L'Olympique d'Alès en Cévennes est un club français de football basé à Alès (Gard) et fondé en 1923 sous le nom d'Olympique alaisien.

Étant l'un des clubs pionniers du football gardois avec le Nîmes Olympique, le club se fait rapidement une place dans la très relevée Division d'Honneur du Sud-Est au côté du FC Sète ou de l'Olympique de Marseille. C'est donc tout naturellement que le club fait partie des participants à la première édition du championnat professionnel en 1932.

Après trente ans de professionnalisme, les Gardois retrouvent les niveaux amateurs, et malgré une réapparition furtive en Division 2 dans la fin des années 1970, ce n'est qu'à partir de la saison 1982-1983 que le club se stabilise à nouveau dans le monde professionnel.

Après avoir à nouveau connu la CFA à la fin des années 1990, le club espère redorer son blason en National. Mais, si les résultats sportifs sont satisfaisants, c'est le financier qui va faire plonger le club. En 2003, le club est placé en liquidation judiciaire et se retrouve relégué en Division d'Honneur.

Le club évolue principalement au stade Pierre-Pibarot pour ses matchs de National 3 qu'il a retrouvé lors de la saison 2013-2014 après avoir fini premier de Division d'Honneur en 2013.

En 2021, le club atteint les 16es de finale de la Coupe de France contre Montpellier HSC. En 2022, le club accède au championnat de National 2, après avoir quitté cette division. En 2023, le club affronte au Stade Pierre Pibarot le Paris Football Club en 32es de finale de Coupe de France et s'incline finalement 2-1 contre l'équipe parisienne. En 2024, après deux saisons en National 2 et dans un contexte de réorganisation des championnats, le club termine de sa poule et est rétrogradé en National 3.

Histoire La naissance de l'Olympique Alésien (1923-1932) L'Olympique alésien est né en 1923 par la fusion de trois clubs de la ville d'Alès, le Red Star, le Boxing et le CS Cheminots. Sous la direction de son président-fondateur, Richard Ducros, le club cévenol gravit les échelons et intègre la très difficile Division d'Honneur du Sud-Est. Les internationaux français Léon Huot et Jean Batmale, ainsi que les Suisses Seiller et Berthel et les Anglais Cornelius, Smoker, West et Skinner sont les vedettes de l'Olympique alésien de l'époque et remportent la seconde édition du Championnat du Languedoc en 1924. Dans ses premières années, le club essaye plutôt de percer en Coupe de France. Après avoir subi une humiliation face à l'AS Valentigney (6-0) en de finales lors de l'édition 1928 et une courte défaite face à l'US Belfort (1-0) lors de l'édition 1929, les Alésiens retrouvent sur leur route en 1930 les tenant du titre lors des de finale. C'est à Nîmes que les Gardois vont mesurer la différence de niveau qui les sépare des joueurs du SO Montpelliérain en s'inclinant lourdement sur le score de trois buts à zéro..

Lors de la saison 1930-1931, le club monte en puissance et dispute lors de l'ultime journée un match décisif pour l'attribution du titre de Division d'Honneur du Sud-Est face au SO Montpelliérain. En effet, après avoir écarté de la course au titre des équipes comme l'Olympique de Marseille, le FC Sète ou encore l'AS Cannes et le SC Nîmois, les Alésiens accueillent leur voisin héraultais au stade de la Prairie, lors d'une finale qui tourne rapidement à l'avantage des visiteurs. Mené deux buts à zéro et inspiré par le précédent d'un match opposant leur équipe au FC Sète, les supporteurs alésiens vont envahir pacifiquement le terrain pour empêcher que la rencontre aille à son terme. Les Sétois avaient en effet obtenu que le match soit rejoué à la suite d'un envahissement du terrain lors d'une journée précédente. Cependant, la commission de la Ligue ne prend pas la même décision et donne perdu le match à l'Olympique alésien, scellant ainsi le titre de champion du SO Montpelliérain.

Les débuts du professionnalisme (1932-1961) Sous l'impulsion du président Émile Lamarque, l'Olympique alésien est un des tout premiers clubs à croire au professionnalisme, ce qui lui vaut d'être intégré à la première édition du Championnat de France de football en 1932. Le club termine à la dernière place du groupe B et se retrouve relégué en Division 2 qui vient d'être créée afin de promouvoir le professionnalisme. Après une seule saison passée dans l'antichambre de l'élite, le club gardois va remonter grâce à une première place obtenue dans le groupe Sud de Division 2 1933-1934, ne décrochant pas le titre de deuxième division face au Red Star Olympique.. Les Cévenols vont se maintenir deux saisons au plus haut niveau grâce notamment à William Martin et Cellar, avant de redescendre en Division 2 en 1936.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le club participe aux championnats de guerre avec plus ou moins de réussite. Le club est alors sous les ordres de René Dedieu, l’entraîneur qui a permis au FC Sète de réaliser le doublé en 1934. Après deux saisons passées en Division 2 après la guerre, les hommes de Pierre Pibarot, le nouvel entraîneur, réussissent à se hisser une nouvelle fois dans l'élite en 1947, sans réel succès puisqu'ils n'y passent qu'une saison avant de redescendreHistorique, sur olympique-ales-cevennes.fr ..

Le club stagne en Division 2 pendant de nombreuses saisons avant de retrouver l'élite en 1957 grâce à René Dedieu revenu au club après avoir vadrouillé un peu partout en France. L'Olympique alésien reste seulement deux saisons dans l'élite mais cela lui permet de réaliser de belles affluences au Stade de la Prairie avec notamment plus de vingt mille spectateurs lors du derby gardois face au Nîmes Olympique.

En 1961, le club cévenol abandonne le statut professionnel pour causes financières, ce qui met fin à l'âge d'or de l'Olympique alésien qui aura, malgré tout, permis l'éclosion de nombreux bons joueurs comme Pierre Pibarot, Marcel Rouvière, Robert Siatka ou Yvan Garofalo et qui aura vu passer de grands joueurs comme Jean Pelazzo, Claude Mallet ou encore Mohammed Abderrazack.

La traversée du désert (1961-1977) L'Olympique alésien entame une longue traversée du désert à la suite de sa rétrogradation administrative qui débute dans l'anonymat des championnats départementaux du Gard. Jean Molla, responsable de l'équipe à la fin des années 1960, rapporte les difficultés pour un club ayant une histoire glorieuse de se retrouver à ce niveau.

En 1963, le club fusionne avec le Cévennes Sport d'André Larguier et prend alors le nom d'Olympique d'Alès en Cévennes. Le stade de la Prairie est abandonné durant cette période difficile, il ne retrouve des couleurs que lors de matchs de prestige comme celui opposant le Nîmes Olympique à l'Olympique de Marseille en 1970. Cette année-là, le club gardois est promu par décret fédéral dans la toute nouvelle Division 2 dites « Open » mais n'y reste qu'une seule saison et se retrouve une nouvelle fois englué aux portes du professionnalisme. Il faudra pas moins de six saisons à l'OAC pour retrouver la deuxième division en 1977.

Le retour au professionnalisme (1977-1996) L'Olympique d'Alès va se maintenir trois saisons en Division 2 sans pour autant y briller, ne réalisant comme coup d'éclat durant cette période que l'élimination en Coupe de France 1978-1979 du FC Sochaux lors d'un match à suspense se terminant sur le score de trois buts partout au bout d'une longue séance de tirs au but. De retour en Division 3, les Alésiens vont rater le coche la première saison en échouant à seulement quelques points du très ambitieux SC Toulon, mais vont se ressaisir sous l'impulsion de leur entraîneur Michel Cassan dès la saison suivante en survolant leur groupe afin d'obtenir le précieux ticket de retour en Division 2.

Afin de ne pas faire une nouvelle fois l'aller-retour entre les deux divisions lors de la saison 1982-1983, le président Gauthier nomme Léonce Lavagne au poste d’entraîneur à la suite d'une nouvelle défaite face au Nîmes Olympique un but à zéro. Le nouvel entraîneur enchaîne une série de cinq matchs sans défaite, mais ne peut éviter la relégation en terminant à la du groupe A de seconde division. Cependant, à la suite de l'abandon de l'US Nœux-les-Mines, le conseil d'administration de la Ligue nationale décide de maintenir deux clubs en Division 2, le FC Montceau de l'autre groupe et l'Olympique d'Alès sauvé grâce à la présence dans le conseil de Jean Sadoul, ancien président de l'Olympique alésien.

Le club cévenol va se montrer digne de cette faveur en réalisant une série de douze saisons au cours desquelles les Alésiens vont terminer dans les dix premiers du classement. L'OAC accroche une place de barragiste lors de l'édition 1985-1986 avec une équipe ayant une moyenne d'âge de mais le FC Mulhouse met fin aux rêves des hommes de Léonce Lavagne de retrouver l'élite du football français. Grâce à une volonté de fer des dirigeants alésiens, la plupart des joueurs de l'effectif sont encore présents la saison suivante, le club ratant de peu une nouvelle participation au barrage d'accession, mais réalisant surtout un magnifique parcours en Coupe de France 1986-1987. En effet, après avoir éliminé notamment le CS Thonon, le Tours FC et le RC Strasbourg, les Cévenols atteignent les demi-finales où ils retrouvent les Girondins de Bordeaux qui ne parviendront pas à faire chuter les Gardois, ne devant leur qualification qu'à l'avantage d'avoir inscrit deux buts à l'extérieur (0-0/2-2). La saison suivante, le club est une nouvelle fois battu lors des barrages d’accession en Division 1 par le SM Caen.

À partir de 1991, le club commence à décliner et cela malgré l'éclosion du talentueux Sabri Lamouchi, les Alésiens enchaînent les au classement sans jamais pouvoir espérer retrouver l'élite du football national. Lors de la saison 1995-1996, le club vit un véritable cauchemar ne remportant que quatre matchs sur quarante-deux et se retrouvant lanterne rouge durant la quasi-totalité de la saison. Le club est rétrogradé en National 1 la saison suivante, José Pasqualetti étant tout de même maintenu jusqu'à la sixième journée..

La descente aux enfers (1996-2006) Après la rétrogradation en National 1, l'OAC va, petit à petit, décliner. Lors de la saison 1996-1997, réforme des championnats oblige, le club va, une nouvelle fois, être rétrogradé puisque seuls les huit premiers de chaque groupe étaient conservés à ce niveau de la compétition. Le club perd ainsi son statut de professionnel, ce qui va encore plus compliquer l'avenir du club.

Relégué en CFA, les Cévenols vont tout de même retrouver quelques ambitions et, après trois saisons passées au quatrième échelon du football français, l'OAC retrouve le National sous les ordres de Serge Folcher et sous la présidence de Jean-Marie Roger. Le club alésien va alors connaître trois saisons plutôt confortables au niveau sportif en terminant régulièrement dans le ventre mou du classement mais, à l'issue de la saison 2002-2003, la DNCG s'oppose au maintien du club en National et rétrograde le club en Division d'Honneur. Cette décision entraîne la liquidation judiciaire de la SAEMS; ainsi l'association amateur, sous la présidence de Claude Crégut, reprend les choses en main. Malgré une victoire en coupe Gard-Lozère en 2005, le club va continuer sa dégringolade lors de la saison 2005-2006, où trois entraîneurs se succèdent, Patrick Synaeghel est limogé en janvier, remplacé par Rudy Gargallo qui est, lui-même, remplacé en avril par Henri Orlandini. Cependant le club ne peut éviter la relégation en Division d'Honneur Régionale et ce malgré la démission du président Claude Crégut au mois de mars, remplacé par Christian Lasch.