Le procédé Reichstein est un procédé chimique pour la production de l'acide ascorbique ou vitamine C à partir du D-gulose. Le procédé combine des étapes chimiques et une étape microbiologique. Ce procédé a été découvert par le prix Nobel Tadeusz Reichstein et ses collègues en 1933 alors qu'il travaillait dans un laboratoire de l'École polytechnique fédérale de Zurich.

Synthèse Plusieurs étapes sont nécessaires pour modifier le D-glucose en vitamine C. La synthèse inclut une étape biologique nécessaire pour obtenir le bon stéréoisomère d'un produit intermédiaire. étape 1 : hydrogénation du glucose en D-sorbitol à l'aide d'un catalyseur nickel de Raney ; étape 2 : oxydation par fermentation microbienne du D-sorbitol en L-sorbose ; étape 3 : protection des groupes hydroxyles par formation d'acétals à l'aide d'acétone et d'acide sulfurique à basse température. étape 4 : oxydation avec du permanganate de potassium en solution alcaline ; étape 5 : fermeture du cycle par formation d'une γ-lactone par chauffage dans l'eau à (rendement de 20 %) ou par estérification et traitement au méthoxyde de sodium dans du méthanol suivie d'une acidification par l'acide chlorhydrique(rendement de 70 %).

Il existe une étape 3.b qui permet la formation directe du composé intermédiaire 5 à partir de l'intermédiaire 3 : étape 3.b : oxydation en présence d'oxygène et d'un catalyseur de platine: 600px|centre|Synthèse de l'acide ascorbique ; ; ; : 4,6-di-O-isopropylidène-α-l-sorbofuranose ; 2-kéto-L-gulonique ;

Le rendement total de la synthèse (conversion du D-glucose en acide ascorbique) est de 15-18 %.

Production industrielle

Le procédé a été breveté et vendu à Hoffmann-La Roche en 1935. La première vitamine C synthétique commerciale a été produit par Merck KGaA sous le nom de Cebion. Depuis lors, diverses modifications ont permis l'amélioration du procédé qui permet actuellement un rendement d'environ 60 % pour la formation d'acide ascorbique à partir de glucose.

Notes et références

Catégorie:Procédé chimique