Léglise du , ou , est un édifice religieux catholique sis sur le mont de l'Ascension, à Jérusalem-Est, en Terre sainte. Elle est aussi appelée Éléona (du grec , « oliveraie »). Cette église est construite sur le site où, d'après la tradition, Jésus enseigna à ses disciples le Notre Père (Luc 11:1-4) (en latin ). Cette tradition est confirmée par les Actes de Jean à Rome, écrits apocryphes du Actes de Jean (extrait). Écrits apocryphes chrétiens, La Pléiade, 1997, p. 1005-1008, 97 : , et plus tard par ArculfeScience catholique, revue des questions sacrées et profanes, 15 août 1894. Arculfus, De locis sanctis, ap. Itinera et descriptiones Terrae Sanctæ, p. 160. au Martine Daire, Impressions et souvenirs. Terre Sainte, 1908 : .. Le site est mentionné par Égérie vers lors de son pèlerinage, dans le BurdigalensisScience Catholique, revue des questions sacrées et profanes, 15 août 1894 Ilin. Burdig. Tobler et Molinier, I, 18 : « Ibi facta est jussu Constantini Basilica mire pulchritudinis. » Pseudo-Eucher, de locis sanctis parle des deux églises célèbres du mont des Oliviers, l'une où le Christ enseignait ses disciples, l'autre où il quitta la terre. et par Eusèbe de Césarée. Le site appartient au domaine national français en Terre sainte depuis la fin du .

Construction initiale vignette|L'intérieur du couloir en .

Sur le site a d'abord été construite au une église liée à l'Ascension du ChristL'église du Elle fut construite à l'origine pour rappeler l'événement de l'Ascension du Christ, fondamental pour les premiers chrétiens. par Constantin sous la direction de sa mère Hélène qui lui donna comme nom Église des Disciplesblog Radio Notre-Dame.. Égérie nous donne dans le des indications sur le rite de l'Église de Jérusalem de l'époque en expliquant que l'archidiacre invitait d'abord les fidèles à rentrer dans l'Éléona, d'où une procession partait vers le mont des Oliviers. Après cela, on descendait à nouveau dans l'église, où les vêpres étaient chantéesA Study of the Roman Breviary et où étaient lus les chapitres 24 et 25 de l'Évangile selon MatthieuTextes et rites de la Liturgie pascale dans l'ancienne Église copte..

Adossé au mont des Oliviers, le bâtiment était construit sur trois niveaux reliés par des escaliers : l'église, au plus haut niveau, sur un rectangle de , formée d'une allée flanquée de deux rangées de colonnes. L'abside était à l'est face au soleil levant. Un baptistère se trouve à sa porte sud ; l'atrium : une avant-cour à colonnades de de longueur, avec au centre une citerne voûtée sur piliers qui recueille l'égout des toitsMelchior de Vogüé (1829-1916), Jérusalem, hier et aujourd'hui. Notes de voyage, 1912, page 47 : ; le plus bas niveau côté ouest : un portique sur six colonnes.

Un couvent, un monastère et une chapelle appelée l' furent ajoutés vers par Mélanie la Jeune, chapelle où elle fut inhumée avec sa mère. Au cours du , la crypte et l'église étaient désignées sous le nom de Matzi ou Matheteion. Treize évêques et patriarches de Jérusalem y auraient été inhumés, dont Cyrille de Jérusalem. Également, c'est dans cette église que les évêques de Jérusalem étaient ensevelis, depuis 350 environ, dont le célèbre Cyrille de Jérusalem, mort en 386. et Modeste de Jérusalem.

La Grotte dite « du » Son emplacement avait été complètement oublié, et elle ne fut redécouverte qu'en A princess built the church Excavations by archaeologists in 1911 found the cave exactly where she (Princess de La Tour d'Auvergne) had predicted it to be. It was partly collapsed when it was discovered.. L'excavation qui s'enfonce dans une tombe du Church of the The cave itself cuts partially into a 1st century tomb and was somewhat collapsed when rediscovered in the early 1900s. se trouve sous le côté est de l'église. Sur le fronton de l'entrée est gravée l'inscription latine : Le fronton sur le site TravelPod. qui signifie « Grotte dans laquelle le Seigneur a enseigné à ses apôtres sur le mont des Oliviers ».

Il ne reste de l'édifice originel que quelques éléments architecturaux. Des travaux de reconnaissance non destructifs y ont été entamés en Reconnaissances des structures en béton armé de la chapelle et de la grotte du . Domaine de l'ÉLÉONA (Mont des Oliviers, Jérusalem). Le LERM a réalisé une étude exploratoire sur site visant à reconnaître les structures anciennes en béton surplombant la chapelle et la grotte du , par auscultation par radar géophysique : Cette méthode d’investigation non destructive a permis de localiser très précisément l'étendue et l'épaisseur d'une dalle en béton armé, dans un contexte archéologique dense où toutes autres formes de reconnaissances étaient proscrites..

Elle est encore appelée crypte du CredoPère Barnabé Meistermann, missionnaire apostolique, Nouveau guide de Terre sainte, Paris, Alphonse Picard et Fils, éditeurs, 1907 : . ou grotte du CredoRevue de l'Orient Chrétien, recueil trimestriel, cinquième année, Paris, Librairie A. Picard et Fils, 1900 : (La crypte du Credo au mont des Oliviers dans La Terre sainte, 1897, p. 105, 209, 226, 241 et 257).Le Palais de Caïphe et le nouveau jardin Saint-Pierre des Pères Assomptionnistes du Mont Sion, par le Père Urbain Coppens, A. Picard et fils, Paris, 1904 : (La Crypte du Credo. Comment on vient de trouver le grand sanctuaire chrétien construit au mont des Oliviers au , ap. Œuvres d'Orient, Paris, 1897)..

Destructions Selon Eutychius, Jérusalem fut incendiée par les Perses dirigés par Schahr-Barâz en Denys Pringle, The Churches of the Crusader Kingdom of Jerusalem: The city of Jerusalem., faisant environ un millier de victimes sur le mont des Oliviers, d'après Stratègios. Plus tard en , elle fut rasée par les ArabesL'entrée triomphale à Jérusalem.. À la fin du , Adomnan d'Iona dans l'évoque comme étant toujours debout ou reconstruite.

Sous Charlemagne qui, ayant obtenu en Les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem Au début, le chef musulman de Jérusalem tolérait les fondations chrétiennes et les pèlerins, reconnaissant officiellement, en 807, le nouvel empereur d'Occident, Charlemagne, en sa qualité de protecteur des chrétiens. de Hâroun ar-Rachîd la protection des lieux saints pour entre autres y fonder des établissements religieuxAndré Vauchez, Barrie Dobson, Michael Lapidge, Encyclopedia of the Middle Ages, Volume 1 : ., des bénédictins la relevèrent de ses ruinesÉlisabeth de Boutiny, Souvenirs d'un voyage en Palestine, : .. Un recensement des monastères de Terre sainte fait en nous apprend qu'elle était desservie par trois moines et un prêtre.

Elle semble avoir été détruite à nouveau en par Al-Hakim bi-Amr AllahCarmel of The .. Les croisés ayant reconquis la ville après le siège de Jérusalem en , ils construisirent un petit oratoire au milieu des ruines entre Maurice Halbwachs, La topographie légendaire des Évangiles en Terre sainte, 1941. et Glossaire topographique de Jérusalem (Nouveau Testament).. Le croisé Bertulphe de Nangis semble la décrire dans sa chronique , et son état de ruine est confirmé par Sæwulf.

Une église est totalement reconstruite en Denys Pringle, The Churches of the Crusader Kingdom of Jerusalem: The city of Jerusalem. grâce à Svend Svendsson, évêque de ViborgSvend Svendsson, Bishop in Viborg., et à son frère Sveinsson Eskill, amiral du Jutland, qui furent enterrés dans l'église en Family of Ulf "Galicienfari" Svend (-Jerusalem 30 Mar , bur Jerusalem, Church, Mount of Olives). Bishop of Viborg . (leurs tombes furent redécouvertes en et ils furent réinhumés dans la nouvelle église).

Cette église, décrite en par un pèlerin allemand, Théodoric, aurait été fortement endommagée pendant le siège de Jérusalem en par SaladinChurch of ., au point d'être abandonnée. Odoric de Pordenone mentionne encore une église en et Ludolph de Sudheim (Ludolph Schilder) parle d'une chapelle en Denys Pringle, The Churches of the Crusader Kingdom of Jerusalem: The city of Jerusalem.. Selon le pèlerin franciscain Nicolás de Poggibonsi, elle tombe en ruines en , pendant la domination mamelouk.

vignette|redresse=1.2|centré|« Vue du complexe de la basilique Éléona ou église sur le Mont des Oliviers, Jérusalem » en .

En , sous l'empire ottoman, on en exploita les ruines pour les vendre comme pierres tombalesDictionaire des antiquités bibliques, Félicien de Saulcy, 1859 : ..

Reconstruction Travaux Émue par un sermon sur la désolation des lieux saints donné par le Père Poyet, patriarche latin de Jérusalem, la princesse Aurélie de La Tour d'Auvergne, fille de Joseph Aurèle de Bossi, partit pour Jérusalem en , et en dix ans, réussit à acquérir six hectares de terrain au mont des Oliviers ..

Elle y fit bâtir en , sous les ordres de l'architecte André Lecomte du Noüy, un cloître de , sur le modèle du Campo Santo de Pise, dont les plans sont attribués à Eugène Viollet-le-Duc. Elle se livra également à deux années de fouilles, aidée de Charles Simon Clermont-Ganneau, qui était depuis drogman-chancelier du consulat français de JérusalemCharles Clermont-Ganneau., qui permirent notamment de dégager une mosaïque du où étaient inscrits en grec les psaumes 121:8 et 118:20. On y a aussi retrouvé l'épitaphe de Césaire de Heisterbach« Who was a Christian in the Holy Land? His epitaph was discovered in the ruins of the Church of the Eleona on the Mount of Olives » (Revue Éléona, 1975, octobre, p. 8)..

Les Pères blancs entreprennent de nouvelles fouilles en . Sont mises au jour les fondations de l'église d'Hélène, un atrium entourant une citerne, un baptistère et la fameuse crypte du Credo. Sont aussi découverts ossements, tablettes et monnaies.

Dès , un projet de restauration de la basilique de l'Éléona est envisagé mais le déclenchement de la Première Guerre mondiale suspend les travaux. Le projet connaît très vite une nouvelle vigueur en avec l'idée d'une basilique dédiée au Sacré-Cœur, soutenue par Jean-Augustin Germain, archevêque de Toulouse.

Les Pères blancs lancent les travaux en . Des vestiges anciens sont démolis pour reconstituer un sanctuaire couvrant la grotte. Pour permettre la reconstruction de la basilique, une partie du cloître est également détruit. Faute d'argent, le projet est arrêté. Divers travaux d'aménagement sont alors menés par l'Association des amis de l'Éléona en (architecte Charles Couasnon) puis en par la France (architecte Yves Boiret)..

De nouveaux aménagements du site sont réalisés dans les années (rampe d'accès et installation de sanitaires) puis en où un jardin d'oliviers est ouvert aux visiteurs et aux pèlerins.

Don du site à la France Aurélie de La Tour d'Auvergne fait don du site à la France en https://jerusalem.consulfrance.org/L-Eleona..

Elle divise son terrain en trois, une partie (dont la grotte du ) fut donnée à la France, une partie aux sœurs carmélites, et une partie aux Pères blancs. La France confie la garde du sanctuaire aux carmélites en .

Fondation du Carmel Sur les conseils de Père Alphonse Ratisbonne, Mère Xavière du Cœur de Jésus, du Carmel de Lisieux, rencontre la princesse Aurélie de La Tour d'Auvergne, et fondèrent un couvent de carmélites contemplatives en , le Carmel du .. L'église est inaugurée en et les travaux du monastère commencent l'année suivante. C'est au cours de ces travaux que sont découverts les peintures dans la crypte du « Credo ».

Plaques multilingues sur les murs du cloître