L'Heure bretonne est un journal hebdomadaire nationaliste breton qui paraît en format in-plano de à pendant l'occupation allemande en Bretagne.

Historique

Origine En , au congrès de Pontivy, François Debeauvais, Marcel Guieysse et Olier Mordrel créent le Comité national breton. Ils décident aussi l'édition d'un journal hebdomadaire l'Heure bretonne dirigé par Raymond Delaporte et de ses frères Yves et HervéLa presse bretonne dans la tourmente. Henri Fréville. p 183.

Le premier numéro paraît le , sous le titre « La Bretagne existe désormais officiellement », que Etienne Maignen, De 1940 à 1941, réapparition d'une Bretagne provisoirement incomplète, un provisoire destiné à durer dans Bulletin et mémoires de la Société archéologique & historique d'Ille-et-Vilaine, tome CXIV, 2010, p. 237 à 258.

Le titre, note Sébastien Carney, « fait partie des 350 journaux auxquels la Propaganda Abteilung accorda l'autorisation de paraître en zone nord, quand 60 % des titres y furent supprimés. C'est dire à quel point leur existence participe des intérêts allemands ».

Existence

thumb|left|Première page du journal L'Heure bretonne du . thumb|Siège du journal en 1940, sur la place de la mairie à Rennes). Deux cent un numéros paraissent entre juillet 1940 et juin 1944. Le journal est initialement dirigé par Olier Mordrel et se montre violemment antisémite et raciste ; celui-ci, jugé trop imprévisible par les autorités allemandes, est remplacé le par Raymond Delaporte, qui va se montrer plus conciliant, y compris à l'égard du gouvernement de VichyGeorges Cadiou, "L'Hermine et la Croix gammée", Mango Document, 2001, .

Morvan Lebesque est rédacteur en chef.

Ce journal est édité à Rennes par le Comité national breton.

Le dernier numéro paraît le .

Ligne éditoriale

Collaboration avec l'Allemagne, défiance vis-à-vis de Vichy thumb|La première page du n° du de l'Heure bretonne, hebdomadaire du Parti national breton Ce journal fut l'organe de propagande du nationalisme breton et un relais de l'alliance avec l'Allemagne dans le cadre de la création de l'« Europe nouvelle ». Il encourageait les Bretons à s'organiser eux-mêmes dans le cadre d'une autonomie nationale, adoptait en permanence des accents xénophobes et très fréquemment antisémites et appelait les jeunes Bretons à faire l'« Europe nouvelle » sous les auspices du Reich. Il se réjouissait de l'effondrement de la République française qui répandait, selon lui, « une odeur de compromission, des relents maçonniques, de grasses senteurs de Juifs. »L'Heure bretonne du , article de Yann Goulet..

Youen Drezen fait partie des journalisteshttps://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-trolimon-29120/debaptiser-le-park-youen-drezen-auteur-collaborationniste-a-saint-jean-trolimon-la-controverse-refait-surface-7dfa3b34-3365-11f1-a95a-dc5691df1a8c.

Dans le en date du , paru après la bataille de Mers el-Kébir, Olier Mordrel écrit : « La défaite anglaise sera la possibilité de construire la nouvelle Europe. (…) Les bombes qui tombent du côté de Portsmouth travaillent directement à la liberté bretonne »Cité par Georges Cadiou, "L'Hermine et la Croix gammée", Mango Document, 2001, ..

« À la porte les juifs et les enjuivés » Hervé Le Helloco publie un article avec le titre « À la porte les juifs et les enjuivés »L'Heure bretonne, , , ..

Selon Claude Toczé et Annie Lambert .

L’historien Kristian Hamon rappelle que L’heure bretonne .

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Bertrand Frélaut, Les nationalistes bretons de 1939 à 1945, Brasparts, Beltan, 1985. L'Heure bretonne. Journal breton hebdomadaire. Du numéro 1 (juillet 1940) au numéro 200 (mai 1944)

Liens externes

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