Saint-Sylvestre est une municipalité dans la municipalité régionale de comté de Lotbinière au Québec (Canada), sise dans la région administrative de Chaudière-Appalaches. Cette municipalité, constituée le , a une superficie d'environ km et a une densité d'environ habitants/km. Elle compte une population d'environ habitants.
Toponymie Elle fut ainsi nommée en l'honneur du pape Sylvestre .
Les personnes de cette municipalité sont des Sylvestois et des Sylvestoises. La municipalité a fêté son anniversaire en .
Géographie À partir du lac du Radar, dans le sud-est de la municipalité, la rivière Filkars coule vers le nord-ouest. À partir de leur crénon les rivières Fourchette et Saint-André coulent vers le nord-ouest. À partir de son crénon, à la limite sud-est de la municipalité, la rivière Beaurivage coule vers le nord-ouest. La rivière Palmer Est traverse la limite sud-ouest de la municipalité en direction ouest.
Municipalités limitrophes
Histoire La paroisse de Saint-Sylvestre au début du siècle était rattachée à la seigneurie de Beaurivage, dite aussi Saint-Gilles de Beaurivage, du nom de son premier seigneur, Gilles Rageot sieur de Saint-Gilles de Beaurivage, ainsi membre de la petite noblesse de Nouvelle-FranceJulien Bilodeau, St-Sylvestre se raconte : 1828-1978, Le Guide Inc., Sainte-Marie de Beauce, (1978), page59.
Pour mieux comprendre les années antérieures à sa fondation, les difficultés de développement du territoire étaient dues en bonne part à la déficience du réseau routier et à l’absence de voies de pénétration à partir du fleuve jusque dans le sud du comté de Lotbinière, superficie couverte par cette seigneurie. Les rivières, en raison de leurs nombreux méandres, ne purent remplir ce rôle. Il faudra attendre les débuts du pour assister à l'essor de son développement.
La seigneurie couvre une superficie de deux-cent-cinquante milles carrés. Les paroisses de Saint-Sylvestre, Saint-Gilles et Saint-Patrice-de-Beaurivage sont entièrement formées de terres de la seigneurie Beaurivage. Une part des territoires des paroisses de Saint-Agapit,Sainte-Agathe, Saint-Narcisse et Dosquet provient également de celle-ci.
La seigneurie de Beaurivage fut la plus jeune des huit seigneuries, œuvrant à l’époque, à être concédée. En effet, la concession porte la date du et est faite à Gilles Rageot Sieur de Beaurivage..
Le nouveau seigneur fit d'abord borner sa nouvelle propriété avec les seigneurs de Lauzon, de Gaspé et de Sainte-Croix. Gilles Rageot, commerçant avant tout, avait peu de temps pour développer son domaine. Ainsi à sa mort (1754), la seigneurie n’avait guère progressé. Les fils ne surent pas tirer profit du grand domaine. L’un d'eux, Louis-Étienne, co-seigneur resté au pays après la conquête, tenta quelques établissements de colons dans la seigneurie, lesquels ne furent pas concluants. On attribue ces échecs au peu de ressources dont il pouvait disposer. Du reste, ne pouvant pas accommoder convenablement ses colons, ceux-ci se plaignent bientôt à la Cour des plaids communs. Cette dernière par un jugement du le force à construire un moulin à farineJulien Bilodeau, St-Sylvestre se raconte : 1828-1978, Le Guide Inc., Sainte-Marie de Beauce, (1978), page65.
À la mort de leur mère en 1779, les enfants cèdent successivement le et le , leurs droits sur la seigneurie Saint-Gilles de Beaurivage, à Alexandre Fraser, ancien capitaine du d'infanterie et seigneur de la Martinière pour la somme de .
Le seigneur avait comme principale préoccupation l’implantation de nouveaux colons sur ses terres. Aussi dès le , il donne ordre au notaire François-Dominique Rousseau de préparer les titres de concession pour une quinzaine de colons, tous soldats d’origine allemande et plusieurs de religion catholique. Ils s’engageaient à défricher un arpent carré la première année et payer chaque année une rente de trois livres tournois par arpent de front et trois sols de cens. Plusieurs de ces colons catholiques épousèrent des Canadiennes et finirent par se fondre complètement à la population. Au décès accidentel du fils Fraser, le père légua son fief et sa seigneurie à son petit-fils qui n’avait alors que 10 mois. Le père du jeune Walter Davidson, avocat à Montréal, s’occupa de l’héritage afin de faire fructifier les biens. Il fit construire à Saint-Nicolas un moulin à scie et un moulin à farineJulien Bilodeau, St-Sylvestre se raconte : 1828-1978, Le Guide Inc., Sainte-Marie de Beauce, (1978), page65,67. gauche|vignette|Le centre du village au début du . Le successeur des Davidson est Davis Ross car il acquiert très tôt la part de son beau-frère Robert McKay. Comme Walter Davidson, il va continuer à favoriser l’établissement de nouveaux colons dans la seigneurie de Beaurivage. Vers 1830 on retrouve une population de dont 700 sont établis sur 581 lots à Saint-Sylvestre. C'est sous son administration que vers 1840 un groupe de deux cents familles catholiques d’Irlande viennent s’établir dans la paroisse (incluant alors Saint-Patrice). Au décès de David Ross, c’est le fils Arthur Davidson Ross, né en 1842, qui prend la relève. Au cours de cette même année (1871), il devient le premier maire de la nouvelle paroisse de Saint-Patrice. Uni à Mary Clark Simpson en 1887, ils ont trois enfants. Au décès du mari, l'épouse continue à gérer la seigneurie jusqu’à sa mort, le . Philippe Therrien de Saint-Patrice achète le manoir et le terrain qu’il revend en lots. La seigneurie aura dès lors plusieurs gérants jusqu’en 1968. La rente seigneuriale ― sorte d’impôt de $4.00 dollars le lot ― que chaque propriétaire devait payer annuellement au seigneur, fut abolie en 1970Julien Bilodeau, St-Sylvestre se raconte : 1828-1978, Le Guide Inc., Sainte-Marie de Beauce, (1978), page71. L’histoire fait mention qu'au moment de s'installer sur les lots de Saint-Sylvestre dans les années 1820 et 1830, le territoire comprenait aussi celui du Saint-Patrice actuel et une partie de Saint-SéverinJulien Bilodeau, St-Sylvestre se raconte : 1828-1978, Le Guide Inc., Sainte-Marie de Beauce, (1978), page73.
La paroisse, le village et sa topographie gauche|vignette|Le village de Saint-Sylvestre, au sommet d'une colline. L'érection canonique de Saint-Sylvestre de Beaurivage remonte au tandis que l’érection civile au . À la proclamation, on décrit les limites de Saint-Sylvestre en précisant : moins les limites de Saint-Patrice-de-Beaurivage, par proclamation du et moins aussi les parties comprises dans Saint-Séverin, par proclamation du .
À la lecture des registres, on constate que la plupart des ancêtres à venir défricher les terres de la paroisse sont de langue anglaise, aussi les premiers livres du secrétariat son-ils en anglais du début de la colonisation jusqu’à l’année 1860, année où de plus en plus de Français vinrent s’installer à Saint-Sylvestre et où nous retrouvons des inscriptions dans les deux langues. À compter de 1896, les rapports ne furent plus rédigés qu’en français.
En 1831, à l'époque du Gouverneur Aylmer, le parlement des deux Canada vote la loi des Municipalités. Le conseil municipal sera désormais élu par le peuple et ce conseil se doit de gérer les affaires publiques dans les villes et les campagnes et ainsi il remplace les juges de paix qui avaient toujours été astreints à cette besogne. Le , Thomas Mc Goldrich fut élu premier maire en date de Saint-Sylvestre.
Histoire religieuse de la paroisse
Les catholiques C'est le curé Dufresne de Saint-Nicolas qui adressa à l'évêque la demande d'érection canonique de Saint-Sylvestre, pour avantager les colons résidant dans la région la plus éloignée de sa cure. Il s'était aussi assuré que des marguilliers soient élus. C'était là une condition première pour l'érection canonique d'une paroisse. Mandaté par l'évêché pour l'enquête d'usage, le curé Fortier de Sainte-Marie approuva le projet.
On construisit la première chapelle en 1831, qui incluait sous le même toit, un logement pour le curé ; ainsi, les curés successifs y habitèrent pendant 10 ans. ―Les colons d'origine irlandaise catholiques n'ont pas toujours prisé les différents successeurs, et c'est peu dire, puisque, en principe, on ne voulait pas d’un curé canadien-français dans une église bâtie par des irlandais. Pour manifester leur mécontentement, certains paroissiens d'alors en vinrent jusqu'à barricader les portes de l'église et du presbytère. Évidemment, pareille aventure fit beaucoup parler, et les faits devinrent bientôt légende piquante.
L'archevêché dut intervenir et imposer des peines. Les colons furent impressionnés par la fermeté du curé (Georges) Drolet. Tous furent ramenés à l'ordre et l'on vint lui remettre les clés du presbytère et de l'église. Après quatre ans de travail acharné, l’ordre régnant, le eut lieu la bénédiction de l'église. En septembre, un nouveau prêtre fut nommé, l'abbé (Édouard) Fafard, qui joua un rôle important dans le règlement de l'épineuse question de la chapelle de Saint-Patrice, fermée par décret en 1862 et rouverte au culte en 1865. Il en assura la desserte jusqu'en 1871, année de l'érection canonique de Saint-PatriceJulien Bilodeau, St-Sylvestre se raconte : 1828-1978, Le Guide Inc., Sainte-Marie de Beauce, 1978, pages 107, 109, 113, 119, 123 et 127.
Les protestants L'église presbytérienne a joué un rôle important dans l'histoire de Saint-Sylvestre. Une chapelle avait été érigée près du chemin Craig au nord du pont de la rivière Filkars. Cette chapelle fut démolie en 1950. Le noyau presbytérien et anglican. s'est vite transformé et dirigé vers Leeds et Kinnear's Mills (lieu d'origine de ce noyau religieux) où son impact et son influence étaient beaucoup plus visibles qu'à Saint-Sylvestre. L'Église anglicane avait aussi une chapelle sous le patronage de saint Georges qu'on croit avoir été bâtie en 1844Julien Bilodeau, St-Sylvestre se raconte : 1828-1978, Le Guide Inc., Sainte-Marie de Beauce, 1978, pages 177, 179 et 181.
Les crieurs publics Saint-Sylvestre eut jusqu'en 1964, des crieurs publics, gens qui remplissaient certaines fonctions pour la fabrique. Le crieur opérait soit avant soit après la messe, sur le perron de l'église. Il possédait le titre de constable ou annonceur. Il allégeait la tâche du curé, annonçant tout ce qui était à caractère plutôt profane. Ventes de produits, évènements, heure d'entrée à la messe, annonce des bancs, etc., tout y passaitJulien Bilodeau, St-Sylvestre se raconte : 1828-1978, Le Guide Inc., Sainte-Marie de Beauce, 1978, page195.
Démographie
Administration Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseillers.
Saint-SylvestreMaires depuis 2005 Élection Maire Qualité Résultat 2005 Mario Grenier Décès en fonction Voir 2009 Voir 2013 Voir 2017 Voir avr. 2021 Étienne Parent Pro-maire Voir 2021 Nancy Lehoux Voir Élection partielle en italiqueDepuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises
Circonscriptions électorales provinciales et fédérales Saint-Sylvestre fait partie de la circonscription électorale fédérale de Lévis—Lotbinière et fait partie de la circonscription électorale provinciale de Lotbinière-Frontenac.
Infrastructures
Transport Les routes 216 et 269 traversent cette municipalité.
Éducation Les écoles primaires et secondaires font partie du Centre de services scolaire de la Beauce-Etchemin.
Éducation primaire Saint-Sylvestre contient une école primaire : L'École l'Astrale.
Éducation secondaire L'école secondaire la plus près est la Polyvalente Benoît-Vachon à Sainte-Marie.
Éducation collégiale L'établissement collégial le plus près est le campus de Sainte-Marie du Cégep Beauce-Appalaches.
Éducation universitaire L'établissement universitaire le plus près est l'Université Laval, qui est située dans la ville de Québec.
Santé Située près de Sainte-Marie et de Thetford Mines, la municipalité est desservie par différents services médicaux. Services médicaux