un homme d'État, juriste et universitaire espagnol.

Biographie

Lorenzo Arrazola naît dans un milieu modeste. Il fait son séminaire grâce à l'aide d'un oncle maternel, José García Huartes, corregidor de la ville de Benavente, dans la province de Zamora, où il s'installe pour suivre l'enseignement élémentaire puis étudier la philosophie et la théologie au séminaire de San Mateo de Valderas (province de León). Il y apprend le latin et parvient à une grande maîtrise. À 26 ans il abandonne le séminaire pour entrer dans l'armée, contre l'avis de son oncle, et lutte en 1823 contre les partisans de l'absolutisme. Il part ensuite résider à Valladolid pour étudier la jurisprudence civile, discipline en laquelle il obtient un doctorat puis obtient la chaire d'institutions philosophiques dans cette même université. Il en sera plus tard recteur. .

En 1829, il se marie avec Ana Micaela Guerrero, originaire de Villanueva del Campo, localité dont il aida à reconstruire l'église incendiée en 1850. En 1835, âgé de 38 ans, il est élu député aux Cortes de Castille-et-León, puis comme représentant au Congrès des députés espagnol pour la province de Valladolid, cessant ses activités d'avocat et d'enseignement à l'université. Son idéologie fut depuis le premier moment en conformité avec le Parti modéré. Il est membre de l'Athénée de Madrid.

Carrière politique

Ministre des Affaires étrangères puis président du conseil des ministres, il est destitué par les Cortes après quelques semaines seulement d'exercice (du au ) et se trouve remplacé par Alejandro Mon y Menéndez. Il est à six reprises ministre de la Grâce et de la Justice (1838-1840, 1847-1848, 1849-1851, et 1864-1867) portefeuille auquel s'ajoute à l'occasion celui des Affaires étrangères et de l'Outre-mer, étant homme de confiance du général Narváez. Il est également membre puis président du Tribunal suprême espagnol et sénateur à vie à partir de 1848.

Juriste et intellectuel Il est un jurisconsulte remarqué ; c'est sous sa direction que sont publiés les différents volumes de l'Encyclopédie espagnole de droit et d'administration ou Nouveau théâtre universel de la législation d'Espagne et des Indes ) à partir 1848.

Il est un latiniste renommé (1828).. Il composa à de nombreuses reprises dans cette langue les discours d'entrée à l'université de Valladolid (, 1836, , 1839).

Il s'intéresse également à la volcanologie (, 1829) et écrit un recueil de poèmes, Poesias o Cantos lugubres a la sensible y prematura muerte de nuestra... soberana Maria Josefa Amalia, 1829.

Notes et références

Annexes Bibliographie Jurisconsultos españoles: biografías de los expresidentes de la Academia y los jurisconsultos anteriores al siglo XX inscritos en sus lápidas. Real Academia de Jurisprudencia y Legislación, s.n., 1911, vol. 1. Articles connexes Liste des présidents du gouvernement espagnol Règne d'Isabelle II

Liens externes Braulio Díaz Sampedro, Lorenzo Arrazola: Semblanza de un gran político y un gran jurista

Catégorie:Naissance en août 1797 Catégorie:Naissance dans la province de Guadalajara Catégorie:Décès en février 1873 Catégorie:Décès à Madrid Catégorie:Décès à 75 ans Catégorie:Personnalité politique espagnole du règne d'Isabelle II Catégorie:Juriste espagnol du XIXe siècle Catégorie:Universitaire espagnol du XIXe siècle Catégorie:Écrivain espagnol de langue latine Catégorie:Ministre espagnol de la Justice Catégorie:Premier ministre d'Espagne Catégorie:Étudiant de l'université de Valladolid Catégorie:Professeur à l'université de Valladolid Catégorie:Chevalier de l'ordre espagnol de la Toison d'or (XIXe siècle) Catégorie:Membre de l'Académie royale des sciences morales et politiques