Bourgbarré est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.
Géographie
Communes limitrophes
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Ise, la Halleraie, le ruisseau des Coniaux, le ruisseau de Belardon, le ruisseau de la Claie, le ruisseau de la Maisonnais et le ruisseau du Pâtis de landelinais..
L'Ise, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Janzé et se jette dans la Seiche à Noyal-Châtillon-sur-Seiche, après avoir traversé sept communes.. Les caractéristiques hydrologiques de l'Ise sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 108 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/07/2015 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de BourgbarréLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le Grand étang de Beauvais (). et l'étang de la Vairie, sur l'Ise, juste au nord-est du bourg, aménagé en 1994 dans une zone humide jusque-là inexploitée, car inondable..
L'étang de la Vairie
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs, Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Transports
Desservie par les bus du réseau service des transports en commun de l'agglomération rennaise (STAR) via les lignes 74 (61 les dimanches et jours fériés et les vendredis et samedis soir) et 161ex.
Paysages et habitat Le paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en écarts constitués de hameaux ("villages") et fermes isolées en partie disparu en raison du remembrement effectué entre 1965 et 1967, et sous la pression de la périurbanisation rennaise qui a engendré une forte croissance du bourg (de nombreux lotissements ont été construits depuis les Trente Glorieuses), la commune parvenant toutefois à conserver par ailleurs son aspect rural.
Quelques villages ont conservé en partie leur aspect rural comme Château-Logé. autour de son manoir., ou encore les Sept-Fours, très excentré par rapport au reste du territoire communal et situé à du bourg ; jusqu'en 1968 seul un chemin creux, souvent boueux, reliait ce hameau au bourg de Bourgbarré, .. en passant par le bourg de Chanteloup où les enfants étaient scolarisés..
Urbanisme
Typologie Au , Bourgbarré est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BourgbarréUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Logement Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Bourgbarré et l'ensemble de l'Ille-et-Vilaine en 2017...
+Le logement à Bourgbarré en 2017 Bourgbarré Ille-et-Vilaine Parc immobilier total (en nombre d'habitations) Part des résidences principales (en %) 96,0 86,2 Part des résidences secondaires (en %) 0,5 6,9 Part des logements vacants (en %) 3,5 6,9 Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 74,1 59,8
Morphologie urbaine
Bourgbarré dispose d'un plan local d'urbanisme intercommunal approuvé par délibération du conseil métropolitain du Un Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) pour 43 communes, sur metropole.rennes.fr. Il divise l'espace des 43 communes de Rennes Métropole en zones urbaines, agricoles ou naturelles.
Projets d'aménagements
Toponymie
vignette|Extrait de la Tabula ducatus britanniae gallis, où l'on peut lire « Bourgbarre ». Le symbole utilisé signifie (bourgs).
Les formes anciennes sont : Burgobariato () ; Burgus Barre en 1240 ; ecclesia de Burgo Barrato en 1516 ; de Burgo Baratro en 1606 ; Bourgbarre.
Bourgbarré vient du latin burgus (château fort) et du gaulois barro (sommet). Selon Barthélemy Pocquet du Haut-Jussé, le nom de Bourgbarré, comme celui de Bourg-des-Comptes, serait d'origine franque..
Le nom gallo, « Bourbârë ».
Une dénomination ancienne, « La Ville Rouge », pourrait remonter à l'époque gallo-romaine..
Histoire
Antiquité Des traces d’habitations datant de l'époque gallo-romaine ont été relevées dans la commune, confirment sinon l’existence d’un village, du moins l’ancienneté de l’occupation dans la région.. Le site de Beauvais notamment présente des vestiges datant des époques préromaine et gallo-romaine. .
Des fouilles archéologiques ont mis au jour dans le site du Rocher un habitat gallo-romain constitué de moellons et de tegulae, ainsi que des tessons de céramique commune et sigillée non datés et un fragment de meule en granite..
Moyen-Âge
Paroisse dès le , située à l'intersection des routes d'Orgères et de Saint-Erblon, Bourgbarré s'est vraisemblablement constituée autour d'une motte féodale défendant la ligne frontière entre Francs et Bretons. Du bourg qui se développe initialement au pied de la motte féodale des Mottes de la Créolle. , seules quatre maisons. subsistent encore de cette époque de la châtellenie de Beauvais (l’une d’elles renfermait l’auditoire et la prison), autour de l'église primitive (reconstruite au début du ).
Beauvais appartient à la famille de la Bouëxière en 1427 et encore en 1584 avant de passer par la suite successivement aux familles Berland (seigneurs de la Guitonnière), Thibault (seigneurs de la CarteAncienne famille noble française originaire de l'Orléanais et de la Touraine, dont plusieurs membres ont porté le titre de seigneur de La Carte, ainsi que les titres de marquis de Senectère.), Denyau (seigneurs de ChanteloupFrançois Denyau de Chanteloup (1625 - 1689) fut conseiller du Roi au Parlement de Bretagne.), Robert (seigneurs de la BellangeraisFrançois-Claude-Robert de la Bellangerais fut connétable de Rennes, pui grand prévôt de Bretagne. Il vivait encore en 1725. La Bellangerais est désormais le nom d'un quartier de la ville de Rennes.), LantivyEn raison du mariage de Guyone de la Bellangerais avec Jérôme de Lantivy et Picquet (seigneurs de Melesse); ces derniers en étaient propriétaires en 1789.
Au , Tiphaine de Raguenel, première femme de Bertrand Du Guesclin, était propriétaire du manoir de Chatel-Oger [Châtel-Ogé].
Au , les seigneurs de Bourgbarré construisent le manoir de la Vayrie (le nom « Vairie » vient de l'office de haute justice du voyer ou viguier). ; le comte Gabriel de Montgommery, qui y demeurait, a été décapité sous l'autorité de Catherine de Médicis le . Il est célèbre pour avoir mortellement blessé à l'œil le roi de France Henri II lors d'un tournoi.
Au nord de la commune, le manoir de Mesneuf (qui remonte partiellement au , bien qu'il soit essentiellement, lui et son moulin à eau à pans de bois., datés du ) est avec le presbytère. un des derniers témoins de la richesse à cette époque. Il était qualifié de châtellenie, avec un droit de haute justice, un colombier, et relevait de la châtellenie de Bourgbarré..
Le manoir de Mesneuf est le type même du grand manoir médiéval à vocation agricole : une enceinte rectangulaire entourée de douves larges et profondes, alimentées par la rivière de l’Ise, une poterne d’entrée avec pont-levis et trois tourelles dont un colombier; un grand jardin s’étend vers l’est et rejoint la chapelle..
Selon Jean-Baptiste Ogée, « on remarquait en cette paroisse en 1400 les maisons nobles suivantes : Beauvais, (châtellenie, haute, moyenne et basse justice, à Robin de la BouëxièreRobin de la Bouëxière décédé le , seigneur de Bourgbarré., aujourd'hui [en 1778] à M. [Picquet] de Melesse , grand prévôt de [la maréchaussée] de Bretagne) ; Lavaerie [la Vayrie], à Gui de la BouëxièreGui de la Bouëxière, décédé le , seigneur de la Vayrie ; le manoir de Mesneuf, à Guyon du Paon. En 1410, le Bronnay [le Brossay], à Jean de Vaurouge [de Vaurouzé]; et l'Epinaye, métairie noble, à Jean d'Auvergne »..
Temps modernes L’église paroissiale actuelle a été achevée en 1610, mais elle a remplacé une plus ancienne, datée du ou du .
La baronnie du Château-Logé est achetée en 1682 par Théodore Beringhen, conseiller au Parlement de Paris ; la seigneurie passe vers la fin du entre les mains de la famille de La Bourdonnaye-Montluc.
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Bourgbarré en 1778 :
En 1782 une galerie souterraine longue de plusieurs centaines de mètres fut creusée à partir du moulin de Briant, tronçon d'un canal de , pour alimenter en eau provenant de l'Ise des machines destinées à pomper l'eau qui envahissait la mine de plomb argentifère de Pont-Péan ; cette galerie est inaccessible de nos jours..
Julien de Morand, recteur de Bourgbarré en 1790, déclara qu'il était le seul décimateur de la paroisse, sauf pour le trait du Vivier où l'abbé de Melleray percevait les deux tiers de la dîme..
Révolution française L'assemblée électorale préparatoire aux États généraux de 1789 se tint le dans la sacristie de l'église paroissiale en présence d'au moins 17 paroissiens (ayant signé) ; un cahier de doléances fut rédigé, fortement inspiré de celui de la paroisse d'Ossé ; son contenu est consultable sur le site cité en référence..
Julien Morand, pourvu de la cure de Bourgbarré le , prêtre réfractaire, émigra à Jersey en 1793 lors la Terreur.
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