Sainte Christine de Tyr ou Christine de Bolsena est une jeune sainte martyre exécutée à la fin du ou au tout début du . Son jour de fête est fixé au 24 juillet en Orient et en Occident.
vignette|droite|upright=0.5|Statue par Carlo D'Aprile (1655). Cathédrale de Palerme, Italie.
Hagiographie vignette|Christine de Flandre donne les idoles en or de son père aux pauvres . Son père, Urban, était un riche magistrat romain qui vénérait les idoles païennes. Il possédait un grand nombre de ces statues en or, que sa fille très jeune, convertie au christianisme, brisa et donna aux pauvres. Son père, furieux, la fit fouetter et emprisonner. Face à son refus de renoncer au Christ, le père écartela Christine avec des crochets en fer et finit par la jeter au feu. Voyant qu'elle avait survécu à ce traitement, il fut si frappé qu'il en mourut.
Cela ne mit pourtant pas un terme au chemin de croix de Christine, étant donné qu'un second magistrat fut nommé. Ce dernier l'exhorta à davantage de sagesse en lui rappelant ses origines aristocratiques, ce à quoi elle aurait répondu : « Le Christ, que tu méprises, me délivrera de tes mains ». La réplique exaspéra le magistrat, qui l'enferma dans un four pendant cinq jours, en vain. Le juge suivant l'enferma en compagnie de serpents venimeux : ces derniers l'ignorèrent mais tuèrent le gardien. Christine ramena le gardien à la vie et le convertit au christianisme, mais sa seule récompense fut d'avoir la langue coupée.
Elle succomba finalement après avoir été percée de trois flèches, dont une en plein cœur, alors âgée de quatorze ansMort de sainte Christine : tout au plus avait-elle quatorze ans, Les reliques de sainte Christine de Solliès-Pont, Écomusée vallé du Gapeau. Dans l'ensemble, ses reliques sont désormais conservées à Bolsena, ainsi qu'à Palerme en Sicile, dont Christine est l'une des quatre patronnes secondaires avec les saintes Agathe, Olive et Nymphe. La patronne principale étant sainte Rosalie.
Deux traditions Les Latins et les Orientaux se disputent la paternité de sa naissance. Les premiers considèrent Tyr comme étant le territoire du Latium sur la mer Tyrrhénienne. La vénération de sainte Christine remonte au à Bolsena où se situait un ancien site étrusque appelé Volsinii veteres, avec des catacombes dans lesquelles les archéologues ont trouvé les restes d'une église paléochrétienne et la tombe d'une femme martyre. Les inscriptions trouvées sur le site confirment que cette martyre portait un nom très proche de Christina et que la communauté locale la vénérait comme une sainte vers la fin du . Une mosaïque du de la basilique Saint-Apollinaire-le-Neuf à Ravenne., qui inclut dans son cortège de vierges une sainte nommée Christina portant une couronne de martyre, fournit des preuves corroborantes. La tradition orientale, quant à elle, la voit comme martyre ayant combattu à Tyr (dans l'actuel Liban). Pourtant, il n'y a pas lieu de penser qu'il y ait eu deux Christine de Tyr.
Reliques
Une partie de ses reliques a été retrouvée en 1880 dans un sarcophage des catacombes situées sous la à Bolsena. En 1099, un morceau de bras fut volé à Sepino par deux pèlerins français en route pour la Terre sainte, mais, lorsqu'ils sont revenus dans la ville, ne pouvant embarquer faute de bateau en partance, ils n'ont pas pu repartir avec leur précieuse cargaison et ont dû la laisser aux habitants. À Sepino, sainte Christine est fêtée quatre jours différents par an Le culte de sainte Christine à Sepino, Pro Sepino. Pour le reste de ses reliques, contestées par plusieurs villes, elles ont été translatées de Rome à la cathédrale de Palerme entre 1154 et 1166, où elles reposent toujours. Il y a une relique à la chapelle Sainte-Christine de Cuers, chapelle « jumelle » de celle de Sollies-Pont, dont la fête patronale au mois de juillet.
Iconographie chrétienne Ses principaux attributs sont la palme du martyre et la flèche, le plus souvent qu'elle tient en main ou qu'elle a plantée en trois endroits de son corps. Sante Peranda, tableau de 1602. Vierge à l'Enfant avec les saints François, Élisabeth de Hongrie, Laurent et Christine, terracotta invetriata d'Andrea della Robbia (v. 1500), église Saint-Pierre, Radicofani, Italie.
Lieux de vénération La basilique Sainte-Christine à Bolsena L'église Sainte-Christine-la-Vetere à Palerme La chapelle Sainte-Christine à Solliès-Pont (83) La chapelle Sainte-Christine de Cuers (83) L'église Sainte-Christine à Labeuvrière (62) La chapelle Sainte-Christine à Plougastel-Daoulas (29) La chapelle Sainte-Christine à Orléans (45) L'église Sainte-Christine à Saint-Flour (15)
Œuvre Pièce de théâtre en 3 actes :
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes Sainte Christine (autres saintes se prénommant Christine) Saints mégalomartyrs
Liens externes
Récits, vie et culte de sainte Christine de Bolsena, ville de Bolsena
Christine Tyr Catégorie:Saint catholique et orthodoxe d'Italie Catégorie:Saint syrien Catégorie:Saint de Sicile Catégorie:Saint de Toscane Catégorie:Chrétien martyr sous Dioclétien Catégorie:Chrétien martyr dans l'Italie antique Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom Catégorie:Sainte du haut Moyen Âge Catégorie:Antiquité tardive Catégorie:Grand martyr Catégorie:Saint catholique fêté le 24 juillet Catégorie:Saint orthodoxe fêté le 24 juillet Catégorie:Lac de Bolsena