Jean Ambroise Baston comte de Lariboisière, né le à Fougères et mort le à Koenigsberg en Prusse-Orientale, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie

Du lieutenant au général de brigade

Jean-Ambroise Baston de Lariboisière naît le à Fougères, en Bretagne. Fils d'Ambroise Baston, sieur de Lariboisière, lieutenant général civil et criminel de la sénéchaussée de Fougères, propriétaire de l'hôtel de Saint-Brice, et de Jeanne-Marie Monnière, il s'oriente rapidement vers une carrière militaire. Il fait de brillantes études et entre comme lieutenant, le , dans le régiment d'artillerie de La Fère où sert Napoléon Bonaparte. Quoique Lariboisière ait quelques années de plus que son jeune camarade, il s'établit bientôt entre eux, selon Éric Pautrel, .

À l'époque de la Révolution française, dont il se montre partisan modéré, il est cité comme un officier distingué. Fait capitaine en 1791 et envoyé à l'armée du Rhin, sous Custine, il prend part à l'invasion du Palatinat. Après la prise de Mayence il est chargé, en 1792, de l'armement de la place de Mayence. Quand Mayence est prise, il fait partie de la garnison qui défend cette ville contre les Prussiens. Après le siège et la capitulation de Mayence, il demeure comme otage au Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850 (Mullié) p. 172. Il fait les campagnes des ans II et III comme adjudant-général, chef de bataillon puis chef de brigade, et passe une partie de l'an IV dans sa famille. Depuis l'an IV jusqu'à l'an XI, il est nommé successivement directeur des parcs d'artillerie des armées d'Angleterre, d'Helvétie, du Rhin et du Danube, avant d'être fait général de brigade le .

Général de l'Empire

vignette|gauche|Le général Lariboisière et son fils Ferdinand, lieutenant au carabiniers à cheval à la bataille de la Moskova en 1812. Ferdinand salue son père avant de charger avec son régiment : il est mortellement blessé lors de la bataille. Peinture de Antoine-Jean Gros. Musée de l'armée (Paris).

Lariboisière commande l'artillerie du pendant la campagne de l'an XIV et se trouve à la bataille d'Austerlitz. Il contribue fortement au succès de cette journée par l'emploi qu'il fait de ses batteries et par le feu qu'il dirige sur les glaces qui portent les colonnes russes, car celles-ci ont eu l'imprudence de se placer sur l'étang de Menitz. À Iéna, le , il parvient avec son artillerie à repousser plusieurs charges d'infanterie. Remarqué par l'Empereur qui le fait général de division le , il est appelé au commandement de l'artillerie de la Garde impériale. Au cours de la bataille d'Eylau le , il soutient tout au long de la journée le centre de l'armée avec une batterie de 40 canons.

Blessé d'un coup de boulet devant Dantzig, le général Lariboisière dirige l'artillerie de la Garde lors des batailles d'Heilsberg et de Friedland. Il est chargé le de faire établir sur le Niémen le radeau qui sert aux conférences tenues entre Napoléon et le tsar Alexandre, et qui se terminent par la paix de Tilsitt. Au mois de , le général Lariboisière prend le commandement en chef de l'artillerie de l'armée d'Espagne. Rappelé à la Grande Armée en 1809, Napoléon lui confie le commandement en chef de l'artillerie à Wagram.

Élevé en 1811 à la dignité de premier inspecteur général de l'artillerie, le comte de Lariboisière ne tarde pas à retourner sur les champs de bataille. Peu avant le commencement de la campagne de Russie en 1812, il prévoit les difficultés auxquelles l'armée va se heurter. Il fait un certain nombre d'efforts pour réparer l'effet désastreux des pluies qui tombent en abondance avant l'arrivée des Français à Vilnius. À la prise de Smolensk, des bouches à feu tonnent sur la place, et caissons portent leurs approvisionnements. Chargé la veille de la bataille de la Moskova de reconnaître les positions de l'ennemi et de déterminer le moyen d'attaquer les redoutes que les Russes ont établies sur leur gauche, il met en place pendant la nuit les dispositions nécessaires. À la pointe du jour, l'artillerie française ouvre le feu sur les Russes et les boulets tirés pendant la bataille sont en mesure d'être remplacés.

Pour Lariboisière, la victoire de la Moskova est endeuillée par la mort de son fils, mortellement blessé lors d'une charge. Affaibli par cette perte et par la fatigue, le général tombe malade à Vilnius et meurt à Kœnigsberg le . Son corps repose dans l'Hôtel des Invalides, et sur son cercueil, on lit cette partie de l'inscription : . Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté est. Beau-frère de Louis Joseph Le Beschu de Champsavin, il est le père de Honoré-Charles Baston de La Riboisière.

Il est considéré par le spécialiste Jean-Claude Quennevat comme l'..

Bibliographie

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Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Château de Monthorin

Liens externes

Exposition en ligne sur Le général de Lariboisière faisant ses adieux à son fils par Antoine-Jean Gros

Catégorie:Général de la Révolution française promu en 1803 Catégorie:Naissance en août 1759 Catégorie:Naissance à Fougères Catégorie:Décès en décembre 1812 Catégorie:Décès à Königsberg Catégorie:Décès à 53 ans Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Comte de l'Empire Catégorie:Grand dignitaire de l'ordre napoléonien de la Couronne de fer Catégorie:Artilleur Catégorie:Personnalité inhumée dans le caveau des gouverneurs Catégorie:Naissance dans la province de Bretagne Catégorie:Militaire français des guerres de la Révolution française Catégorie:Chef militaire français des guerres napoléoniennes Catégorie:Militaire français mort au combat lors des guerres napoléoniennes