Beaumont (anciennement Saint-Étienne-de-Beaumont) est une municipalité de la municipalité régionale de comté de Bellechasse au Québec, située dans la région administrative de Chaudière-Appalaches.. Elle aussi l’une des plus anciennes municipalités du Canada. C'est une petite municipalité qui se caractérise notamment par l'agriculture. Son économie est également marquée par ses petites entreprises au service des gens de la municipalité.
Histoire de Beaumont La paroisse de Beaumont occupe aujourd’hui le territoire des seigneuries de Vincennes et de Beaumont.
Chronologie : Érection de la paroisse de Beaumont. : Fusion de plusieurs entités municipales dont Beaumont pour l'érection du comté de Bellechasse. : La paroisse de Beaumont devient la paroisse de Saint-Étienne-de-Beaumont. : La paroisse de Saint-Étienne-de-Beaumont devient la municipalité de Beaumont.
Beaumont à l'époque de la Nouvelle-France La seigneurie de Beaumont 80px|gauche|Armes de Charles Couillard de Beaumont À l'époque du régime français, la seigneurie de Beaumont fut concédée à Charles-Thomas Couillard des Islets et de Beaumont, par l'intendant Jean Talon, le . Aussi connu sous le nom de Charles de Beaumont, il est le fils de Guillaume Couillard de L'Espinay, et petit-fils de Louis Hébert, premier colon-défricheur de la ville de Québec.
La seigneurie de Vincennes Le , Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France, concédait la seigneurie de Vincennes à François Bissot (ou Byssot) de la Rivière (1613-1673) une concession en faveur de ses fils Jean-Baptiste et Charles-François (deux militaires dans l'armée de la Nouvelle-France). Celle-ci mesurait 71 arpents de terre de front par une lieue de profondeur. Elle était située sur le bord du fleuve Saint-Laurent, entre la seigneurie de la Martinière et la seigneurie de Beaumont, sur la rive sud de la pointe ouest de l'île d'OrléansFrançois Bissot était originaire de la paroisse Notre-Dame-des-Prés, dans la commune de Pont-Audemer qui fait partie du département de l'Eure en Normandie (France). En 1648, il épousa Marie Couillard (fille de Guillaume Couillard et de Guillemette Hébert et petite-fille de Louis Hébert) à Québec. Il fut d'ailleurs le deuxième résident de Pointe-Lévy (le premier étant Guillaume Couture) sur la côte de Lauzon située dans la seigneurie de Lauzon. Il décéda le et fut inhumé le même jour dans le cimetière de l'Hôtel-Dieu de Québec par l'abbé Louis de Maizerets. L'inventaire des biens de Sieur François Bissot de la Rivière fut fait le en présence de Louis Maheut, Louis Joliet, seigneur d'Anticosti, Marie Couillard et Romain Becquet. Jean-Baptiste (1668-1719), fils de François Bissot et héritier de la seigneurie, reçut le nom de Bissot de Vinsenne ou Vincennes, un nom emprunté à une ville de la banlieue de Paris. Le fils de ce dernier, François-Marie, est le fondateur du poste de Vincennes, qui était situé dans l'actuel État de l'Indiana aux États-Unis.. Les fils de Bissot, ne s’occupèrent jamais de leur seigneurie qui portait aussi les noms de Cap Saint-Claude et de Montapeine. Les choses allèrent de mal en pis pour les Bissot de Vincennes qui n'étaient pas souvent présents sur leur concession. Les frères Bissot partaient souvent en expédition militaire et il parcouraient le continent américain, dont une partie appartenait à la Nouvelle-France. Le , leur seigneurie fut vendue par la Prévôté de Québec à Charles-Joséph Roy, capitaine de milice de la côte de Beaumont. Celui-ci avait amassé une fortune et c’est ainsi qu’il entra en possession de la seigneurie de Vincennes qu’il convoitait depuis plusieurs années. Les Roy restèrent en possession de la seigneurie de Vincennes pendant près d’un siècle. Le , Étienne-Ferréol Roy, vieux et sans enfant, vendit sa seigneurie à Narcisse-Constantin Faucher, avocat, père de l’écrivain Faucher de Saint-Maurice. Narcisse-Constantin Faucher fut le dernier seigneur de Vincennes sous le régime seigneurial jusqu'en 1854.
Moulin de Beaumont
vignette|gauche|Site du Moulin de Beaumont Le Moulin de Beaumont est un bâtiment de style canadien, à deux versants à 90 degrés, du type de la maison de l’artisan de la côte de Beaupré, mais à mansarde. Il a trois étages et un grenier. Le toit sud est légèrement galbé et comporte trois lucarnes. Les fondations et la cage de la roue sont en maçonnerie, et tous les murs en bois recouverts de bardeaux aux extrémités, sur les mansardes et sur le toit. Étant situé sur le ravin, ses dimensions sont en quelque sorte celles du lit du ruisseau [Maillou], soit de longueur par de largeur, sur de hauteur totaux. Il forme un pont entre les deux rives, de sorte que les portes principales se trouvent au troisième étage. Acquis par Arthur Labrie en 1947, le moulin se trouve dans un état de détérioration avancée.
Le moulin de Vincennes thumb|Moulin de Vincennes, vers 1925
Jean-Baptiste et Charles-François Bissot n’avaient pas les moyens de donner un moulin banal à leurs censitaires. Ainsi, un colon nommé Joseph Roy, plus riche que les seigneurs, s’est offert à bâtir un moulin pour en faire l'exploitation. Les Bissot de Vincennes acceptèrent l’offre de Joseph Roy et le moulin fut construit en 1733. En 1949, ce joyau du patrimoine de Beaumont fut complètement détruit par un incendie. En 2006, après plus d’un demi-siècle, le Moulin de Vincennes fut reconstruit par Rosaire Saint-Pierre. Àprès la reconstruction du Moulin de Vincennes, la municipalité de Beaumont a décidé de transformer le Camping Vincennes en un vaste parc régional.
Fondation de la paroisse Construction de la première église en 1694 et de la deuxième église en 1721-1733 En 1694, la première église fut construite en bois alors qu'arrive un premier missionnaire résident. En 1713, Saint-Étienne-de-Beaumont accueille son premier curé résident..
En 1721, l'intendant Michel Bégon de La Picardière ordonna aux paroissiens la construction d'une nouvelle église de pierres pour remplacer la vieille en bois. On construisit la deuxième église de Beaumont sur le terrain de la première église. Elle fut ouverte au culte en 1733. Elle est située dans l’axe du chemin principal et elle est l'une des plus anciennes églises au Québec.
Premier presbytère de Beaumont en 1722 vignette|Bibliothèque Luc-Lacourcière Le premier presbytère de la paroisse de Saint-Étienne de Beaumont fut construit en pierre en 1722. Il constitue le plus vieux vestige de presbytère sur la Rive-Sud de Québec. Témoin du passé, ce vestige a été sauvegardé par le Comité de promotion du patrimoine de Beaumont. Le vieux presbytère de Beaumont a d’abord été transformé en école secondaire dans les années 1945 – 1946. Robert Lamontagne avait été alors mandaté afin de refaire les subdivisions intérieures pour utiliser l’espace en chambres et en salles de cours. C’est ce dernier qui a fabriqué et installé la rampe d’escalier. Dans une entrevue parue dans l’Oseilleur de , Robert Lamontagne, à une question sur l’utilisation possible du vieux couvent répondait de façon prémonitoire et ce quelques mois avant l’incendie qui ravagea le bâtiment : « Y peuvent faire une bibliothèque, une salle de réception des fermières, pour le patrimoine pis le conseil. Y peuvent faire une belle salle pour l’artisanat : un peu plus comme centre communautaire. »
Après l’incendie de 1979, un comité de promotion du patrimoine de Beaumont, auquel participait d’ailleurs monsieur Rosaire St-Pierre, fit des démarches afin de protéger ce joyau du patrimoine de Beaumont. Ses murs étant intacts, ce vestige fut sauvegardé par le Comité et il fut reconstruit en 1988. On confia à Robert Lamontagne la responsabilité de reconstruire à l’ancienne la toiture selon les plans de Luc Fontaine architecte, ce qui deviendra la bibliothèque Luc-Lacourcière et le centre d'interprétation de l'histoire de Beaumont.
Les chapelles de procession de Beaumont Chapelle de la Sainte-Vierge (1719) thumb|upright 0.6|Chapelle de la Sainte-Vierge La chapelle de procession de la Sainte-Vierge, classée monument historique le , est un petit édifice religieux érigé vers 1740. Elle a été construite à partir des matériaux d’une chapelle plus ancienne, bâtie en 1719 près du fleuve St-Laurent. Cette chapelle en pierre crépie et lambrissée présente une nef de plan carré terminée par une abside en hémicycle. Elle est coiffée d'un toit à deux versants retroussés et un clocher surmonte le faîte en façade. La chapelle de la Sainte-Vierge est située en bordure de la route, dans la municipalité de Beaumont, à l'est de l'église Saint-Étienne-de-Beaumont.
Cette chapelle fut rénovée, à la demande de l’Archevêché de Québec, une première fois en 1874. Elle fut restaurée, une seconde fois en 1948, grâce à une subvention de la Commission des monuments historiques. Robert Lamontagne a restauré pour une troisième fois, en 1981, la chapelle de procession de la Sainte-Vierge, quelques mois avant qu’elle ne soit classée monument historique. La restauration de la chapelle fut à nouveau réalisée en 1997. Jean Lamontagne exécuta les travaux de restauration à partir des plans et devis de l’architecte Luc Fontaine.
Chapelle de Sainte-Anne (vers 1800) thumb|upright 0.6|Chapelle Sainte-Anne La chapelle de procession Sainte-Anne, classée monument historique le , est un petit édifice religieux érigé vers 1800. Cette chapelle en pierre crépie présente une nef rectangulaire terminée par une abside en hémicycle. Elle est coiffée d'un toit à deux versants droits et un clocher surmonte le faîte en façade. La chapelle Sainte-Anne est située en bordure de la route, dans la municipalité de Beaumont, à l'ouest de l'église Saint-Étienne-de-Beaumont. La chapelle de procession Sainte-Anne est située dans le site du patrimoine du village de Beaumont. Comme les villages sont plutôt linéaires au Québec, deux chapelles de procession en marquent souvent les extrémités. C’est d’ailleurs le cas à Beaumont avec la chapelle de Ste-Anne et la chapelle de la Ste-Vierge.
Un incendie à la maison voisine a endommagé la chapelle de procession Sainte-Anne dans les années 1960. Robert Lamontagne, à la demande de la fabrique de Beaumont, a réalisé les travaux de restauration. Il a bien tristement dû remplacer la statue de Sainte-Anne (attribuée au sculpteur Louis Jobin) par un nouveau clocher. Peu après la dernière restauration réalisée par Robert Lamontagne, en 1981, la chapelle de procession Sainte-Anne fut classée monument historique. La réfection de la chapelle fut à nouveau réalisée en 1997. Jean Lamontagne exécuta ces travaux à partir des plans et devis de l’architecte Luc Fontaine.
Cimetières de Beaumont Selon le Répertoire du patrimoine culturel du Québec : « Le cimetière actuel a été béni en 1933, pour remplacer celui qui est situé tout près de l'église. Beaumont possède également, ce qui est assez rare, un cimetière « ad sanctos », c'est-à-dire sous l'église. Huit prêtres y sont inhumés et quelque 135 laïcs.. »
Construction du Moulin Péan en 1744
Le moulin seigneurial Péan date de 1744. Il est situé en bas de la falaise, au pied de la Chute-à-Maillou. Au cours des années 1745 à 1759, ce moulin a franchi le sommet de sa capacité pour actionner les deux grandes roues du moulin Péan. La farine était expédiée par bateau à partir d’un quai construit en face du moulin. Le moulin Péan fonctionna jusqu’en 1889, année où il fut abandonné..
Invasion des Anglais en 1759