La famille de Roye est une ancienne famille noble de Picardie issue d'Evrard, seigneur de Roye, vivant en 1095 à partir duquel sa filiation est établie. Elle s'est éteinte en France au dans la famille de La Rochefoucauld.
Histoire
Une ligne cadette établie en Hollande au , a donné une branche établie en Bavière, admise dans la noblesse allemande en 1764 (donnée comme subsistante en Bavière en 1948), ainsi que la branche des barons de Roye de Wichen (subistante en 1948) et qui fit reconnaître sa noblesse aux Pays-Bas en 1825 après avoir justifié sa descendance de la famille de Roye, en Picardie..
Branches Branche aînée
Dreux? Everard, sire de Roye ; Albéric de Roye, finança en 1154, la construction de l'église de l'abbaye d'Ourscamp ; Rogues (Roricon), sire de Roye et de Germigny (), marié avec Adelíne de Guise dont il eut : Alix de Roye († 1203) qui épousa Robert de Montdidier ; Raoul I de Roye († après 1202), frère cadet de la précédente, chevalier, seigneur de Roye, Guerbigny, Saint-Taurin, Lignières-lès-Roye et Monchy-le-Perreux, épousa vers 1180, Marie Le Seigneur ; Barthélemy de Roye (né vers 1170 - mort le ), chevalier, seigneur d’Herelle en 1199, comte de Roye, Grand chambrier de France en 1208-1209, croisé, participa à la Bataille de Bouvines, en 1214, sous Philippe Auguste, roi de France, fonda l'Abbaye de Joyenval, près de Saint-Germain-en-Laye, en 1221, épousa ~1180 Pérenelle de Montfort ; Mathilde de Roye, dame de Lignières-lès-Roye, épousa Renaud de Mailly, chevalier, seigneur de Barastre ; Pierre de Roye († ), chevalier son fils, Nicolas de Roye († ), évêque-comte de Noyon, pair de France ; Robert de Roye († après 1220), grand prévôt de l'Église de Cambrai, évêque d'Evreux ; Raoul II de Roye († 1230), frère cadet de Jean I de Roye, auteur de la branche de La Ferté et de Vendeuil, seigneur de Guerbigny, Monchy-le-Preux, Dury et La Ferté-en-Ponthieu, épousa ~1210, Marie de Ville, dame de La Ferté-en-Ponthieu ; Jean I de Roye(† après 1219), fils aîné de Raoul I de Roye, chevalier, seigneur de Roye, Guerbigny, Becquigny, Monchy, Crapaumesnil et de Lignières-lès-Roye, épousa en premières noces, ~1200, Ermentrude, veuve de Guillaume de Mello et en secondes noces, ~1220 ? la comtesse de Hangest ; Mathieu Ier de Roye († après 1300), fils de Jean de Roye, seigneur de Roye, Guerbigny, Becquigny et Monchy-le-Perreux, accompagna le roi Saint Louis aux croisades de 1248 et 1270. Il épousa ~1260 Alix de Boubers ; Jean II de Roye († après 1338), fils de Mathieu de Roye, seigneur de Roye, Guerbigny, Becquigny et Monchy-le-Perreux, gouverneur de Cambrai, épousa la Dame d'Offémont, défendit Tournai en 1338 contre les Anglais ; fut chargé en 1356 de la défense de la ville de Poitiers après la défaite française ; Mathieu de Roye († après 1350), frère cadet de Jean II de Roye, seigneur du Plessier-de-Roye, en 1323, épousa Marguerite de Ville, auteur de la branche du Plessier-de-Roye ; Aubert de Roye († ), évêque-duc de Laon, frère cadet de Mathieu II de Roye ; Jean de Roye, fils de Jean II de Roye, chanoine de Senlis en 1326, succéda à son oncle à l'office de grand prévôt de Cambrai en 1347 ; Mathieu II de Roye († après 1377), fils de Jean II de Roye, seigneur de Roye, Guerbigny, Becquigny, Vespillières et Monchy-le-Perreux, commande l’Armée en 1348, sert en Picardie sous le duc de Bourbon en 1351, puis sous le roi de Navarre en 1352, en Normandie en 1353, en Gascogne, Poitou et Saintonge sous le connétable, Charles d’Espagne, en Bauvaisis en 1357, en Champagne en 1359, à Paris (04/1360), otage pour la délivrance du Roi Jean II captif en Angleterre, épousa en troisièmes noces en , Isabeau de Châtillon Leur fille, Marie (ou Marguerite) de Roye, veuve d'Alain de Mauny, héritière de Roye, Monchy et Guerbigny, vendit sa terre de Guerbigny en 1415 à Dreu de Roye, épousa en secondes noces, Jean V de Hangest, grand maître des arbalétriers, conseiller et chambellan du roi, avec lequel elle engagea ses terres avec Guy de Roye, archevêque de Reims en 1402. Mort à la bataille d'Azincourt, en 1415 ; Extinction de la branche aînée de la Maison de Roye.
Branche du Plessier-de-Roye Dreux de Roye, second fils de Mathieu de Roye et de Marguerite de Ville, présent au sac d'Haspre, en garnison à Saint-Omer et Noyon. Il épousa Jeanne de Canny. Bertrand de Roye, cité avec Mahieu de Roye (probable frère ou parent de Matthieu dit le Flamand): "Sy y envoia droittement fleur de chevallerie, le conte Raoul d’Eu (Raoul de Brienne comte d'Eu et de Guînes) et le jeune conte de Guignes son filz, le connestable de France, le conte de Foix et ses freres, le conte Aymery de Narbonne, messire Aymart de Poittiers et messire Gieuffroy de Chargny, messire Gerard de Montfalcon, ses deux mares chaulx, messire Bertran et messire Mahieu de Roye, monseigneur de Cayeulx, le seneschal de Poitou, le seigneur de Chastillon et messire Jehan de Landas".; Matthieu de Roye, dit Le Flamand († en ), fils de Mathieu de Roye et de Marguerite de Ville, grand maître des arbalétriers de France de 1346 à 1349. Il défend Poitiers, combat Godefroi d'Harcourt, assiste au combat de Bourg-la-Reine, participe au siège d'Acquigny. Il servit en 1337 sous les ordres du comte d'Eu (Raoul de Brienne comte d'Eu et de Guînes); présent dans l'armée du duc de Normandie devant Paris en 1358; capitaine de Compiègne en 1368. Il prit part à la bataille de Cocherel avec le duc de Bourgogne en compagnie de Bertrand du Guesclin, Olivier de Mauny et Baudouin de Lens sire d'Annequin (fait prisonnier en Angleterre avec le roi Jean le Bon, libéré en 1357) nommé en 1358 grand maître des arbalétriers de France. En 1368, il fut capitaine de Compiègne. En 1377(?) Lors de la guerre que le roi de Navarre fit aux parisiens et au royaume de France, Mathieu de Roye (ou un proche parent) est cité parmi, "...cappitaines de toutes ces gens d’armes et communes l’evesque de Noyon, messire Raoul de Coucy, le sire de Raineval, le sire de Kauny, le sire de Roye, messire Manieu de Roie son cousin et messire Baudouin Dennekin, maistre des arbalestiers (Baudouin de Lens sire d'Annequin)".. Il épousa Jeanne, dame de Muret et Chérizy. Il fut inhumé à l'abbaye de Longpont, près de Soissons; Regnaut de Roye, quatrième fils de Mathieu de Roye, dit Le Flament, fut tué à la bataille de Nicopolis en 1396. Chevalier, il reçut du duc de Bourbon (Louis II de Bourbon) dont il était le chambellan les deux tiers de la châtellenie de Milly qui avait été attribuée au duc le . Une clause stipulait qu'en cas d'extinction de la descendance mâle de cette branche, la châtellenie devait retourner aux ducs de Bourbon, ce qui se produisit deux générations plus tard. Ainsi en 1492, le duc Pierre de Bourbon (époux d'Anne de France sœur de Charles VIII) vendit au maréchal des Querdes (Philippe de Crèvecœur d'Esquerdes) la terre de Milly au comté de Clermont. Regnaut de Roye devint conseiller et chambellan du roi Charles VI et fut un proche du maréchal Boucicaut Jean II Le Meingre qu'il accompagna dans les combats contre les Anglais et leurs alliés dans la Guerre de Cent Ans en Flandre et en Castille. En 1385-1386, on le trouve à Ferrol en Galice, prise par Jean de Portugal allié du duc de Lancastre, cité parmi les chevaliers "messire Thomas de Persy (Thomas de Percy ou un de ses parents, était à cette période vers 1378-1381 aux côtés du gouverneur de Brest Hugues de Calveley qui succéda à Tanguy Ier du Chastel, Calveley était préalablement gouverneur de Calais en 1375-1378) sur messire le Barrois; et messire Mauburny de Linieres sur messire Guillemme de Montegny; et messire Regnault de Roye sur messire Eustasse d’Aubrecicourt (Eustache d'Auberchicourt); et le sire de Tallebot sur messire Tristan de la Gaille; et ainsi chascun avoit son pareil, si avant que ils lanchoient et escarmuchoient de leurs lances.". Les armoiries de Regnaut de Roye chatelain de Milly sont représentées au folio 50r de l'armorial de Gelre, parmi celles de Pierre de Villiers de l'Isle-Adam; Hutin de Vermelles (chevalier, seigneur de Vermelles, Hutin est chambellan du roi et l'époux de Marguerite de Bourbon) ; Hervé de Mauny, seigneur de Thorigny; Amaury IV de Craon; Jean II de Clermont-Nesle, seigneur d'Offemont; Gilles VI de Mailly (se référer à la section des manuscrits et armoriaux). Jehan de Roye, († 1409), fils de Regnault, mort sans postérité ; Guy de Roye († 1409), fils de Matthieu de Roye dit Le Flament et de Jeanne de Chérizy ; évêque de Verdun (1381), archevêque de Tours (1382) puis archevêque de Sens (1385) et enfin archevêque de Reims (1390). Il fonda en 1399 le collège de Reims à l'université de Paris ; Raoul de Roye († 1418), frère de Guy de Roye, archevêque de Reims ; abbé de l'abbaye Saint-Lucien de Beauvais, puis de l'abbaye Saint-Pierre de Corbie de 1395 à 1418 ; Jean III de Roye dit "Baudran" († 1396 à la bataille de Nicopolis), seigneur d'Aunoy et du Plessier, fils de Matthieu de Roye dit Le Flamand, fut l'un des otages envoyés en Angleterre pour la délivrance du roi Jean II "le Bon" en 1360 (ou 1359) et y demeura jusqu'en 1374 date à laquelle Bertrand du Guesclin négocia sa libération en échange de celle d'un grand seigneur anglais. Il accompagna le duc d'Anjou à la conquête de Guyenne alors aux anglais, où il força parmi les premiers la ville de Duras en 1377, accompagne le duc de Bourbon en Afrique avec le seigneur de Longueval en 1390. En 1392 il fut un des trois notables chevaliers commis près du roi Charles VI (début de la démence du roi) et fut choisi avec d'autres grands seigneurs du royaume pour garder la tente de ce monarque lorsqu'il s'aboucha avec Richard II roi d'Angleterre entre Ardres et Calais. Conseiller, garde et chambellan du roi, certains auteurs le qualifient de grand chambellan de France. Garde du château de l'Ecluse par lettre du 05-04-1386, membre du grand conseil par lettres du 06-04-1393. Il est en garnison à Saint-Pol; à Noyon; dans l'ost du duc d'Anjou; en garnison à Landuras; à Béthune; à Péronne; à Bray; combat les Anglais à Troyes; fait la guerre en Espagne; se trouve à Paris lors de l'arrivée du duc de Bretagne; l'un des capitaines des hommes d'armes du sire de Coucy; assiste au mariage du duc de Berry. Il épousa en premières noces Jeanne de Béthune dame de Buissu et du Verger, fille de Jean dit "de Locres" seigneur de Lorin et de Vendeuil et de Jeanne de Coucy. Jean de Roye est cité parmi les chevaliers qui s'étaient signalés par quelques exploits extraordinaires invités à se rendre à la forteresse de Marienbourg, palais de l'Ordre des chevaliers teutoniques située à Malbork, en Poméranie, dans le territoire actuel de la Pologne: