Pete Terrace, de son vrai nom Pedro Gutierrez, alias Peter GutierrezPseudonyme utilisé pour la direction de The Latin Boys en 1957 (Lp Tico Records)., né le à New York (État de New York, États-Unis), est un compositeur, arrangeur, vibraphoniste, batteur et percussionniste de Latin jazz et de jazz afro-cubain qui a connu ses heures de gloire avec le cha-cha-cha et le boogaloo. Il a également réalisé de nombreux arrangements latins de titres d'autres compositeurs et dirigé en tant que leader plusieurs formations de jazz.
Biographie Né de parents portoricains le , Pedro Gutierrez baigne dans la musique dès son plus jeune âge : son père est disc jockey à New York et MiamiBiographie de Pete Terrace sur Hipwax.com, consultation du 7 janvier 2011. et son frère Ray Terrace, sera musicien de Latin jazz.
C'est âgé de 13 ans qu'il débute dans l'univers musical en 1940. Le groupe El Sexteto Caney lui fournit son premier engagement en tant que musicien d'orchestre, puis il enchaîne avec les orchestres et différentes formations de jazz : The Sensemaya Kids, Jose Curbelo, Ralph Font, Noro Morales et Juanito Sanabria. Entre deux concerts, il trouve le temps de réaliser des études dans une école assurant des formations au commerce (Commercial High School), avant d'effectuer 18 mois de service militaire dans l'US Army.
À son retour à la vie civile, autour de 1947, il se choisit un pseudonyme à consonance américaine Pete Terrace et devient le batteur attitré de Bartolo Hernandez. le retrouve également dans les formations musicales de Buddy Rich, Joséphine Baker et Pupi Campo où il fait la connaissance de Joe Loco Donald's Encyclopedia of Popular Music - Une Biographie de Joe Loco (José Estevez), consultation du 11 janvier 2011., pianiste lui aussi d'origine portoricaine sur le départ pour fonder son propre groupe : le Joe Loco Quintet avec Julio Andino (contrebasse), Bobby Flash (Bongos) et Freddie Engel (Congas y Timbales)Information dos de la pochette de l'Album Fantasy Records F-3234 : The Pete Terrace Quintet.. thumb|left|À partir de 1952, Pete Terrace devient un vibraphoniste émérite et reconnu de Latin jazz que convoitera George Goldner, le fondateur de la maison de disques Tico Records.
Ainsi courant 1952, Pete Terrace rejoint cette nouvelle formation qui vient de signer chez Tico Records. Ils enregistrent abondamment et publieront 6 albums de Mambo en l'espace de 2 ans et demi. Toujours avec Joe Loco (piano), Julio Andino (contrebasse), Bobby Flash (bongos et percussions) et Freddy Eagles (timbales), il enregistre comme vibraphoniste, percussionniste et arrangeur trois disques avec Fantasy Records en 1954 et 1955 sous le prête-nom de Pete Terrace Quintet.
George Goldner et Tico Records Sa carrière de leader de formation musicale démarre réellement en 1956 avec sa signature avec la maison de disques Tico Records et la publication de son album A Night in Mambo Jazzland qui contient le hit Shangri-La. La publication précédemment des 3 LP chez Fantasy lui donne des ailes pour assumer et affirmer son rôle de leader de formation de jazz. George Goldner qui avait repéré son talent de vibraphoniste au sein du groupe de Joe Loco alias le Pete Terrace Quintet, voit en lui un potentiel qui se traduira par 9 albums consécutifs parus sur ce label.
Sur l'album collectif Basic Cha Cha Cha (1957), Pete Terrace délivre 4 titres empreints de jazz dont Poor People Of Paris. Ce morceau instrumental reprend en partie le thème musical de La goualante du pauvre JeanChanson interprétée par Édith Piaf (1954), puis Yves Montand (1965) et d'autres. de René Rouzaud pour les paroles et Marguerite Monnot pour la musique. La ligne mélodique y est interprétée au vibraphone et donne cours à une libre interprétation.
En 1959, il enregistre le disque My One And Only Love et en 1960 Cole Porter In Latin America. Ces 2 albums sont le fruit de la nouvelle stratégie marketing de Goldner qui a toujours de grands projets pour lui et qui veut transformer notre Pete Terrace en une .
En 1961, sort son dernier album pour le label Tico : le LP Baila la Pachanga. C'est un album de Pachanga très abouti, précurseur de la salsa et du boogaloo avec une section de cuivres omniprésente.
Parenthèse et déboires avec les maisons de disques En 1961, il est approché par Strand Records, distribuée Decca Records pour refaire un album de cha-cha-cha et figure dans les premiers artistes qui ont signé avec le label.
Le LP Dance Percussion sort cette même année et revient ainsi à des sonorités latines plus rythmiques et percutantes. Cet album propose une vision conceptuelle du cha-cha-cha dans le monde avec une sélection de titres majeurs de plusieurs payssouvent raccourci aux 2 premiers mots : Dance Percussion).
Cette mauvaise expérience et le succès très mitigé de l'album le conduisent à changer de nouveau de label pour signer chez Colpix Records. Neuf titres de l'album Sabrosa y Caliente (Hot & Spicy) sont sélectionnés pour figurer parmi les 28 que compte le Best of Pete Terrace : El Rey de la Salsa sorti en 2009 chez Rareza Music : il s'agit de la plus importante sélectionLes autres sélections étant inférieures à 4 titres..
Fin 1965, début 1966, presque tous les titres de la maison de disques Colpix sont épuisésThe Story of Colgems Records, consultation du 6 juillet 2020. et sans aucune réédition. Colpix Records est dissous en même temps que la création de Colgems Records. Un seul album de Colpix a été réédité sur Colgems, la bande originale du film Lawrence d'Arabie de 1962.
La nouvelle compagnie créée Colgems Records, est une entreprise commune entre la société cinématographique Columbia-Screen Gems et RCA Records, développée pour éditer les disques des Monkees et d'autres artistes de Screen Gems. La maison de disques abrite également les enregistrements des bandes sonores de diverses productions de Columbia Pictures, dont les plus célèbres sont Oliver ! et Casino Royale. RCA y joue le rôle de fabricant et de distributeur pour Colgems, les pressages en dehors des États-Unis étant publiés sur le label RCA lui-même.
El Nuevo Pete Terrace Faisant une pause dans sa carrière musicale, à partir de 1964, il décide de reprendre ses études avec une formation musicale longue pour faire évoluer son style en se remettant en question.
En 1966, il devient ainsi diplômé du Juilliard Conservatory of Music avec mention et obtient son master l'année suivante. Mais, dès 1965, il écrit seul cinq nouvelles compositions et s'entoure aussi de talents reconnus tel que Rafael Hernández pour Yo no se, Marty ShellerLP El Nuevo Pete Terrace, consultation du 7 janvier 2011. pour Arriba Chico, mais aussi de José Antonio Méndez pour le titre Mi amor divine. Rafael Hernández meurt le , et ne pourra entendre son titre enregistré par Terrace.
Pour la sortie de son nouvel album El Nuevo Pete Terrace, Terrace signe avec la maison de disques Scepter Records qui possède ses propres studios, les Bell Sound Studios. À cette époque, Scepter Records a signé avec beaucoup de succès The Shirelles, Dionne Warwick, Art Farmer et cherche à avoir des talents dans différents styles musicaux de la soul et du rythm and blues. Pete Terrace tombe à point pour élargir cette palette d'offre en tentant une incursion vers le latin jazz.
Les 12 titres sont enregistrés courant 1966 aux studios de Scepter avec les ingénieurs du son de la maison. Pour continuer à insuffler de la nouveauté, la pochette de l'album est travaillé et signé par un designer pochettiste, Burt GoldblattArticle du 7 septembre 2006 : Burt Goldblatt, 82, Album Cover Designer, Dies, consultation du 4 juillet 2020.Burt Goldblatt est crédité de plus de 600 pochettes d'albums sur Discogs.com, consultation du 4 juillet 2020.. Le liner-notes est signé par Kal Rudman, rédacteur en chef R&B du Record World MagazineFiche Solomon Kal Rudman sur Who's who, 4 juillet 2020. pour assurer la promotion de ce nouveau Pete Terrace. Son style musical évolue vers ce que certains qualifient de Latin soul.
Cette même année 1967 est celle de sa consécration musicale avec l'album King of the Boogaloo enregistré en live au club new-yorkais Chez JoséScann de la pochette du LP King of the Boogaloo (Recto & Verso), consultation du 6 janvier 2010. sous la direction de Dave Miller et Marty Wilson. Ce dernier participe à la composition de 8 titres sur les 12 enregistrés et deviendra aussi le producteur de l'album pour la maison de disques Alshire Records, Somerset RecordsÀ ne pas confondre avec Sommerset Records (USA) : les 2 labels n'ont pas de parenté commune. (Allemagne) et Disques Vogue (France). Le succès international de ce disque est dû à l'explosion d'une nouvelle danse sur la fin de l'année 1966 dans le Spanish Harlem de New York : le boogaloo, mélange d'ingrédients épicés de la soul et d'exaltations du Latin jazz.
Formation de Mio International Records à New York Avec l'argent gagné de son album live King of the Boogaloo, et à la suite du déclin d'intérêt soudain des musiques latines vers la fin des années 1960, il fonde, probablement autour de 1969, tout comme Cal Tjader, son propre label Mio International centré sur la publication de disques de musiques latines, jazz, afro-cubaines portoricaines.
Pete Terrace envisage alors, au travers de sa notoriété, de faire découvrir la musique portoricaine à New York, ville où est basée cette nouvelle maison de disques. Pour cela, il signe des artistes portoricains : Eddie Hernandez, Louie Rey, Orquesta Miramar, Trio Modelo with the San Juan String, Buster Salazar Albums Mio Records, consultation du 11 janvier 2011....
Bien que d'une durée de vie commerciale très éphémère, elle avec la publication de l'album My Ghetto de Kent Gomez and his Orchestra. Elle assure aussi et surtout la publication des albums de Pete Terrace sous son propre nom : ce dernier souhaite relancer sa carrière musicale malgré la désaffection du public de l'époque pour ce genre de musique en tentant de prendre le virage de la salsa.
Il tente ainsi un comeback sur le devant de la scène musicale en publiant une première série d'enregistrements studio, sélection faite de boléro latin, de mambo et de boogalooLP Pete Terrace and His Orchestra, consultation du 10 janvier 2011. puis une compilation basée très largement sur l'album King of the Boogaloo espérant un vain succès qui aurait pu sauver sa maison de disques de la faillite. Mais celui-ci n'arrivera pas et précipe alors Pete Terrace vers une sortie de la scène qui s'avèrera définitive courant 1971.
Le label Mio International publiera ainsiMio International-Discography, consultation du 7 janvier 2011. donc fin 1969 jusqu'en 1971 huit disques LP 33 et un single EP 45 2 titres de Kent Gomez & His Orchestra Your Thigh / Think It Over.
Après avoir digéré ses déboires et cette perte de notoriété subite, Pete Terrace se retire de la scène, et retombe dans l'anonymat pour redevenir Pedro / Peter Gutierrez et exercer la médecine à Puerto Rico.
Pete et Ray Terrace
Dans les années 1960, Pete Terrace a été régulièrement aussi associé au nom de son frère cadet Ray Terrace qui avait choisi le même patronyme familial pour se produire sur scène et enregistrerLatin & Cuban LPs 45s 78s, consultation du 6 janvier 2010..
Discographie
Enregistrements au format LP 33 Comme vibraphoniste pour Joe Loco et Joe Loco Quintet Dernière sessionNom de l'album LP (format LP 10" / Mono)LabelRéférences discographiquesÉvaluation Hip WaxNotation Hip Wax Records Guide (site spécialisé dans les enregistrements latins.1952Mambos, Volume 1Tico RecordsTico LP 109Mambos, Volume 2(voir réédition : 2 titres sur Tico LP 1008 et 6 titres sur Tico LP 1012).TicoTico LP 1111953Mambos, Volume 3TicoTico LP 121(Pas de notation disponible)Mambos, Volume 4TicoTico LP 122(Pas de notation disponible)1954Mambo Dance Favorites, Volume 5TicoTico LP 123Mambo USASorti en décembre 1954.TicoTico LP 129(Pas de notation disponible)1955?Instrumental MambosTicoTico LP 132