Joseph Palizzi, né Giuseppe Palizzi le à Lanciano et mort le à Paris , est un artiste peintre français de naissance italienne.
Excellent peintre paysagiste romantique et animalier, proche de l'école du Pausilippe, il a surtout composé des scènes pastorales avec des groupes d’animaux..
Biographie Destiné au barreau, Giuseppe Palizzi, ainé de sa fratrie, fils d’un fonctionnaire de la sous-préfecture de Vasto, n’a pu se livrer à sa passion pour les arts qu’à l’âge de vingt-trois ans. Ayant quitté les Abruzzes pour Naples, il fréquente l'Académie des beaux-arts, où il obtient des succès, sous la direction d'Anton Sminck Pitloo puis de Gabriele Smargiassi. En 1837, il s'établit à Naples en compagnie de son frère Filippo. En 1839 et 1841, il expose à la Biennale Borbonica des paysages historiques dans un style romantique.
Séjour en France Venu s'établir en France, en 1844, il entre en contact avec Corot et Courbet. Exposant dès l'année suivante au Salon, il retourne à Naples en 1854, 1859 et 1866.
Avec Alberto Pasini, c'est l'un des premiers peintres italiens à peindre dans la forêt de Fontainebleau. Il se lie d'amitié avec Jean-François Millet, Narcisse Díaz de la Peña, Théodore Rousseau et Charles Jacque, peintres de l'école de Barbizon.
Il invite ses frères, Filippo, Nicola et sont également peintres. à venir le rejoindre en France. Filippo et Nicola répondent à l'invitation ; Paolo reste à Naples, bientôt suivi par Nicola. En 1856, chargé par l’État de peindre les mérinos et les brebis de la bergerie de Rambouillet, il s’impose aux Salons avec des tableaux de formats inhabituels..
Vers la fin des années 1860, il signe, à Grez-sur-Loing, un bail de dix années avec l'aubergiste Chevillon, pour une autorisation de construire un cabanon-atelier sur le terrain de boules de l'auberge. L'atelier est la plupart du temps occupé par son frère Filippo. Giuseppe s'installe à Marlotte, au « Bocage », rue Palizzi, puis au de l'actuelle rue Gambetta, dans ce qui sera la « villa Palizzi ». Les deux frères sont surnommés « les peintres des ânes et des chèvres », car ils en glissent dans tous leurs tableaux. Filippo réalisait le portrait de ses petites amies accompagnées d'une chèvre.. Dévalisée, elle est démolie à la fin ..
Les trois frères Filippo, Nicola et Giuseppe Palizzi se retrouvent à la « Gobba », petit atelier construit par Giuseppe, avec l'autorisation de l'administration forestière sur le terrain des Ventes à la Reine, sur la route de la Gorge aux Loups, à proximité de la mare aux Fées où, dans ses Souvenirs, Dominique Isengrain affirme que .
Parmi les invités à la Gobba, Georges Gassies se souvient que s'y trouvaient Charles-Olivier de Penne et le marchand de tableaux Louis Adolphe Beugniet accompagné de son fils. Giuseppe et Filippo partageaient volontiers leur bourse, mais également leur signature, pour la bonne raison que Giuseppe était plus coté en France et Filippo en Italie.
Dans les années 1870, Giuseppe Palizzi abandonne le style romantique. La guerre franco-prussienne, la mort de Nicola, en 1870, puis le départ de son frère Francesco Paolo pour Naples, puis sa mort quelque temps après, marquent pour Palizzi un changement dans sa vie et son travail.
Il a occupé des ateliers à Paris au de la rue Neuve-Fontaine-Saint-Georges (devenue rue Fromentin); dans la rue d'Amsterdam ; au du boulevard de Clichy et au village de Passy. Mort à Paris le , il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, après une cérémonie religieuse à l'église de la Sainte-Trinité de Paris le , dont le deuil est conduit par son frère FilippoJournal Le Gaulois du mardi 3 janvier 1888..
Giuseppe étant le seul à être resté en France, la villa Palizzi à Marlotte a ensuite été vendue aux enchères par le notaire de Montigny. Après la mort de Giuseppe, c'est le peintre (1842-1889), qui loua l'année suivante l'atelier la Gobba, avant sa disparition et la démolition du cabanon.
Collections publiques En France Autun, musée Rolin : La Vallée de Chevreuse, 1849, huile sur toileFNAC 140000000072355 Carcassonne, musée des beaux-arts : Intérieur de bergerie, 1886, huile sur toile. Compiègne, musée Antoine Vivenel : Trois Béliers mérinos de la bergerie de Rambouillet, 1857, huile sur toileMarion Lagrange, « Peindre à Paris », in Les Peintres italiens en quête d'identité. Paris 1855-1909, Paris, INHA/CTHS, Les Essais de l'INHA, 2009, . Béliers, 1857, huile sur toilepropriété du FNAC N°140000000070116. Moutons et brebis, 1857, huile sur toileFNAC N°140000000070117. Dijon, musée des beaux-arts : L'Averse, huile sur toile. Langres, musée d'art et d'histoire : Le Retour de la foire, 1850, huile sur toile. Limoges, préfecture : Deux moutons sur la pente d'une collineCDOA - N° D15-000827. Moulineaux, château du Rouvray : Départ pour la Chasse, huile sur toile. Chasse à courre, huile sur toile. Retour de la chasse, huile sur toile. Paris, musée d'Orsay : Béliers, 1852, huile sur toileFNAC N°140000000045531 Le Printemps, vers 1852, huile sur toileEncyclopédie Larousse. Rouen, musée des beaux-arts : La Traite des veaux dans la vallée de la Touque, 1859, huile sur toileCatalogue interministériel des dépôts d'œuvres d'art de l'État N°D36-58547. En Italie Naples, Galerie de l'Académie des beaux-art : Bûcheron en forêt de Fontainebleau, huile sur toile. Naples, musée national de Capodimonte : Paysage avec maison rustique, 1841, huile sur toile. Naples, museo Principe Diego Aragona Pignatelli Cortés di Napoli Rome Galerie nationale d'art moderne et contemporain : Vue de Fontainebleau, huile sur toile.
Illustrations L'Illustration du , illustration d'un article sur le domaine de Rambouillet.
Salons
Expositions Exposition universelle de 1855 à Paris 1913 : Petits maîtres du , Paris, galerie Georges Petit : Troupeau à l'abreuvoir (1861)
Galerie
Réception critique
Distinctions 50x50px Chevalier de la Légion d'honneur (1859) 50x50pxCommandeur de l'ordre de la Couronne d'Italie 50x50px Officier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare en (1862)
Médigraphie Bibliographie Dictionnaire Bénézit. Giovanna Di Matteo et Cosimo Savastano, Filippo, Giuseppe, Nicola, Francesco Paolo Palizzi del Vasto, Sant'Atto di Teramo, Edigrafital, 1999. Corrado Anelli, Fausto Eugeni, Cosimo Savastano, Photographes des Abruzzes des années 1800 et du début de 1900, Sant'Atto di Teramo, Edigrafital, 2002, , collana Scatti d'Epoca, . Giuliano Matteucci, Aria di Parigi nella pittura italiana di del secondo Ottocento, Turin, Umberto Allemandi editore, 1998. Antonio Menna e Vittorio Menna, Giuseppe Palizzi - Celebrazione del bicentenario della nascita (1812-2012), Vasto, Edizioni Cannarsa, 2012. Livio Zanone, « Giuseppe Palizzi et ses frères », Bulletin des Amis de Bourron-Marlotte, , 2009. André Roussard, Dictionnaire des peintres de Montmartre, éd. André Roussard, 1999, Paris, . .
Sitographie Ressources de la BnF
Iconographie Félix Nadar, Portrait de Palizzi, vers 1859, épreuve sur papier salé, Paris, musée d'Orsay.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Peintre italien du XIXe siècle Catégorie:Peintre de l'école de Barbizon Catégorie:Peintre paysagiste italien Catégorie:Peintre animalier Catégorie:Peintre italien d'art sacré Catégorie:Peintre portraitiste italien Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1859 Catégorie:Officier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare Catégorie:Commandeur de l'ordre de la Couronne d'Italie Catégorie:Naissance en mars 1812 Catégorie:Naissance à Lanciano Catégorie:Décès en janvier 1888 Catégorie:Décès dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 76 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 53)