Ayaş est une ville et un district de la province d'Ankara dans la région de l'Anatolie centrale en Turquie.

Géographie

Démographie Le canton a connu une acmé démographique dans les quinze dernières années du . L'exode rural qui commence dans les années 2000 est massif et se traduit par un déclin démographique que compense partiellement la concentration urbaine.

Histoire L'actuelle ville est sise au nord de l'antique Galatie, entre l'ancien territoire des Tolistoboges à l'ouest et celui des Tectosages à l'est.

Ayaş est le nom que s'est donné un regroupement en un village de fractions de clans , Afshars, Pétchénègues, Kiptchaks et Kargın.

En 1554, Ayaş est érigé en métropole d'un sandjak. En 1864, la ville acquiert le statut de caza au sein du vilayet d'Ankara. Au début du , elle compte huit écoles primaires, deux écoles secondaires et un institut de formation supérieure.

Génocide arménien Le , tard dans la soirée, sont amenés en chariots depuis la gare de Sincan, qui est en banlieue est d'Ankara, soixante et onze des intellectuels arméniens arrêtés à Constantinople lors de la rafle du 24 avril qui inaugure le génocide arménienM. Shamtanchian, trad. I. Jinbashian, The Fatal Night : An Eyewitness account of the Extermination of Armenian intellectuals in 1915, collect° Bibliothèque du génocide, n° 2, H. et K. Manjikian, Studio City (Californie), 2007, 67 p. .. Ils sont enfermés dans l'étable de l'ancienne caserne, une pièce unique de sept mètres sur quatorze aux fenêtres barrées de poutres dans lequel il n'y a aucun mobilier. Il n'y a qu'un seul robinet et un seul cabinet. Durant un peu moins de trois mois, Ayaş devient le premier centre d'extermination du premier génocide du vingtième siècle.

Jusqu'au , date de la pendaison de vingt activistes arméniens à Constantinople, les détenus n'ont pas conscience du danger de mort. Shavarsh Krissian, promoteur de l'olympisme arménien, organise des séances de gymnastique sous l'œil perplexe des gardiens. Les exécutions se font au jour le jour, un appelé après l'autre, loin de la prison, dans un ravin des environs d'AnkaraG. Palak'ean, Le Golgotha arménien : de Berlin à Deir ez-Zor, pp. 87–94, Le Cercle d'écrits caucasiens, La Ferté-sous-Jouarre, 2002 .

Journalistes internés au camp d'Ayach et exécutés à Ankara Dikran Tcheugurian

Kégham Parseghian

Quelques autres détenus d'Ayach exécutés à Ankara , acteur

Détenus partis du camp d'Ayach le et exécutés le à Karacaören en Commagène par les escadrons de la mort Organisation spéciale de Cherkes Ahmet Karekin Khajag, journaliste Sarkis Minassian journaliste Roupen Zartarian, journaliste , journaliste , historien

Dix détenus seront libérés. Seuls cinq des autres, six selon d'autres sources, survivront, dont Yervant Odian et le père Komitas, qui est transféré à Chankiri. Parmi les victimes, le docteur Garabed Pashayan Khan et le juriste ont été torturés avant d'être exécutés.

Notes

Bibliographie , Avedis Nakashian, Ayashi Pandç [La Prison d’Ayash], Alep, 193..., réed. Yegherni hedkerov : Hay mdavoragannerou tserpagalutiunç yev Ayashi pandç [Sur les traces du génocide : l’arrestation des intellectuels arméniens et la prison d’Ayash], Donigian Press, Beyrouth, 1969 . A. Nakashian, Préface, in A. Nakashian, A Man Who found a Country, pp. 204-222, , New York, 1940.

Sources

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