Le pont ferroviaire de Chatou permet le franchissement de la Seine par la ligne de Paris-Saint-Lazare à Saint-Germain-en-Laye entre les communes de Rueil-Malmaison et Chatou. Il est en fait constitué de deux viaducs, pour franchir deux bras de la Seine, qui sont séparés par un remblai sur l'île des Impressionnistes.

Situation ferroviaire Le pont ferroviaire de Chatou est composé de deux viaducs ; le , dit aussi , long de , est situé au point kilométrique (PK) 14,4 et le , dit aussi , long de , au PK 14,6 de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Saint-Germain-en-Laye, entre la gare de Rueil-Malmaison et celle de Chatou - Croissy..

Les deux ouvrages permettent le franchissement de la Seine qui, à cet endroit, comporte deux bras séparés par une île. Le pont dit de Chatou est un pont droit, situé sur le bras gauche, allant de la rive gauche (Rueil-Malmaison) à l'île tandis que celui dit de Croissy est un pont en biais, situé sur le bras droit, allant de l'île à la rive droite (Chatou). Le passage sur l'île s'effectue sur un remblai.

Historique Premiers ponts (maçonnerie et bois) La Compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain fait franchir la Seine à sa ligne, entre Rueil et Chatou, à la hauteur de l'île du Chiard. Elle construit deux ponts en maçonnerie avec travée en charpente. de bois, pour franchir les deux bras du fleuve, qui sont reliés par un remblai réalisé sur l'île. La ligne et les ouvrages d'art sont inaugurés le .Monographie communale de Chatou.. Comme les autres ponts de la ligne, les arches sont en bois ; chacun des ponts comprend trois arches de d'ouverture..

En 1848, des insurgés de Paris mettent le feu au pont du chemin de fer et saccagent la station de Chatou. L'incendie détruit une seule arche de de portée. Celle-ci est reconstruite en bois en quatre jours., pour un coût de ..

Deuxièmes ponts (en fer)

Ponts d'origine La Compagnie des chemins de fer de l'Ouest décide, en 1859, de reconstruire le pont qui franchit le premier bras de la Seine (pont de Chatou). Lors de la soumission, les offres varient entre pont en fonte et pont en fer ; cette dernière option, plus économique, est choisie. Ses caractéristiques sont les suivantes : trois arches, ayant chacune une ouverture de , une longueur totale de , une largeur libre de passage de (entre garde-corps), une surface libre du tablier de et un poids total des fers du tablier de . Chacune des trois arches est portée par quatre arcs placés directement sous chaque file de rails ; leur espacement est donc de sous chaque voie et de pour l'entrevoie.

La compagnie de l'Ouest reconstruit en 1865 le pont en bois de Croissy, suivant le même modèle que celui de Chatou, avec pour caractéristiques : trois arches, ayant chacune une ouverture de , une longueur totale de , une largeur libre de passage de (entre garde-corps), une surface libre du tablier de et un poids total des fers du tablier de .

Lors de la Guerre franco-allemande de 1870, au mois de septembre, peu avant le début du siège de Paris, les ponts sont volontairement rendus inutilisables, pour assurer la défense de Paris, la Seine étant à Chatou la limite d'occupation par l'armée allemande. Seule l'arche de la rive droite du pont de Croissy est restée intacte.

Ponts provisoires La ligne étant coupée, il est décidé de privilégier la rapidité de construction et d'édifier deux ponts . Néanmoins, les ingénieurs prévoient également la reconstruction future en mettant les . Le chantier commence le , pendant les évènements de la Commune de Paris et la circulation de trains reprend le . Ce chantier d'une durée de deux mois est réalisé avec une moyenne de cent cinquante charpentiers présents chaque jour, avec une utilisation totale de de bois. Le cout, y compris les échafaudages, est de le mètre linéaire pour une longueur totale des deux ponts de .

La qualité de la construction provisoire permet de repousser à 1873. la reconstruction en fer.

Ponts actuels (en fer) Le pont actuel, construit en 1876, est de nouveau partiellement détruit en . C'est l'arche centrale qui est détruite lors d'un bombardement. Elle est reconstruite en 1941. Ce pont est composé de deux viaducs de trois arches en fer avec des piles en calcaire et en pierre de taille. Il devient un pont de la ligne A du RER en 1972. Depuis il a été rénové, par la RATP, en 1989 et en 2013..

Le pont vu par des peintres vignette|gauche|Le pont du chemin de fer, 1881, Auguste Renoir.

Auguste Renoir (1841-1919) a peint ce pont en 1881, sous la forme d'une huile sur toile, × , conservée au musée d'Orsay.. Maurice de Vlaminck a également représenté l'ouvrage d'art, notamment dans Pont de Chatou en 1906.

Notes et références

Bibliographie

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Voir aussi

Articles connexes Ligne de Paris-Saint-Lazare à Saint-Germain-en-Laye Schéma de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Saint-Germain-en-Laye Pont de Chatou (routier)

Liens externes . .

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