Le Flash Crash de 2010 fait référence au boursier qui arriva le aux États-Unis..
Le terme ou fait référence, depuis cet évènement de 2010, à un effondrement boursier qui dure quelques minutes voire quelques secondes« Cash investigation » , diffusée le vendredi 8 juin 2012 sur . Titre : Finance Folle : l'attaque des robots .. Le Flash Crash de 2010 n'a duré qu'environ 36 minutes..
thumb|upright=2|Diagramme montrant la « toxicité » des flux d'ordres lancés le .
Ce jour-là, l'indice a perdu avant de regagner environ , entre et au ... Une baisse de 9,2 % en l'espace de était sans précédent dans l'histoire. Cet incident a mis au jour l'implication du qui représente désormais les deux tiers. des transactions boursières sur le NYSE.
Le , en début d'après-midi, le Dow Jones a commencé à décliner pendant que la crise de la dette publique grecque s'intensifiait et alors que la plupart des grands indices financiers aussi bien sur le marché des futures. que sur les marchés des actions avaient déjà subi une baisse d'environ 4 %. À , la baisse s'accentua. À , elle devint vertigineuse avec des à trois chiffres. En trois minutes, le Dow Jones perdit . Mais à , le Dow Jones avait repris . Les prix de nombreuses actions avaient connu une importante baisse, suivie d'une remontée en quelques minutes. Soudainement, une nouvelle baisse de 5,6 % intervint avant de s'annuler tout aussi rapidement. Environ et ETF échangés alors ont enregistré des mouvements de cours similaires, perdant de 5 % à 15 % avant de les regagner en totalité ou presque. Des actions ont subi des mouvements de prix encore plus sévères. Environ boursiers concernant ont été exécutés à des prix supérieurs ou inférieurs à 60 % de leurs valeurs quelques instants auparavant. À la fin de la journée, la plupart des indices actions avaient perdu 3 % par rapport au cours de clôture de la veille. Le Dow Jones, qui avait ouvert la séance à , a atteint un plus bas de avant de clôturer à .
Contexte La journée du avait démarré en baisse compte tenu de l'instabilité politique en Grèce, dans un contexte de nervosité dû aux violentes tensions observées en Europe. Le cours du sur la dette grecque augmentait, les marchés craignant un défaut sur la dette souveraine de la Grèce.
À , l'euro commença à décliner face au dollar et au yen. Le marché était baissier et la volatilité s'accentua sur certains titres financiers. Le nombre d'échanges augmenta au-delà de la moyenne. À , l'indice VIX mesurant la volatilité sur l'indice augmenta de 22,5 % par rapport au cours d'ouverture. Le rendement des obligations d'État américaines à diminua, reflétant la volonté des investisseurs de se réfugier vers des valeurs sûres. Le Dow Jones était avant le flash crash en baisse de 2,5 %. Sur les marchés électroniques, les ordres d'achats de contrats futures ainsi que de l'ETF , les deux dérivés sur indices les plus échangés, sont passés respectivement de à de dollars (soit une baisse de 55 %) et de à de dollars (soit une baisse de 20 %). De nombreux autres titres de sociétés subirent également une baisse de la liquidité.
Incident À , dans un contexte de grande volatilité, fut envoyé sur le marché un ordre de vente de à échéance d'une valeur approximative de de dollars pour couvrir une position longue équivalente. Cet ordre fut adressé automatiquement via un programme de trading algorithmique. Cet ordre avait été configuré afin d'obtenir un taux d'exécution de 9 % du volume d'échange calculé par rapport à la dernière minute, sans apporter d'attention au prix ou à l'heure d'exécution. Cet ordre de vente automatisé créa la plus forte baisse du cours du contrat E-Mini depuis le début de l'année 2010. Seuls deux échanges d'une telle taille avaient été exécutés sur les mois et par la même société de . La dernière vente de cette taille avait été opérée via une combinaison d'ordres manuels et de plusieurs ordres automatisés prenant en compte le prix, l'heure et le volume ; l'exécution de cet ordre avait pris plus de cinq heures. Le , dans un marché nerveux, le choix de vendre en ne prenant en compte que le volume (sans tenir compte du prix et de l'heure) devait occuper seulement .
Selon la SEC, les « traders haute fréquence » et les intermédiaires furent acheteurs des premiers lots de contrats E-mini vendus par le programme, ce qui les rendait temporairement détenteurs de ces contrats. Les traders haute fréquence accumulèrent une position longue de . Entre et , les traders haute fréquence vendirent de façon agressive E-Mini afin de réduire leurs positions longues. Dans le même temps, d'autres traders haute fréquence se mirent à échanger E-Mini représentant 33 % du volume total d'échange sur la journée. Cette chronologie était en adéquation avec les principes du à haute fréquence qui consiste à échanger de grandes quantités de titres sans jamais accumuler de positions shorts ou longues supérieures à ou . Le programme de basé sur les volumes d'échanges réagit à l'augmentation du volume d'échanges en augmentant la vitesse à laquelle il alimentait le carnet d'ordres, bien que la plupart des ordres déjà envoyés au marché ne fussent pas encore traités et absorbés.
Réactions Le crash éclair du a d'abord été expliqué comme une réaction à la crise de la dette souveraine grecque [https://www.cnbc.com/id/36999483/Stock_Selloff_May_Have_Been_Triggered_by_a_Trader_Error , cnbc.com. avant d'être rapidement imputé à une erreur de saisie de la part d'un opérateur de marché (une erreur communément appelée dans le jargon financier « » (gros doigt en français), correspondant à la saisie erronée d'une quantité largement supérieure au montant voulu). La CNBC ainsi que d'autres sources journalistiques ont déclaré qu'un trader avait saisi un ordre de vente de titres Procter & Gamble avec un « B » pour billions (milliards en français) au lieu de « M » pour millions. Cette information a été jugée crédible, le titre Procter & Gamble entrant dans la composition de l'indice Dow Jones ayant vu son cours chuter de plus de 37 %. La banque américaine Citigroup fut désignée comme responsable de cette erreur de saisie.
Citigroup, comme la plupart des acteurs du marché ce , a procédé à des analyses afin de déterminer la cause de cette soudaine volatilité des marchés sans réalité économique. Elle a dénoncé toute présomption prématurée d'une implication d'un de ses traders dans cet incident.
L'attention s'est ensuite portée sur la vente de contrats futures sur l'indice 500 de type futures E-mini S&P 500 et sur un moment précis de deux minutes où un paquet de ces contrats portant sur une valeur de de dollars avaient été vendus. La vente totale de futures E-mini S&P 500 sur la journée du s'élevait à pour la banque Citigroup, suggérant que l'origine de cet incident n'impliquait pas cette banque ; le « » qui gère la cotation des contrats futures E-mini S&P 500 ne trouva aucune faille dans ses systèmes.
Le Nasdaq et le ont pris la décision exceptionnelle d'annuler certains échanges de titres ayant eu lieu entre et . D'autres sources ont indiqué que cet incident avait pu être causé par la vente de l' géré par . Mais un dirigeant de a réfuté cette assertion, affirmant qu'aucune trace d'une erreur de n'avait été trouvée dans son établissement. La société Procter & Gamble, la plus affectée par cet incident, décida de mener une enquête afin de déceler une possible erreur de . Bien que les titres P&G soient côtés sur le NYSE, des baisses massives ont également été enregistrées sur d'autres plates-formes d'échange mettant les titres de cette société au cœur du problème.
Enquête officielle
Rapport de la SEC et du CFCT Après presque cinq mois d'enquête, la (SEC) et la (CFTC) déposent un rapport conjoint le intitulé , retraçant la séquence des événements ayant mené au ..
Le rapport présente le . Il explique en détail comment une grande firme de fonds mutuel, vendant une quantité inhabituellement importante de contrats S&P 500, a dans un premier temps épuisé les acheteurs disponibles, et comment ensuite les machines à algorithmes effectuant les transactions à haute fréquence (HFT) ont commencé à vendre de manière agressive, accélérant l'effet de vente du fonds mutuel et contribuant à la forte baisse de la valeur..
Rôle de Waddell & Reed Dans un rapport publié le , la SEC indiqua, sans la nommer, qu'une firme était à l'origine d'un ordre de vente, via un système de haute fréquence, de futures E-Mini S&P 500, déclencheur du Flash Crash. Seul le Waddell & Reed correspondait à la description faite dans le rapport. La firme Waddell & Reed reconnaissait être impliquée dans cet incident, comme sociétés. Quelques jours après le crash, les rumeurs désignaient déjà Waddell & Reed ; il s'agit d'une société de gestion d'actifs ayant ses locaux à dans le Kansas.
Critiques du rapport Le rapport de de la SEC a été très critiqué par de nombreux spécialistes des marchés financiers. Bien que décrivant le trade de futures E-Mini, il ne nomme pas la société Waddell & Reed. Bien qu'analysant précisément la chronologie et l'origine du crash, il ne porte pas de critique concernant le ni même aucune attention à des pratiques de qui ont eu une influence, révélée par la société Nanex.
Le rôle de Navinder Singh Sarao En , Navinder Singh Sarao était un day trader (ou négociateur sur séance) sur des contrats à terme (en anglais : futures) qui opérait à partir du pavillon de ses parents à Hounslow, dans la banlieue de Londres, pour le compte de sa société, la Nav Sarao Futures Limited, enregistrée au domicile familial.
Le , il aurait initialement proposé à la vente des contrats à terme sur le pour une valeur d’environ de dollars. En quelques minutes, il aurait modifié ou remplacé ses ordres avant de les annuler Brush, Silla ; Schoenberg, Tom et Ring, Suzi . Bloomberg News, 22 avril 2015.. Entretemps, il aurait placé à lui seul ces contrats, soit de dollarsGoetz, Étienne (03-2016). « Flash crash » : le trader Navinder Sarao sur le point d’être extradé vers les États-Unis. Les Échos, 23 mars 2016..
Le , le département de la Justice des États-Unis émet à son encontre d’inculpation, incluant fraude électronique, manipulation des marchés boursiers et . De 2009 à , ces opérations auraient engendré de dollars de profits illégaux. La pénalité maximale pour chaque inculpation étant de dix à vingt-cinq ans de prison, Sarao risque un total de derrière les barreauxFlash crash : Londres autorise l’extradition de Sarao aux États-Unis. L’Orient Le jour, 24 mars 2016.. Les inculpations font suite à une plainte de la (CFTC) des États-Unis.
Le , Sarao bénéficie d’une mise en liberté sous caution d’un montant de .
En , une analyse détaillée de l’ensemble des données du Flash Crash, milliseconde par milliseconde, conclut qu’il . Il se peut que Sarao n’ait fait que profiter d’un phénomène dont il n’était pas responsable Aldrich, Eric M. ; Grundfest, Joseph et Laughlin, Gregory . 24, janvier 2016, 43.. Ce qui ne modifie pas son statut juridique : responsable ou non, il reste accusé de procédés illégaux Goldstein, Steve . , 27 janvier 2016..
Pour la CFTC, Sarao est « au moins responsable de façon significative du déséquilibre des offres » à l’origine du Flash Crash.
Les médias ont noté que, par ses accusations, la CFTC contredit le rapport qu’elle a elle-même rédigé avec la SEC. On peut également douter que des opérations frauduleuses portant sur quelques dixièmes de milliards de dollars aient pu provoquer une chute boursière de près d’un millier de milliards de dollars. Une autre source note que les autorités de régulation « utilisent encore des bicyclettes pour poursuivre des Ferrari » Bates, John , , 24 avril 2015..
Le , la justice britannique autorise son extradition vers les États-UnisLa justice britannique autorise l’extradition vers les États-Unis du responsable du « flash crash » de 2010. Le Monde, 23 mars 2016..