André La Vernède, né André Duffour à Montauban le et décédé à Paris le Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 2896, vue 1/11., est un peintre et aquarelliste français.
Biographie Issu d’une famille implantée au nord de Montpellier (Hérault), André La Vernède a dessiné et peint dès son enfance, et consacra toute sa vie à son art André Trèves, « La Vernède, peintre et poète », Inter-Magazine, juillet 1969, page 35.. Il passa sa jeunesse dans une propriété familiale et à Montpellier. Entre 1934 et 1939, il exploita une propriété, le château de Maurinay, située dans le Gers, près de Pau, où il vécut avec sa femme, sa mère et sa filleRémi De Cnoder, La Vernède, De Branding s.a., Anvers, 1959, page 26.. En 1939, il s’installa à Paris au 7, rue du Colonel-Oudot dans le douzième arrondissement, où il habita et travailla jusqu’à son décès.
Au Salon des indépendants de 1945, il fut admis par référendum à présenter une exposition d’ensemble de ses œuvresSalon des Indépendants de 1945, Catalogue, page 95 ; Pierre Sanchez, Dictionnaire des Indépendants, 1920-1950, Dijon, L'Échelle de Jacob, 2008, tome II, page 831.. En 1952, il fit sa première exposition particulière parisienne (avec Robert Bousquet), à la Galerie O. BoscExposition critiquée par Michelle Seurière, Opéra, le journal de la vie parisienne, semaine du 20 au 2 février 1952 et Jean Chabanon, Le Peintre, février 1952.. En 1953, il reçut le Prix des « Parisiennes de France »De Cnodder, op. cit., page 32, Jardin des Arts, 1955, page 254, Le Peintre, no. 96, 7 janvier 1955.. En 1958, il remporta le prix du Club du Tableau (avec Jean Joyet) et l'année suivante, il exposa avec ce dernier et Philippe Cara Costea à la Galerie NorvalExposition critiquée par Jean Chabanon, « Trois lauréats », Le Peintre, 25 janvier 1961 ; voir également le Journal de l’Amateur d’Art, 10 janvier 1961..
Dans les années soixante, il exposa régulièrement à Paris (Galerie Marigny en 1960, 1962Exposition critiquée par Henri Héraut, Le Journal de l’Amateur d’Art, 25 février 1962. et 1964Exposition critiquée par Jean Chabanon, Le Peintre, 15 octobre 1964., puis Galerie Montparnasse 47 en 1968Exposition critiquée par André Weber, Juvénal, 1968, no. 981. et 1970Exposition critiquée dans Le Peintre, 15 novembre 1970.) et à Marseille (Galerie Camille Drouant en 1959Exposition critiquée par Jean Tourette, « La Peinture », La Marseillaise, 17 mai 1959 et par Michèle Grandjean, « Un Peintre parisien à Marseille », Le Soir, Marseille, 3 juin 1959, puis Galerie da Silva en 1963 et 1965Exposition critiquée par Jean Tourette, La Marseillaise, 15 novembre 1965.). Il exposa également aux salons de Vichy, Nevers et AsnièresAndré Trèves, op. cit.. Ses toiles sont dans des collections privées en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Amérique et plusieurs ont été acquises par l’État et la ville de Paris. Le Musée de Grenoble possède trois toiles de luiVoir les notices de ces trois toiles sur la ..
Œuvre La Vernède demeura toute sa vie un peintre figuratif. Foncièrement indépendant, il n’adhéra à aucun groupeIl lui arriva cependant de participer à des expositions de groupe sous le titre fort peu contraignant « d’École de Paris », par exemple à Thonon-les-Bains en 1957 et à Biarritz et San-Sebastian en 1965.. Avant-guerre, son style était celui du réalisme. Plus tard, son style évolua dans le sens d’une recherche de plus en plus poussée de l’harmonie des couleurs et des formes, s’éloignant parfois du sujet, sans jamais l’abandonnerSur l'évolution du style de La Vernède, voir en particulier Raymond Cognat, « La Vernède », Médica no. 47, mai 1965, et Jean Chabanon, « La Vernède », Médica no. 95, mai 1971, .. « Le sujet, c’est la façon de le traiter qui compte », avait-il déclaréAndré Trèves, op. cit.. Il a fait des portraits (dont un du romancier Joseph Peyré)René Barotte, « La Vernède, ce Musicien de la Peinture », Médica no. 80, août-septembre-octobre 1969, page 58. Cette toile fut exposée au Salon des Indépendants de 1939 (voir le Catalogue de ce salon, no. 1689 et Sanchez, op. cit.)., des natures mortes, des paysages et des marines. Les poupées et les santons provençaux qu’il gardait dans son atelier l’ont également inspiréDe Cnodder, op. cit., page 29-30.. Il a aussi traité des sujets « modernes », tels des scènes de travaux publics« Déviation de Villejuif, R.N. 7 », exposition « Routes et Chemins », Salon Les Peintres Témoins de leur Temps, Paris, 1962 et « Chantiers », exposition « L’Artiste et les grands travaux », Maison de l’ORTF, Paris 1965. ou une raffinerie« Raffinerie », exposition « Le Pétrole vu par cent peintres », Musée Galliéra, Paris, 1959..
À compter de 1948, il produisit des aquarelles. En 1950 il fut l’invité français au Salon de la Société des Aquarellistes anversoisDe Cnodder, op. cit., page 25., et il fut régulièrement invité au Salon du dessin et de la peinture à l'eau à Paris.
Principales expositions Expositions particulières et participation individuelle à certaines expositions 1935 Exposition particulière, Casino de Pau. 1945 Admis par référendum à présenter une exposition d’ensemble de ses œuvres au Salon des Indépendants. 1950 Invité français au Salon de la Société des Aquarellistes anversois. 1952 Exposition (avec Robert Bousquet) à la Galerie O. Bosc, 6, avenue Delcassé, Paris (direction O. Pétrides). 1959 Exposition particulière, Galerie Camille Rouand, 30, avenue Pasteur, Marseille. 1959 Exposition « Grand Prix et Lauréats du Club du Tableau 58 » (avec Jean Joyet et Philippe Cara Costea), Galerie Norval, rue des Beaux-Arts, Paris. 1960 Exposition particulière, Galerie Reflets, Lyon. 1960 Henri Héraut, « Les expositions : La Vernède », Journal de l'amateur d'art, n°251, 10 mai 1960, page 7., 1962 et 1964 Expositions particulières, Galerie Marigny, 4, rue de Miromesnil, Paris . 1963 Exposition particulière, Casino municipal, Aix-en-Provence. 1963 et 1965 Expositions particulières, Galerie Da Silva, 67, rue Saint-Férréol, Marseille. 1969 et 1970 Expositions particulières, Galerie Montparnasse 47, 47, rue du Montparnasse, Paris .
Participation aux salons annuels et autres manifestations de groupe 1936, 1938 et 1939 Salon de la Société des Amis de l’Art de Pau. 1936-1939 Salon des Indépendants Bordelais. 1936-1970 Salon des Artistes Indépendants, Paris (participation quasi-continue ; le salon de 1973 lui rend hommage). 1936, 1938, 1939 et 1941 Salon des Tuileries, Paris. 1937-1943 Salon d’automne, Paris. 1946-1947-1948-1949-1950 Salon d'hiver, Musée d'art moderne de la ville de ParisSalon d'hiver, catalogue, 1946, n°1385-1386, Salon d'hiver, catalogue, 1947, n°1231-1232, Salon d'hiver, catalogue, 1948, n°1149-1150, Salon d'hiver, catalogue, 1949, n°1144-1145, Salon d'hiver, catalogue, 1950, n°1244-1246, . 1954-1971 Salon du dessin et de la peinture à l'eau Henri Hainaut, « Le Salon du dessin et de la peinture à l'eau », Journal de l'amateur d'art, n°214, 25 juin 1958, page 11., Paris (participation quasi-continue ; le salon de 1972 lui rend hommage). 1955 Troisième Biennale de peinture de Menton ; « Découvrir », Galerie Charpentier, 76 rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris ; exposition de la peinture moderne, Grasse. 1956 « Peinture d’Aujourd’hui au Palais Royal », Palais Royal, Paris ; « Dix Ans de peinture française 1945-1955 », Musée de Grenoble. 1957 « L’Esprit Souffle où il veut », Galerie Bonaparte, Paris ; « La Belle Table », Grand Palais, Paris ; Galerie du Verseau, Bruxelles ; « L’École de Paris », exposition organisée par la ville de Thonon-les-Bains. 1957-1959 Salon Terres Latines, Paris. 1959 « Le Pétrole vu par cent peintres », Palais Galliera, Paris, 1959Le pétrole vu par cent peintres, Éditions du Musée de la mode de la ville de Paris, 1959.. Œuvre présentée : « Raffinerie ». 1959-1970 Salon Comparaisons, Paris (participation quasi-continue ; le salon de 1972 lui rend hommage). 1960 « La Découverte de la Lune », dix-neuf toiles sur ce thème réunies par Henri Héraut et exposées dans le cadre du Salon de la Société nationale des Beaux Arts, Paris ; le Salon de 1972 de la Société nationale des Beaux Arts lui rend hommage. 1962 « Routes et Chemins », Salon des peintres témoins de leur temps, Musée Galliéra, Paris. 1965 « L’Artiste et les grands travaux », Maison de l’ORTF, Paris ; « L’École de Paris », Casino Bellevue, Biarritz et Musée San Telmo, Saint-Sébastien (Espagne). 1967 « La Chanson », Salon Les Peintres Témoins de leur Temps, Musée Galliéra, Paris.
Réception critique - Henri Héraut
Prix et autres distinctions 1954 Prix des « Parisiennes de France ». 1958 Prix du Club du Tableau (avec Jean Joyet), concours organisé par la Galerie Jacques Norval, Paris. 1958 Sélectionné pour le grand prix de peinture au centenaire de l’abbaye bénédictine de Fécamp. 1960 et 1962 Sélectionné pour le Prix de la Critique. 1965 Grand Prix de la Ville d’Asnières. 1968 Prix du Conseil général au Salon des Beaux-Arts de Taverny. 1972 Médaille d’Or de la Société des Artistes Français pour l’ensemble de son œuvre et prix biennal James Bertrand de cette même société.
Collections publiques État : neuf toiles acquises entre 1940 et 1964 (renseignements communiqués par le ). Ville de Paris : sept toiles achetées entre 1942 et 1965 (renseignements communiqués par le ) Musée de Grenoble : trois toiles acquises entre 1956 et 1979 ( ) Ville de Taverny : achat de la toile primée lors du Salon des beaux-arts de cette ville.
Collections privées Henri Adam-Braun Ader Nordmann, Catalogue de la collection Henri Adam-Braun, Hôtel Drouot, Paris, 29 novembre 2013..
Notes et références
Bibliographie Monographie Remi de Cnodder, La Vernède, texte en français et en néerlandais, De Branding s.a., Anvers, 1959.
Principaux articles Raymond Cognat, « La Vernède », Médica no. 47, , . Raymond Charmet, « La Vernède, le peintre du cœur », Médica no. 66, , . René Barotte, « La Vernède, ce musicien de la peinture », Médica no. 80, août-septembre-, . André Trèves, « La Vernède, peintre et poète », Inter-Magazine, , page 35. André Barrère, « La Vernède, Peintre gentilhomme », Valeurs actuelles, no 1774, du au , . Jean Chabanon, « La Vernède », Médica no. 95, , . Jean Chabanon, Le Peintre no. 437, , . René Barotte, « La Vernède, Le Magicien de la touche colorée n'est plus », Æsculape, , .
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