Le du génie parachutiste (RGP) est une unité militaire française basée à Montauban (Tarn-et-Garonne). Il reprend par filiation de numéro les traditions du colonial du génie qui s'était illustré en 1945 lors de la seconde guerre mondiale.
En 1946 est créé en Algérie le Bataillon du génie, unité parachutiste rattachée à la division aéroportée.
Les sapeurs parachutistes s'illustreront au cours des guerres d'Indochine (1947/1955), de Corée (1950/1953) et d'Algérie (1954/1962).
Ils interviendront sur le canal de Suez (Égypte) en 1956, et à Bizerte (Tunisie) en 1961 et 1962.
Le du génie parachutiste fait aujourd'hui partie de la parachutiste au profit de laquelle il assure toutes les missions spécifiques du Génie d'assaut parachutiste dans un cadre d'emploi aéroporté, héliporté et mécanisé, telles que le franchissement d'assaut, la reconnaissance dans la profondeur, l'aide au déploiement, ainsi que les opérations de déminage et de dépollution (munitions, obus, engins explosifs...). Il est présent sans discontinuer depuis 1975 sur tous les théâtres opérationnels (Liban, Tchad, Nouvelle-Calédonie, Guyane, Pakistan, Kurdistan, Koweït, Cambodge, Somalie, Rwanda, Gabon, Mozambique, ex-Yougoslavie, Albanie, Kosovo, Afghanistan, Mali...).
Pour ces différents engagements le RGP a été cité trois fois à l'ordre de l'armée, deux fois à l'ordre du corps d'armée, une fois à l'ordre de la brigade, trois de ses compagnies à l'ordre de l'armée (la 2) et à l'ordre du corps d'armée (la 1 et la 3), et une section à l'ordre de l'armée.
Créations et différentes dénominations depuis 1944
Créé le à Port Lyautey au Maroc sous le nom de colonial du génie. Dissous le . Créé le en Algérie, à partir du Bataillon du génie, il est l'unité Génie parachutiste de la Division aéroportée, sous le nom de Bataillon du génie. La Compagnie 17/9 stationne à Hussein Dey, la 17/1 à Bougie, la 17/2 au Maroc, la 17/3 (qui sera créée en 1947) à Mont-de-Marsan. Le le Bataillon du génie était devenu le Génie divisionnaire regroupant les compagnies . Dissout avec la division en , il est créé le Groupement du Génie au sein du Centre des spécialités aéroportées jusqu'en . Le Groupement du Génie prend l'appellation Bataillon du génie aéroporté le puis s'installe en métropole à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) sous les noms successifs de Bataillon du génie aéroporté, Centre d'instruction du génie aéroporté (1958), Régiment du génie aéroporté (1963). Dissous le , deux compagnies de combat du Génie aéroporté subsistent et sont intégrées au sein de deux régiments parachutistes interarmes à Tarbes et Auch. Reconstitué à Montauban le sous le nom de Régiment du génie aéroporté à partir des compagnies de Génie parachutistes des régiments interarmes, il s'installe au quartier Doumerc. Il prend l'appellation de Régiment du génie parachutiste en 1978.
Implantation actuelle Le RGP est basé au quartier Doumerc à Montauban (Tarn-et-Garonne), à au nord de Toulouse.
Chefs de corps depuis 1963 R.G.A.P
1963-1963 : chef de bataillon Fanget 1963-1966 : lt-colonel Pantalacci (**) 1966-1968 : lt-colonel Campet 1969 1970 : lt-colonel Marinelli 1970-1971 : lt-colonel Du Boucher 1974-1976 : lt-colonel Martin 1976-1978 : lt-colonel Roger Le Bris
R.G.P
1978-1980 : colonel Roquejeoffre (****) 1980-1982 : colonel Ferrand (**) 1982-1984 : colonel Quesnot (*****) 1984-1986 : colonel Fauchier (***) 1986-1988 : colonel Magon de la Ville Huchet 1988-1990 : colonel Ranson (****) 1990-1992 : colonel Peyrefitte (**) 1992-1994 : colonel Dupré (***) 1994-1996 : colonel Cambournac (*****) 1996-1998 : colonel Pecchioli (***) 1998-2000 : colonel Szwed (***) 2000-2002 : colonel Berger (***) 2002-2004 : colonel Dominguez (****) 2004-2006 : colonel Kuntz (**) 2006-2008 : colonel Esparsa 2008-2010 : colonel Jouslin de Noray (****) 2010-2012 : colonel Poitou (***) 2012-2014 : colonel Valès 2014-2017 : colonel Tricand de la Goutte (**) 2017-2019 : colonel Thiébaut 2019-2021 : colonel Lamotte 2021-2023 : colonel Le Vey 2023-2025 : colonel Zéni 2025-.... : colonel Akil
N.B.: (**) général de brigade ; (***) général de division ; (****) général de corps d'armée, (*****) général d'armée.
Historique depuis 1870 1870/71 : guerre franco-prussienne, création de la Compagnie ( Régiment du génie) : participation à la défense de Paris, Saint-Denis, Mont-Valérien, combats du Bourget, batailles de Champigny et de Buzenval, établissement de ponts sur la Marne.
1876 : création du Bataillon du génie, intervient en Algérie.
1881 : 1 compagnie participe à l'expédition de Tunisie.
1912 : 4 compagnies participent à la pacification du Maroc.
1914/1918 : 23 compagnies du Bataillon du génie combattent en Ardennes belges, Marne, Champagne, Artois, Verdun, Aisne, Flandres, Oise, Woëvre.
1916/1920 : 4 compagnies interviennent au Maroc, rattachées à la Division marocaine.
1923 : création du Régiment du génie : le du régiment stationne à Strasbourg, le second est détaché à l'Armée française du Rhin à Biebrich en Allemagne.
1928 : le Régiment du génie devient le Régiment du génie.
1940 : 2 compagnies du génie combattent dans l'Oise. Création du Bataillon à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) qui deviendra le Bataillon du génie.
1944/1945 : création du Bataillon colonial du génie au Maroc. Il rejoint la Corse et combat de Toulon à Ulm (campagne de France et d'Allemagne) au sein de la Armée (Rhin et Danube).
1946/1949 : en , création du Bataillon du génie en Algérie rattaché à la Division aéroportée. Il devient en le Génie divisionnaire regroupant les compagnies , puis en 1948 le Groupement du génie du Centre des spécialités aéroportées, et enfin création en 1949 à Hussein-Dey du Bataillon du génie aéroporté dont les sapeurs parachutistes sont présents depuis 1946 en Algérie et au Maroc. Le Bataillon est transféré en métropole à Castelsarrasin en 1949 où il intègre sa compagnie créée à Mont-de-Marsan en 1947.
1947 : une section de sapeurs parachutistes intervient en Indochine au sein du Bataillon colonial du génie.
1948 : une section de sapeurs parachutistes intervient en Indochine au sein du Bataillon colonial du génie.
1948/1953 : 3 sections successives de sapeurs parachutistes du Bataillon du génie aéroporté interviennent en Indochine.
1953 : regroupement des sections de sapeurs parachutistes d'Indochine du Bataillon du génie aéroporté et du Bataillon colonial du génie pour création de la Compagnie parachutiste du génie qui intervient à Dien-Bien-Phu (opération Castor).
1950/1951 : engagement des volontaires du Bataillon du génie aéroporté au Bataillon français de l'ONU (guerre de Corée).
1954 : création de la Compagnie du génie aéroporté vietnamien en Indochine commandée et formée par des cadres de la Compagnie parachutiste du génie.
1953/1962 : la de combat du Bataillon du génie aéroporté intervient en Algérie et devient en 1955 la Compagnie du génie aéroporté rattachée à la Division parachutiste. Elle intervient en 1956 à Suez (Égypte) et en 1961 à Bizerte (Tunisie).
1956/1962 : la Compagnie du génie aéroporté issue de la de combat du Bataillon du génie aéroporté est rattachée à la Division parachutiste d'Algérie. Elle devient en 1961 la du génie aéroporté et intervient à Bizerte (Tunisie).
1958 : création du Centre d'instruction du génie aéroporté à Castelsarrasin.
1961/62 : création, conception et mise en activité du premier Centre d'entraînement commando (CEC) au Fort de Charlemont de Givet dans le département des Ardennes par la Compagnie du génie aéroporté et le Commando parachutiste. La Section de base de la Compagnie du génie aéroporté devient Centre d'entraînement commando de la Division légère d'intervention ( DLI). Cette division parachutiste succède aux et Divisions parachutistes d'Algérie.
1963 : création du Régiment du génie aéroporté à Castelsarrasin à partir des sapeurs parachutistes du Centre d'instruction du génie aéroporté et des deux compagnies de retour d'Algérie.right|100px|thumb| parachutiste
1971 : dissolution du régiment, les et de combat du génie aéroporté subsistent et sont rattachées respectivement au Régiment de Hussards parachutistes et au Régiment d'artillerie parachutiste devenus unités interarmes. Au sein de ces unités, les deux compagnies gardent leurs missions et leurs traditions "génie parachutiste".
1974 : recréation du Régiment du génie aéroporté à Montauban (Tarn-et-Garonne).
1978 : le 17 change d'appellation et devient le Régiment du génie parachutiste. vignette|Un Aardvark JSFU du déminant à en Bosnie en 1997. De 1975 à ce jour, le 17 participe à toutes les opérations extérieures de l'armée française sur les cinq continents.
Le , trois sapeurs parachutistes du sont attaqués près de leur caserne par le terroriste islamiste Mohammed Merah : deux sont tués, le troisième est très grièvement blessé.
Le 18 avril 2026, le sergent-chef Florian Montorio, engagé depuis dix-huit ans et déployé au sein de la FINUL, est grièvement blessé par un groupe armé lors d'une mission de reconnaissance d'itinéraire pour un ravitaillement. L'embuscade est vraisemblablement perpétrée par le Hezbollah, selon le président de la République, Emmanuel Macron, ce que le mouvement terroriste a démenti. Il est ramené vers le camp de Dayr Kifa (Liban) où il décède de ses blessures. Dans cette même embuscade le caporal-chef Anicet Girardin, du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes (Marne) décède également des suites de ses blessures le 22 avril 2026 après avoir été rapatrié en France.
Missions
Le régiment assure au profit de la parachutiste toutes les missions spécifiques du génie dans un cadre d'emploi aéroporté, héliporté et mécanisé. L'appui direct participation au combat de contact (combat interarmes, opérations aéroportées et héliportées, combat en milieu urbanisé ou confiné), aide au déploiement d'urgence (protection des unités, déminage, dépollution, dépiégeage de zones, approvisionnement en eau et en électricité, réalisation ou remise en état d'installations, missions d'aérodrome), appui à la mobilité (génie d'assaut, ouverture et maintien d'itinéraires, déminage, dépollution et dépiégeage de zones, reconnaissance et aménagement de terrain de poser d'assaut ou de largage à très faible hauteur). Ainsi en , lors de l'opération Serval au Mali, la section spécialisée du RGP a été parachutée en urgence avec ses engins sur les aérodromes de Tombouctou et de Tessalit, permettant la remise en état des pistes rendues inutilisables par les rebelles, afin de rétablir le trafic aérien pour le déploiement rapide du dispositif des forces françaises. appui à la contre-mobilité (réalisation d'obstacles et de bandes minées antichar d'urgence, participation aux plans de la défense d'une zone aéroportuaire, détachement d'intervention du génie héliporté). centré|vignette|1200x1200px|Déminage 17° RGP © Philippe Poulet-actionmen.fr
L'appui général aide au déploiement, hors urgence (rétablissement et aménagement d'infrastructures opérationnelles, action de protection, de déminage et de dépollution) ; appui au retrait de la force, plus actions liées aux affaires civilo-militaires (restitution aux autorités locales et nationales des infrastructures occupées par les forces) ; appui au déplacement (mouvements stratégiques, rétablissement d'itinéraires et de plates-formes aéroportuaires).
Le RGP disposait jusque dans les années 2000 de la dernière section utilisant des lance-flammes dans l’armée de Terre. centré|vignette|1200x1200px|Nedex © Philippe Poulet-actionmen.fr
Organisation vignette|Un des six tracto-niveleur aérolargables (TNA) du RGP, en service depuis .. En photo (défilé du 14 juillet 2017 à Paris) : le TNA baptisé "Dien-Bien-Phu 1953" en souvenir de l'opération aéroportée "Castor" ( compagnie parachutiste du génie d'Indochine du BGAP). Régiment de volontaires parachutistes, le RGP est articulé en sept compagnies :