Mésanger est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.
Géographie La superficie de la commune est de ().
Situation Mésanger est située à environ au nord-est de Nantes et à au nord d’Ancenis (commune nouvelle d'Ancenis-Saint-Géréon).
Les communes limitrophes sont Ancenis-Saint-Géréon au sud, Couffé au sud-ouest, Mouzeil à l'ouest, Teillé puis Pannecé au nord, Pouillé-les-Côteaux au nord-est, La Roche-Blanche à l'est.
Relief La campagne mesangéenne est un paysage d'openfield consacré principalement à la culture céréalière.
Le site est vallonné, l’altitude variant entre Gilbert Chéron, Histoire de Mésanger, Herault éditions, 1983. Le bourg s’est développé dans une sorte de cuvette.
Hydrographie Un petit ruisseau, le Beusse, prend sa source sur le sol de la commune, près du village de la Poibelière. Avant de retrouver son cours normal lors des travaux du plan d'eau Le Pont Cornouaille en 2019, il alimentait ce plan d’eau, situé au nord du bourg. Il traverse le bourg et l'ouest de la commune, avant de rejoindre à Couffé un autre cours d'eau, formant le Hâvre, qui se jette dans la Loire à Oudon.
Il existe deux autres plans d'eau à Mésanger : le Bouineau et la Bonne Vallée. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de MésangerLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nort-sur-Erdre à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes de Mesengeriis en 1104, Mesanger en 1287Jean-Yves LE MOING : Les noms de lieux bretons de Haute Bretagne. Coop Breizh. 1990..
Mésanger possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale, écrit Mezenjë et prononcé ou ..
La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est '..
Histoire D'après Histoire de Mésanger de 1983.
Époque gallo-romaine En l’an 55 , les Romains soumettent l’Armorique. Il existe des traces d’exploitation des carrières de calcaires, datant de cette époque, à la limite de Mésanger. Plusieurs voies romaines ont traversé le territoire actuel de la commune :
L’une passait à Tacon pour rejoindre une autre voie au niveau de la Chapelle-Rigaud. Une autre allait très certainement de Saint-Géréon à Mésanger. Sa découverte a eu lieu en mai 1966, où de nombreux pavés ont été déterrés lors de la création des fossés sur la route d’Ancenis, près du bois de la Guère.
Époque féodale
C’est à cette époque que le vieux bourg de Mésangé serait apparu. Les vilains auraient construit leurs habitations à proximité du donjon voisin de la demeure féodale de la Cour des Bois. Le donjon présentait de larges douves alimentées par le Beusse. Anciens seigneurs Le plus ancien seigneur attesté est un certain Gestin de Mésangé (fin ).Mésangé fut l’une des plus anciennes seigneuries de Bretagne puisqu’elle est datée dans les familles de chevalerie dès le .
La famille de Chateaugiron dite de Malestroit, habita le Château de La Cour des Bois du au .
Jean de Malestroit, né à Mésangé vers le milieu du deviendra évêque de Saint-Brieuc en 1404 puis exécuteur testamentaire du connétable Olivier de Clisson. Peu après, il se rallie aux Montfort et devient Trésorier Général de Bretagne. En 1419, il est nommé évêque de Nantes.
La seigneurie de Mésangé est ensuite transmise aux Coëtquen – une puissante famille bretonne au vu de ses nombreuses seigneuries – en 1519 à la suite du mariage de Françoise de Malestroit avec François de Coëtquen. Le dernier héritier de Malestroit, Jacques de Malestroit, est mort en bas âge. La fille, Gillonne de Coëtquen, épouse Estienne du Halley en 1576. Nouveau nom dans la seigneurie de Mésangé. Il s’éteignit très vite : Gillonne de Coëtquen meurt le , puis sa fille, Rennée du Halley, meurt elle aussi le de la même année.
Jacques de Raoul, seigneur de la Guibourgère acheta la seigneurie de Mésangé entre 1626 et 1631. Les derniers seigneurs de Mésangé furent Louis-François Camus de Pontcarré et Louis-Jean Camus de la Guibourgère. Le premier émigra pendant la révolution, l’autre périt sur l’échafaud le .
La juridiction s’étendait sur d’autres seigneuries de Mésangé, particulièrement nombreuses : la Quétraye, la Rigaudière, le Pas Nantais, la Hardière, les Salles, la Roche.
La Révolution française À l'époque de la Révolution, les nobles n’avaient plus une grande autorité sur Mésangé. La fin des privilèges de la noblesse fut donc accueillie naturellement par les habitants.
En revanche, en 1793, dans un climat déjà tendu, la nouvelle loi sur la conscription et ses tirages au sort provoqua la fronde. Environ se réunirent à Mésangé le , pour faire front aux patriotes de la Garde nationale. C’est le début des années de terreur et d’affrontements sanglants entre Chouans et Républicains (voir Chouannerie). À la fin du , les conseillers municipaux font l'objet de menaces, le conseiller Julien Macé sera assassiné le . Il est fort possible que Mésangé soit restée sans administration claire durant cette période de troubles.
Le , Mésangé est rattachée au canton d'Ancenis – La commune faisait partie du canton de Ligné – à la suite de la demande de celle-ci.
La Seconde Guerre mondiale L’occupation allemande Les Allemands entrent pour la première fois à Mésanger le en fin de matinée. L’église est alors réquisitionnée pour y installer des prisonniers. Les troupes allemandes occupèrent aussi le château de la Quêtraye en prenant bien soin de vandaliser le mobilier au passage.La kommandantur s’installa à l’école communale. La Résistance Le , les FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) libèrent Ancenis dont ils prennent d’assaut la caserne Rohan. Plusieurs familles de Mésanger y furent mêlées, soit parce qu’un membre a directement participé ou bien parce qu’elles ont hébergé des résistants. Plusieurs réunions organisées par des responsables de la résistance ont eu lieu dans le bourg ainsi qu’en rase campagne.
Les premières voitures américaines sont arrivées le , en plein midi, peu après le départ précipité des derniers allemands.
Les troupes américaines sont restées trois semaines avant de repartir.
Mésangé ou Mésanger ?
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Politique et administration Municipalité Les premières élections ont eu lieu le . Le premier maire élu fut Pierre Lhériau.
Maires successifs
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vignette|Hôtel de ville de Mésanger.
Intercommunalité
Mésanger fait partie de la Communauté de communes du pays d'Ancenis (COMPA).
Budget et fiscalité En 2004, la ville comptait fiscaux, dont (50,9 %)
En 2007, le budget total de la commune s'élevait à bulletin municipal, janvier 2008. : Budget principal : Budget assainissement : Budget Lotissements 2007 : Budget CCAS 2007 :
Urbanisme Typologie Mésanger est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'InseeSelon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.....
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ancenis-Saint-Géréon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
vignette|Lotissement pavillonnaire, rue des Donjons. Mésanger connaît une forte croissance démographique depuis trente ans avec une accélération depuis le début des années 2000. De nombreux lotissements pavillonnaires ont ainsi vu le jour autour du vieux bourg et dans les principaux villages.
En 2005, la commune a délivré 80 permis de construire pour des maisons neuvesBulletin municipal, janvier 2006.
Types de constructions Les plus anciennes habitations comportent des murs en pierre (éventuellement enduits) et une toiture en ardoise, généralement dans le sens de la rue. Les portes et fenêtres sont parfois encadrées de tuffeau et de briques.
Les fermes sont souvent de type longère.
Les nombreuses maisons construites depuis la fin du sont majoritairement en parpaing avec un enduit clair, une toiture en ardoises et des pignons pleins sur les côtés gauche et droit.
Logement La répartition suivante du logement date de 2012 (dernières statistiques de L'Insee).
Sur : Résidences principales : (94,1 %) Résidences secondaires et logements occasionnels: 27 (1,5 %) Logements vacants : 78 (4,4 %)
Sur l'ensemble des résidences principales, 1389 (78,1 %) ont un statut d'occupation « propriétaire » et 390 (21,9 %) « locataire ».
Lieux-dits, hameaux et écarts
La commune est composée d'un bourg principal et d'autres lieux-dits, hameaux et écarts listés ci-dessous. Le bourg s’est considérablement développé ces dernières années en raison de la forte croissance démographique de la commune.
Typologie de l'occuptation du sol Comme dans toute commune rurale, la grande majorité du sol est occupée par des terres agricoles. En 2000, la SAU (Superficie agricole utilisée) était de sur les que compte la communeStatistiques locales Insee.
Malgré le remembrement qui a eu lieu en 1968, le paysage mésangéen reste un paysage de bocage.
Voies de communication La commune est traversée par plusieurs routes départementales : La D21 de Couffé jusqu’à la D18 Pannecé – Pouillé-les-Coteaux. La D25 Couffé – La Roche-Blanche La D14 Teillé – Ancenis. Mésanger est à proximité immédiate de l’échangeur d’Ancenis sur l’autoroute A11 Paris–Nantes. Population et société Démographie
Selon le classement établi par l'Insee, Mésanger est une commune multipolarisée. Elle fait partie de la zone d'emploi et du bassin de vie d'Ancenis. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme : 86 % des habitants résidaient dans des zones et 14 % dans des zones , données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel..
Évolution démographique
Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune.