L'année 1961 est une année commune qui commence un dimanche.

En bref : premier vol orbital d’un homme dans l’espace, Youri Gagarine, à bord du Vostok 1. 16 - : échec du débarquement de la baie des Cochons à Cuba par les exilés cubains militarisés, soutenus par les États-Unis. 21 - : putsch des généraux à Alger. 2- : sommet Kennedy-Khrouchtchev à Vienne (Autriche) ; début de la « coexistence pacifique ». 12 - : début de la construction du mur de Berlin. : ouverture du congrès du Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) consacrant la rupture avec la Chine. : le prix Nobel de la paix est attribué au Suédois Dag Hammarskjöld à titre posthume.

Relations internationales : tenue de la convention unique sur les stupéfiants à New York sous l’égide de l’ONU qui prohibe la production, le commerce, la détention et l’usage de la coca, l’opium, du cannabis et leurs dérivés (excepté à des fins médicales) pour les pays signataires. : le quotidien à grand tirage londonien The Observer publie « L’appel pour l’amnistie 1961 », de Peter Benenson. Cette initiative conduit à la fondation du mouvement Amnesty International. : entrée en vigueur du traité sur l’Antarctique. - : Tito organise une conférence des États non-alignés à Belgrade, avec la participation de 25 pays. La Yougoslavie, l’Inde et l’Égypte sont les nations dirigeantes du groupe des pays non-alignés dans ses premières années. : ajournement de la conférence sur le désarmement nucléaire (Genève), sans la France. : Dag Hammarskjöld, secrétaire général des Nations unies, meurt dans un accident d’avion en Rhodésie. : le Birman U Thant, dit « Monsieur U », est nommé secrétaire général des Nations unies. : résolution de l’ONU sur le statut des corps célestes ; ils peuvent être librement explorés par tous les États et ne sont pas susceptibles d’appropriation nationale.

Événements Afrique

: gouvernement Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire.

3- : la conférence de Casablanca réunit les gouvernements africains les plus « progressistes ». Elle adopte la charte africaine de Casablanca signée par des représentants du Ghana, de la Guinée, du Mali, du Maroc, de la RAU et du GPRA. Elle définit des objectifs supranationaux, dont la création d’un marché commun africain et d’une citoyenneté africaine unique. Elle apporte son soutien aux territoires en lutte pour l’indépendance. Le « groupe de Casablanca » se prononce en faveur du gouvernement de Patrice Lumumba au Congo-Kinshasa.

, crise congolaise : assassinat de Patrice Lumumba, premier ministre du Congo-Kinshasa. Un de ses partisans, Antoine Gizenga, vice-premier ministre du gouvernement continue le gouvernement à Stanleyville (Kisangani). : démission de Modibo Keïta. Après avoir mis en place un nouveau cabinet, il se fait réinvestir le lendemain à l’unanimité des votants par l’Assemblée nationale du Mali. En mars, à Ségou, il lance un appel à l’austérité et en octobre, il décide la mise en route du premier plan quinquennal malien.. : Modibo Keïta demande l’évacuation rapide de toutes les bases françaises du Mali (2200 hommes, qui assurent la surveillance de la frontière avec l’Algérie). Ce retrait est achevé en septembre.

: début de la rébellion nationaliste en Angola soutenue par l’Union soviétique (1961-1974). Émeute à Luanda où les rebelles attaquent les prisons, suivie d’une insurrection massive de paysans (février-mars). Les membres du MPLA tuent 2000 colons portugais, ce qui déclenche la guerre d´indépendance (1961-1974). L´insurrection est matée dans le sang à partir du . : référendum au Cameroun britannique ; le sud s’unit à la république du Cameroun (ex-Cameroun français) nouvellement indépendante, le nord vote en faveur du rattachement au Nigeria. : Léon Mba est élu président du Gabon. Un gouvernement d’Union nationale est formé le . : la résolution 161 du Conseil de sécurité des Nations unies autorise l’Opération des Nations unies au Congo à recourir à la force en dernier recours pour faire cesser les combats au Congo. vignette|Guerre en Angola : reconquête de Beira Baixa au nord du pays par les Portugais. : l’Union des populations de l’Angola (UPA) de Holden Roberto lance depuis le Congo la grande révolte des Bakongo dans le nord de l’Angola. Plusieurs centaines de Portugais et d’assimilados sont massacrés. : la constitution du Togo est promulguée. 25 - : Conférence des Peuples africains au Caire.

, Ghana : « Discours à l’aube », discours radiodiffusé de Kwame Nkrumah qui stigmatise la corruption de plusieurs cadres de son parti, le CPP. : Sylvanus Olympio est élu président du Togo. : Salazar prend le ministère de la défense au Portugal et organise une répression sanglante en Angola : à Africains sont tués et de à Angolais se réfugient au Congo Léopoldville. Le mouvement se poursuit par des guérillas dans le nord et dans l’est du pays.. : arrestation de Moïse Tshombe, emprisonné à Léopoldville jusqu’au ; l’État du Katanga est gouverné par un collège constitué du vice-président Jean-Baptiste Kibwe, le ministre de l’éducation nationale Joseph Kiwele et le ministre de l’intérieur Godefroid Munongo. : indépendance de la Sierra Leone. : signature à Accra d’une « charte de l’Union des États africains » par les chefs d’État de la Guinée, du Ghana et du Mali. Elle ne se réalisera pas.

: Julius Nyerere (TANU), Premier ministre du Tanganyika devenu autonome. : André Malraux, ministre d’État aux Affaires culturelles se rend à Bamako pour normaliser la situation entre la France et le Mali. Quelques jours plus tard, Modibo Keïta propose l’ouverture de négociations bilatérales, qui sont conduites à Londres alors que la France évacue la base de Kati (). Les bases de Tessalit (), de Gao () et de Bamako () sont évacuées. 8 - : conférence de Monrovia (21 participants) réunie à l’initiative de sir Abubakar Tafawa Balewa, Premier ministre du Nigeria. Elle prône le renforcement des États-nations en affirmant l’égalité absolue entre eux, la non-ingérence dans les affaires intérieures de chacun, le respect de leur souveraineté et la nécessité de coopérer au sein d’organismes consultatifs. Elle préconise le maintien des relations avec les anciennes métropoles et propose l’introduction du français et de l’anglais aux côtés des langues nationales. : Charles Swart est élu président de la république d’Afrique du Sud. 15 - : à la conférence d’Addis-Abeba organisée par l’UNESCO, les représentants des États participants se donnent pour objectif la scolarisation universelle à la fin des années 1970. 25 - : congrès constitutif de l’USPA (Union syndicale panafricaine) à Casablanca. : entrée en vigueur de la nouvelle Constitution sud-africaine. l’Union d'Afrique du Sud cède la place à la république d’Afrique du Sud et quitte le Commonwealth plutôt que de renoncer au principe d’inégalité raciale.

: la constitution somalienne est adoptée par référendum.

9- : premier congrès du United National Independence Party (UNIP). Kenneth Kaunda lance une campagne de désobéissance civile en Rhodésie du Nord (Cha-cha-cha campaign). La situation devient insurrectionnelle dans le Nord de la fédération de Rhodésie et au Nyassaland.

: libération de Jomo Kenyatta après neuf ans de détention, après que la KANU, victorieuse aux élections de février, a conditionné la formation d’un gouvernement responsable à sa libération ; il prend la direction du parti le . Le Kenya obtient son indépendance en 1964. : gouvernement noir au Nyassaland après la victoire du Parti du congrès du Malawi aux législatives. : Moktar Ould Daddah est élu le président de Mauritanie (fin en 1978).

: opération « Rumpunch » menée par l’ONUC contre Élisabethville pour en déloger les mercenaires. Le succès est partiel.

: un groupe de onze anciens soldats érythréens mené par Hamid Idris Awate attaque un poste de police. Début de l’insurrection de l’Érythrée contre l’Éthiopie sous la direction du FLE (Front de libération de l’Érythrée). Le conflit dure trente ans. : décret-loi n° 43.893. Les habitants de l’empire colonial portugais accèdent à la citoyenneté portugaise. : constitution par les États africains « modérés » du Groupe de Brazzaville de l’Union africaine et malgache (UAM) à la conférence de Tananarive (6-). : échec de l’opération « Morthor » menée par l’ONUC pour arrêter les dirigeants sécessionnistes du Katanga (Tshombe, Munongo, Kibwe et Mutaka ). Seul Kibwe est fait prisonnier.

: reddition de 158 soldats de l’ONUC (dont 155 irlandais) assiégés à Jadotville par l’armée katangaise. Nuit du 17 au : le secrétaire général des Nations unies Dag Hammarskjöld est tué dans un accident d’avion près de Ndola, en Rhodésie du Nord. 18 et : élections supervisées par l’ONU au Burundi et au Ruanda.

: réunification du Cameroun. Le , le président Ahmadou Ahidjo se prononce pour la constitution d’un parti national unifié.. : victoire du Parti national aux élections législatives sud-africaines.

9 - : voyage de la reine Élisabeth II au Ghana.. : début de la répression du « Complot des enseignants » en Guinée. Le régime élabore la théorie du « complot permanent » auquel il répond par la terreur symbolisée par les « pouvoirs révolutionnaires locaux » et le « camp Boiro » où sont internés les opposants.

: constitution en Rhodésie du Sud, négociée avec le Royaume-Uni, qui institue une assemblée élue sur la base des « races », avec 50 sièges pour les colons blancs et 15 pour les Africains. : indépendance du Tanganyika au sein du Commonwealth. Julius Nyerere chef de l’État. : Sir Albert John Lutuli (Afrique du Sud) reçoit à Oslo le prix Nobel de la paix pour 1960. : l’ONU forme un comité spécial d’enquête sur les territoires portugais d’Afrique. : accords de Kitona entre Moïse Tshombe et Cyrille Adoula. Par une déclaration en huit ponts, Tshombe renonce à l’indépendance du Katanga et reconnait Joseph Kasa-Vubu comme président du Congo.

Afrique du Nord

: référendum français sur l’autodétermination de l’Algérie. La politique du général de Gaulle est approuvée par près de 75,2 % des suffrages exprimés en métropole et par 69,1 % en Algérie. : l’avocat Pierre Popie est assassiné (premier meurtre revendiqué par les fondateurs de l’OAS). : création à Madrid de l’Organisation armée secrète (OAS) par Pierre Lagaillarde et Jean-Jacques Susini pour défendre l’Algérie française.

: intronisation du roi Hassan II après la mort à Rabat du roi Mohammed V du Maroc le ; le , Hassan II prend la tête du gouvernement.

: le premier tract de l’OAS est distribué à Alger. « L’OAS frappe où elle veut et quand elle veut ».

21 - : tentative de putsch des généraux à Alger. Dans la nuit du 21 au les généraux Challe, Jouhaud, Zeller, rejoint par le général Salan le , parviennent à soulever plusieurs régiments dans un coup de force pour s’opposer à la politique algérienne du général de Gaulle. Le étranger de parachutistes commandé par Hélie de Saint-Marc prend le contrôle de la ville. Le putsch durera quatre jours avant son échec. : dans une allocution télévisée, Charles de Gaulle condamne le « quarteron des généraux en retraite » et s’attribue les pleins pouvoirs en vertu de l’article 16 de la Constitution. : opération gerboise verte, dernier essai nucléaire français atmosphérique tiré à Reggane en Algérie. 25- : la sédition des généraux prend fin : Gouraud, Challe, puis Zeller se constituent prisonniers.

- : échec de la première conférence d’Évian sur l’Algérie. vignette| : obsèques de Roger Gavoury, premier fonctionnaire français tué par l’OAS le . : le général Salan prend la tête de l’Organisation armée secrète.

: sanglants affrontements dans la région de Constantine et d’Alger à l’occasion de la journée nationale contre la partition du pays organisée par le FLN. : les généraux Raoul Salan, Edmond Jouhaud et Paul Gardy sont condamnés à mort par contumace par le Haut Tribunal militaire.