La rivière Maskinongé est située au nord-est de la région administrative de Lanaudière et au sud-ouest de la région administrative de la Mauricie, au Québec (Canada).

Toponymie Le nom de la rivière provient du maskinongé (Esox masquinongy), une espèce de brochet d'Amérique du Nord. Son nom provient de l'algonquin et signifie brochet difforme.

Géographie

Cours thumb|left|upright=0.7|Parc des Chutes-de-Sainte-Ursule. La rivière d'une longueur totale d'environ , prend sa source de la décharge du lac Maskinongé (), situé à Saint-Gabriel-de-Brandon, traverse cette municipalité ainsi que celles de Saint-Gabriel et Saint-Didace dans la région de Lanaudière. Puis, dans la région de Mauricie, elle traverse les municipalités de Saint-Édouard-de-Maskinongé, Sainte-Ursule, Saint-Justin, Louiseville et Maskinongé, où elle se déverse dans le fleuve Saint-Laurent () dans la partie nord-est de l'archipel du Lac Saint-Pierre.

Hydrologie Le bassin versant a une superficie de . Son débit moyen à son embouchure est de à Sainte-Ursule. Le débit moyen lors des crues printanières est de et son débit d'étiage est de . Elle reçoit les eaux des rivières Mandeville, Blanche et de l'Ormière. Le bassin de la Maskinongé comprend environ , dont les plus importants sont les lacs lac Maskinongé() et des Îles (). Elle connait deux importantes dénivellation, soit la chute à Lauzon où elle chute de et les chutes de Sainte-Ursule où elle chute de .

Géologie La section en amont des chutes de Sainte-Ursule fait partie des Laurentides, une section du Bouclier canadien. Ce dernier s'est formé il y a un milliard d'années et était probablement aussi haut que l'Himalaya. Un lent processus d'érosion l'a ramené à son niveau actuel. Quant à la section à l'aval, elle fait partie de la plate-forme du Saint-Laurent.

Population Le bassin était habité par en 2006. La plus grande agglomération du bassin est la ville de Saint-Gabriel, qui est située sur la rive du lac Maskinongé.

Milieu naturel On retrouve de poissons. Les principales espèces sportives sont l'omble de fontaine (Salvelinus fontinalis), le touladi (Salvelinus namaycush) et le maskinongé (Esox masquinongy). On y retrouve aussi le chevalier rouge (Moxostoma macrolepidotum), le crapet de roche (Ambloplites rupestris), la truite brune (Salmo trutta), le ouitouche (Semotilus corporalis), la perchaude (Perca flavescens), le mulet à cornes (Semotilus atromaculatus), le meunier noir (Catostomus commersonii) et la barbotte brune (Ameiurus nebulosus).

Le bassin est fréquenté par d'oiseaux.

Histoire Les Attikameks ont utilisé la rivière Maskinongé comme chemin pour passer de la Matawinie à Trois-Rivières. En 1700, les colons français ont commencé à s'établir à Maskinongé. Quant au lac Maskinongé les premiers colons s'y établirent en 1818. Le nord du bassin fut occupé à partir de 1880 par le club Mastigouche, un club privé de chasse et pêche. Celui-ci fut nationalisé dans les années 1970 et intégrée dans la réserve faunique Mastigouche et la zec des Nymphes.

Notes et références

Annexes

Articles connexes

Mandeville (Québec), une municipalité Saint-Gabriel-de-Brandon, une municipalité Saint-Didace, une municipalité Saint-Édouard-de-Maskinongé, une municipalité Saint-Justin (Québec), une municipalité Sainte-Ursule, une municipalité Maskinongé (municipalité) Maskinongé (municipalité régionale de comté) Lac Maskinongé, un plan d'eau Lac Saint-Pierre, un plan d'eau Rivière Blanche, un cours d'eau Rivière Mandeville, un cours d'eau Rivière de l'Ormière, un cours d'eau Bassin du lac Saint-Pierre

Bibliographie

Liens externes

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