Michael Rogers (né le à Barham), est un coureur cycliste australien, professionnel entre et 2016. Remarquable rouleur à ses débuts, il a remporté trois fois consécutivement le titre de champion du monde du contre-la-montre entre 2003 et 2005. Se consacrant progressivement aux courses par étapes, il a notamment remporté le Tour d'Allemagne en 2003 et le Tour de Californie en 2010, et a terminé deuxième du Tour de Suisse en 2005 et du Tour de Catalogne en 2007. Il compte également une victoire d'étape sur le Tour de France 2014 et deux étapes du Tour d'Italie 2014. Sa carrière a été marquée par plusieurs blessures et maladies. Il met un terme à sa carrière en , en raison de problèmes cardiaques.
Biographie 1999-2005 : le début de carrière et la révélation chez Mapei-Quick Step 1999-2002 Formé sur la piste, Michael Rogers remporte son premier succès lors de la du Tour Down Under 2000. Il rejoint l'équipe Mapei-Quick Step en tant que stagiaire, avant d'y passer professionnel en 2001. Il s'impose rapidement comme un rouleur hors pair. Dès sa première saison, il termine notamment deuxième du Grand Prix Eddy Merckx, avec son coéquipier Fabian Cancellara, 20 ans et lui aussi néo-professionnel.
En , il termine deuxième du championnat d'Australie du contre-la-montre derrière Nathan O'Neill. La semaine suivante, il montre également des aptitudes remarquables pour les courses par étapes dans le Tour Down Under. Vainqueur de la , il bénéficie d'une véritable démonstration de force de son équipe, qui réalise un triplé dans la , avec Cadel Evans et Daniele Nardello. Ainsi, Rogers préserve son maillot jaune face à Alexandre Botcharov et remporte la course. Il confirme ces qualités en terminant troisième d'un Tour de Rhodes remporté par Fabian Cancellara, et lui aussi nettement dominé par la Mapei. La même année, Rogers confirme dans les épreuves contre-la-montre, terminant notamment cinquième du Chrono des Herbiers et du championnat du monde du contre-la-montre.
2003 En 2003, Rogers rejoint l'équipe Quick Step-Davitamon, qui prend la suite de Mapei-Quick Step. Il est à nouveau battu au championnat d'Australie du contre-la-montre, par Ben Day cette fois. Mais à partir du mois d'avril, Rogers se révèle comme un remarquable coureur par étapes. Il termine d'abord quatrième du Circuit de la Sarthe, grâce à un bon contre-la-montre, mais aussi à sa troisième place d'étape à Angers. Fin mai, il prend la cinquième place du Tour de Picardie, puis remporte haut la main le Tour de Belgique. La semaine suivante, il participe au Tour d'Allemagne. À l'issue de la difficile , il occupe la cinquième place du classement général, devancé par 4 coureurs de la ONCE-Eroski. Mais le lendemain, il remporte la , un contre-la-montre de , avec plus d'une minute d'avance sur ses concurrents, aux premiers rangs desquels les spécialistes Jan Ullrich et Alexandre Vinokourov. Rogers remporte ainsi avec la manière le Tour d'Allemagne, sa plus belle course par étapes, devant plusieurs des protagonistes du Tour de France. Mieux, il enchaîne sur une troisième course par étapes consécutive, remportant fin juin la Route du Sud grâce à son écrasante victoire dans le contre-la-montre. En juillet, il participe à son premier Tour de France. Alors qu'il occupe la du classement général, il se fait remarquer en accompagnant le maillot jaune, son coéquipier Richard Virenque, dans la grande étape de l'Alpe d'Huez. Usé par ses performances des derniers mois, il rétrograde cependant dans les Pyrénées, et termine le Tour à la .
En fin de saison, Rogers réussit à nouveau de très belles performances contre-la-montre. Il termine à nouveau deuxième du Grand Prix Eddy Merckx avec László Bodrogi, puis prend la médaille d'argent lors des championnats du monde du contre-la-montre derrière l'écossais David Millar. Ce dernier ayant avoué s'être dopé, Rogers remportera finalement le titre de champion du monde du contre-la-montre 2003.
2004 200px|thumb|right|Michael Rogers lors du Chrono des Herbiers 2004 Dès le début 2004, Rogers termine de Paris-Nice, confirmant ses belles performances de l'année précédente. Mais il déçoit sur le Critérium du Dauphiné libéré, où il ne termine que , distancé dès avant la montagne. Le Tour de France commence tout aussi mal. Au pied des Pyrénées, il est à 16 minutes de Thomas Voeckler, le maillot jaune, et à plus de 6 de Lance Armstrong. Il fait cependant preuve d'une grande régularité en montagne, et termine notamment du contre-la-montre en côte de l'Alpe d'Huez, ce qui lui permet de s'adjuger une finale.
Peu après le Tour, il échoue au pied du podium du contre-la-montre des Jeux olympiques d'Athènes à 3 s seulement de la médaille de bronze de Bobby Julich. Il prend sa revanche quelques mois plus tard en remportant son deuxième titre consécutif de champion du monde du contre-la-montre, avec plus d'une minute d'avance sur tous ses concurrents. Ce jour-là, Rogers reçoit successivement sa médaille d'or de l'année précédente, à la suite du déclassement de Millar, et sa médaille d'or 2004. Il devient ainsi le premier à remporter deux titres consécutifs de champion du monde du contre-la-montre depuis la création de l'épreuve. Il réussit aussi plusieurs autres performances dans les épreuves contre-la-montre de fin de saison, terminant notamment deuxième de Florence-Pistoia derrière Sergiy Matveyev.
2005 En 2005, Rogers confirme ses remarquables aptitudes pour les terrains montagneux. Dès le début de la saison, il termine troisième du Grand Prix de Lugano. Puis, début avril, il termine huitième du relevé Tour du Pays basque. En mai, il prend part au Tour de Catalogne. Malgré un contre-la-montre par équipes médiocre, il termine quatrième de la grand étape de montagne menant à Andorre et prend la dixième place du classement général. Le lendemain, lors du contre-la-montre en côte couru sur la même ascension, il termine sixième. Il prend ainsi la quatrième place finale de ce Tour de Catalogne. Il confirme quelques semaines plus tard sur le Tour de Suisse. Dès la contre-la-montre, il s'empare de la troisième place, derrière Jan Ullrich et Bradley McGee. Lors de la difficile qui mène à Arosa, Rogers distance d'une poignée de secondes ses adversaires pour terminer troisième de l'étape. Il s'empare du maillot jaune. Dans la , Rogers voit s'affirmer un troisième concurrent majeur. L'Espagnol Aitor González l'attaque et lui reprend une minute au classement général, se rapprochant à la quatrième place à 36 s avant la dernière étape. Dans cette , Rogers est attaqué toute la journée par ses concurrents au classement général, et la force collective de son équipe est trop limitéehttp://www.cyclingnews.com/road/2005/jun05/suisse05/?id=results/suisse059, Gonzalez wins the Tour de Suisse, cyclingnews.com, 19 juin 2005. Rogers tente de devancer ses concurrents en attaquant le premier, mais il est rapidement distancé par le même Aitor González, qui lui reprend à Ulrichen 48 secondes et la victoire finale. Rogers, quatrième de l'étape, termine deuxième de ce Tour de Suisse.
Rogers fait ainsi partie des outsiders du Tour de France. Décevant lors du contre-la-montre initial (), régulier en montagne dans les Alpes, il occupe la au pied des Pyrénées. Mais il y subit le contrecoup de ses performances des derniers mois, et recule finalement à la . Le , Rogers remporte à Madrid son troisième titre de champion du monde du contre-la-montre, établissant alors le record de l'épreuvece record a été battu en 2010 par le Suisse Fabian Cancellara.. Il termine également deuxième du Chrono des Herbiers quelques jours plus tard, derrière Ondřej Sosenka.
2006-2008 : la confirmation chez T-Mobile 2006 En 2006, Rogers rejoint l'équipe T-Mobile. Après une bonne préparation sur la Semaine internationale Coppi et Bartali et le Circuit de la Sarthe, il participe pour la première fois au Tour d'Italie. Il termine de la contre-la-montre, puis profite de la deuxième place de son équipe dans le contre-la-montre par équipes pour prendre la quatrième place du classement général. de la première étape de moyenne montagne à Saltara, il préserve sa quatrième place derrière son coéquipier Serhiy Honchar, mais s'effondre le lendemain dans l'ascension du Passo Lanciano, terminant à 8 min 49 s. Il recule alors progressivement au classement, et abandonne après la , qu'il termine à la . Après ce Tour d'Italie tronqué, il participe au Tour de Suisse, mais avec beaucoup moins de succès que l'année précédente, et termine .
Il participe donc sans grands repères au Tour de France. Il réalise cependant une très bonne première partie de Tour : il est du prologue, deuxième à Valkenburg, puis quatrième du contre-la-montre à Rennes. Il occupe ainsi la troisième place du classement général au pied des Pyrénées à 1 min 08 s de Serhiy Honchar, dans une situation analogue à celle du Tour d'Italie. au sommet de Pla de Beret, Rogers recule à la septième place du classement général après les Pyrénées. Dans les Alpes, il termine à l'Alpe d'Huez, à La Toussuire et à Morzine, faisant preuve d'une remarquable régularité, mais sans peser fortement sur la course. du dernier contre-la-montre, il termine ce Tour de France à la neuvième place.
En fin de saison, il termine deuxième du Regio Tour, mais perd son titre de Champion du monde du contre-la-montre, ne prenant que la huitième place.
2007 thumb|right|Au Tour de Romandie 2007. En 2007, Rogers réalise un bon début de saison, terminant septième du Tour de Californie et quatrième de la Semaine internationale Coppi et Bartali, mais abandonne sur le Tour du Pays basque et le Tour de Romandie. Sur le Tour de Catalogne, son équipe ne prend que la du contre-la-montre par équipes. Deuxième de la première étape de montagne derrière Óscar Sevilla, il ne prend donc que la troisième place, à 32 s de Sevilla, et à 4 s de Vladimir Karpets. Lors du contre-la-montre en côte du lendemain, Rogers prend la cinquième place, loin devant Sevilla, mais derrière Karpets, qui s'empare du maillot jaune. Malgré ses efforts, Rogers ne parvient pas à distancer Karpets dans la dernière étape, et termine deuxième, toujours à la recherche d'une victoire dans une grande course par étapes depuis sa deuxième place dans le Tour de Suisse 2005.
Après son abandon dans le Tour de Suisse, Rogers participe à son cinquième Tour de France consécutif. Il termine du prologue et occupe la du classement général à la veille de la première grande étape de montagne. Mais dans cette , il se fracture la clavicule et est contraint à l'abandon.
2008-2010 : High Road / Columbia-HTC 2008 thumb|Michael Rogers au Tour Down Under 2008 L'équipe T-Mobile devient High Road à la suite du retrait du sponsor T-Mobile. Le début de saison 2008 de Rogers est à nouveau marqué par la malchance. Une mononucléose le contraint à ne reprendre la compétition qu'en mai, au Tour de Catalogne, Un coup dur pour Rogers, velo-club.net, 11 mars 2008. Sur le Critérium du Dauphiné libéré, Rogers termine du prologue et de la contre-la-montre, confirmant des résultats moins impressionnants contre-la-montre au cours des deux dernières années. En contrepartie, Rogers progresse visiblement en montagne, terminant notamment à Annemasse et à Morzine. Il prend ainsi la de ce Critérium du Dauphiné libéré.
Encore affaibli, il ne participe pas au Tour de France, mais termine deuxième du Tour de Saxe, puis participe aux Jeux olympiques de Pékin, où il prend la de l'épreuve en ligne, et la du contre-la-montre. À la fin du mois d'août, il profite de sa lors de la contre-la-montre pour terminer troisième de l'Eneco Tour derrière José Iván Gutiérrez et Sébastien Rosseler. En septembre, il termine deuxième du Tour du Missouri, puis seulement du championnat du monde du contre-la-montre.
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