José María Blázquez Martínez, né à Oviedo le et mort à Madrid le Fallece José María Blázquez, maestro de generaciones de historiadores sur elcomercio.es.Consulté le 7 mai 2016., est un historien, archéologue et philologue classique espagnol, professeur émérite d'histoire ancienne et académique de l'Académie royale d'histoire (élu en 1987 avec la médaille ).
Après avoir passé sa jeunesse à Madrid, il obtient sa licence de philologie classique à l'université de Salamanque en 1951 puis son doctorat à l'université complutense de Madrid en 1952. Il opte pour une thèse sur un domaine religieux dirigée par Antonio García y Bellido. Une partie de ses études supérieures l'amène à l'université de Marburg, puis à Rome auprès de Massimo Pallottino et il y rencontre Ángel Álvarez de Miranda.
À partir de 1952, il devient professeur adjoint à l'université complutense de Madrid, puis à celle de Salamanque. En 1963, il candidate pour la chaire d'Histoire des religions, concours qu'il passe en 1964, mais c'est un échec et le poste reste vacant. Il finit par obtenir le poste quelques années plus tard. Il obtient sa première chaire d'Histoire ancienne en 1966, discipline à part entière nouvellement créée à la fin du franquisme.
Il occupe la chaire à titre de professeur émérite d'histoire ancienne à l'université Complutense de Madrid.
Biographie Formation vignette|gauche|alt=Photographie en noir et blanc d'un homme avec un costume et une cravate se tenant debout derrière une table|Santiago Montero Díaz en 1933, futur professeur de José María Blázquez Martínez. José María Blázquez Martínez est né à Oviedo le . Il passe sa jeunesse à Madrid où il perd son père très jeune. Après que sa famille ait déménagé, il termine ses études secondaires à Salamanque.
Il suit ses premiers cours universitaires à l'université d'Oviedo entre 1948 et 1949. Après des études en philologie classique, il obtient une licence à l'université de Salamanque en 1951, puis son doctorat en 1952 à l'université complutense de Madrid où il présente sa thèse . À Madrid, il suit les cours de langues indo-européennes de l'helléniste Francisco Rodríguez Adrados, ce qui lui permettra au cours de sa future carrière d'utiliser l'étude philologique pour analyser le caractère d'une divinité. Il y suit également les cours de Santiago Montero Díaz à qui il emprunte sa vision universaliste de l'Histoire, c'est-à-dire comme un tout interdépendant sans rupture de l'espace ou du temps. Il choisit Antonio García y Bellido pour diriger sa thèse sur les conseils du médiéviste Juan Uría Ríu. Initialement, Antonio García y Bellido lui propose une thèse sur les vases grecs dans la péninsule Ibérique pour approfondir une publication parue dans en 1948, mais il finit par choisir un sujet religieux pour sa thèse sur une suggestion d'Antonio Tovar avec Antonio García y Bellido comme directeur. Si son choix s'était porté sur les vases grecs, José María Blázquez Martínez aurait certainement dû aller étudier auprès de John Beazley à l'université d'Oxford. Sa thèse intitulée est composée de quatre parties (analyse de sources épigraphiques, choix de huit objets sacrés, étude de sanctuaires ibériques, analyse des sources littéraires), achevée à la fin de l'année 1955, puis présentée en et enfin publiée partiellement en 1962 sous le nom de . La publication est faîte dans le volume 14 de la collection par l'antenne de Rome du Conseil supérieur de la recherche scientifique, mais imprimée à Madrid ; elle ne comporte que les parties sur les sources épigraphiques et littéraires pour un total de 286 pages de textes et de 44 planches.
En parallèle, il poursuit ses études dans diverses universités et centres de recherche étrangers. Il devient ainsi boursier de la fondation Alexander von Humboldt à l'université de Marburg (en Allemagne) pour y suivre les cours des archéologues allemands Friedrich Matz et Heinrich Drerup. Sa participation en 1953 à Tétouan à son premier forum, celui du Premier Congrès archéologique du Maroc espagnol où il aborde l'idée de temple pour l'Héracléion de Cadix, lui permet d'obtenir une bourse d'études de la part de l'archéologue espagnol Martín Almagro Basch pour aller étudier à Rome. Il va y suivre en 1953 des cours sur la religion étrusque de l'historien et archéologue italien Massimo Pallottino à l'université pour étrangers de Pérouse, mais aussi du linguiste italien Giacomo Devoto et de l'étruscologue italienne Luisa Banti. Pendant cette période, il loge à la résidence « » fondée en 1946 et dirigée jusqu'en 1948 par Ángel Álvarez de Miranda, une future relation de José María Blázquez Martínez. Pendant son séjour italien, il n'étudie pas auprès de l'un des spécialistes de l'histoire des religions, Raffaele Pettazzoni, car ce dernier n'est pas considéré par Santiago Montero Díaz (dont José María Blázquez Martínez est professeur adjoint) comme une référence ou une figure importante dans ce domaine.
Enseignement supérieur Professeur adjoint et concours vignette|alt=façade rocheuse en pierre orangée avec des bâtiments taillés dans la roche|En 1991, José María Blázquez Martínez a visité les monuments funéraires de Pétra. vignette|alt=Cour au premier rang, au deuxième plan un escalier pour accéder à une terrasse au troisième plan. Au dernier plan, le minaret d'une mosquée|José María Blázquez a visité la mosquée Djingareyber à Tombouctou (Mali) avec Encarnación Sánchez Grima. José María Blázquez Martínez devient professeur adjoint en philologie classique de Santiago Montero Díaz à l'université complutense de Madrid entre et . Cette étape est nécessaire pour passer les concours, il est nécessaire d'avoir enseigné à l'université ; cependant il rate les premiers concours qu'il passe en histoire ancienne et en archéologie. Entretemps, il est devenu l'assistant de Santiago Montero Díaz le . En 1956, il retourne un an à Rome à nouveau auprès de Massimo Pallottino pour travailler sur la religion étrusque grâce à une bourse d'un an accordée par Martín Almagro Gorbea pour l'École espagnole d'histoire et d'archéologie de Rome. Puis il occupe un autre poste de professeur adjoint à l'université de Salamanque en 1957.
Le , José María Blázquez Martínez candidate pour le concours concernant la chaire d'Histoire des religions. Il est convoqué le mais ne se présente pas au concours, peut-être en raison d'un manque de confiance en ses compétences. Ses concurrents pour le poste sont Carlos Castro Cubells (qui finalement ne se présente pas), Carlos Alonso del Real, José S. Lasso de la Vega et Antonio Pacios López. Les membres du jury sont l'évêque de Salamanque et docteur en théologie Francisco Barbado Viejo en tant que président, puis un latiniste Vicente Blanco García, un hébraïsant Francisco Cantera Burgos, un spécialiste de l'art José Camón Aznar et Joaquín Salaverri de la Torre en tant que membres. Après trois votes et sous pression de l'Opus Dei dont font partie des membres du jury ainsi que des Jésuites, le poste est déclaré vacant dans le procès-verbal du . Plus tard, José María Blázquez Martínez finit par obtenir le poste après avoir satisfait aux critères en soumettant un travail scientifique inédit de vingt-quatre pages et de vingt-et-une pages de notes intitulé .
Professeur titulaire
Il prend ensuite la chaire d en 1966, puis la chaire d à l'université complutense de Madrid de 1969 à 1991. Il peut accéder à cette chaire en raison de la création de nouvelles chaires universitaires en Histoire à la fin du franquisme. Avec cette chaire, la seconde en Espagne, l'enseignement de l'histoire ancienne a fait une grande avancée, puisque cette période n'est plus seulement vue comme un appendice à la préhistoire de Francisco Jordá Cerdá ou comme une introduction à l'histoire médiévale de Luis Suárez Fernández, mais comme une partie distincte de l'histoire. En 1982 jusqu'à sa retraite en 1991, il enseigne l'histoire des religions antiques à l'occasion du départ en retraite de Santiago Montero Díaz. En 1992, il est professeur invité dans le département d'histoire ancienne de l'université de La Laguna.
Même s'il est philologue de formation, il devient par conviction historien de l'Antiquité et archéologue. À l'université, il enseigne principalement l'histoire grecque et romaine à partir des connaissances qu'il a appris de ses professeurs allemands, espagnols et italiens. Dans son enseignement, il impulse l'importance et la validité du recours à différentes sources pour la recherche, en particulier archéologique et épigraphique, ce qui donne ainsi à l'enquête historique son identité propre. Il forme toute une génération de spécialistes de l'histoire ancienne issue de la massification du système universitaire, puisque plusieurs de ses élèves occupent des chaires dans diverses universités. À l'image de sa formation universitaire, il est partisan d'un séjour obligatoire de ses étudiants dans des universités étrangères ; lui-même accueillant de nombreux étudiants étrangers dans ses formations universitaires. La phrase qu'il répétait très souvent à ses étudiants pendant les cours et en dehors est « ».
En 1976, il devient directeur de l'Institut Espagnol d'Archéologie « Rodrigo Caro » du CSIC succédant son maître le professeur Antonio García y Bellido après sa mort. En 1987, il est nommé membre titulaire de la médaille l'Académie royale d'histoire, en même temps que Carlos Seco Serrano et Emilio García Gómez, occupant le poste à partir du . Il est également membre de nombreuses académies et instituts espagnols, européens et américains : membre ordinaire de l'Institut archéologique allemand à Berlin, de , correspondant de l'Académie des Lyncéens de Rome et l'Académie des sciences de New York. Il est aussi membre du , président de la , il est aussi correspondant de l’Académie des inscriptions et belles-lettres à Paris. À partir de 2010, il est conseiller honoraire du .
Il donne des conférences dans les universités espagnoles, américaines et européennes sur des thèmes variés (Grèce antique, Proche-Orient ancien et Rome antique), ce qui a permis de faire reconnaître les chercheurs espagnols de l'époque au niveau de leurs confrères européens ou américains au sujet de l'Antiquité européenne.
Il est docteur de l'université de Bologne, de Salamanque, de Valladolid, de León et élu à l'Université Charles III de Madrid le .
Il prend sa retraite à l'âge de 65 ans en 1991. En 1998, après celle-ci, l'Université Complutense de Madrid publie un hommage à José María Blázquez Martínez en six volumes, coordonné par deux de ses disciples les plus proches, Julio Javier Mangas Manjarrés et Jaime Alvar Ezquerra, qui les avaient formé dans leurs différentes étapes de leur vie académique, ainsi qu'avec d'autres collègues et amis de différents domaines dans lesquels il avait travaillé.
Fouilles archéologiques
José María Blázquez Martínez combine aussi son travail universitaire avec des activités sur le terrain, des fouilles archéologiques à Castulo ou à Huelva en Espagne, mais aussi des recherches sur le Monte Testaccio à Rome avec son ancien élève le professeur José Remesal Rodríguez. Avec Claude Domergue, il effectue des recherches en lien avec l'exploitation minière pendant l'Antiquité en péninsule Ibérique.
Soulignée en particulier dans l'archéologie, l'étude des mosaïques romaines de la péninsule mise en avant dans le catalogue général publié par le CSIC, est due à José María Blázquez Martínez. Tout au long de sa vie, il n'a pas cessé de s'intéresser à l'étude de l'identité religieuse des différents peuples préromains de l'Hispanie et à intégrer ses contributions aux études des religions dans l'histoire méditerranéenne.
Thématiques étudiées
Une partie de son œuvre concerne la romanisation que ce soit l'assimilation ou la résistance à cette dernière, ainsi qu'au système urbain des cités romaines de la péninsule Ibérique.
Péninsule Ibérique