Nozay est une commune de l'Ouest de la France située dans le département de la Loire-Atlantique en région Pays de la Loire.

Jusqu'en 1790, date de la création de la commune de Nozay, la paroisse faisait partie de la province de Bretagne (duché de Bretagne jusqu'en 1532), plus particulièrement du Pays nantais, un des pays traditionnels de Bretagne. Sur le plan religieux, la paroisse actuelle fait partie du diocèse de Nantes (circonscription de l'archidiaconé de la Mée).

Territoire rural de , Nozay a longtemps vu son économie s'articuler autour de l'agriculture : commerce de bétail et de blé, fabrication artisanale de textile. Au début du , grâce au chemin de fer, l'extraction de pierre de schiste et de minerais de fer et de cassitérite va dynamiser la commune. De nos jours, les sphères d'influence économique de Nantes et de Rennes animent le commerce et l'artisanat local.

Géographie vignette|gauche|300px|Situation de la commune de Nozay dans le département de la Loire-Atlantique.

Situation et communes limitrophes Nozay est située dans le Nord du département de la Loire-Atlantique, à au nord de Nantes et au sud de Rennes, près de la voie express Nantes-Rennes ; à environ 50 km au nord-est de Saint-Nazaire et 20 km au sud-ouest de Châteaubriant, sur la RN171/D171 (Saint-Nazaire-Laval) ; à environ 30 km à l'est de Redon (Ille-et-Vilaine, à la limite de la Loire-Atlantique) et 30 km au nord-est d'Ancenis (sur la Loire).

Plus localement, Nozay est à environ 10 km au sud de Derval, 10 km au nord-est de Blain, 15 km au nord-ouest de Nort-sur-Erdre.

Les communes limitrophes sont Jans, Marsac-sur-Don, Vay, Puceul, Abbaretz et Treffieux.

Relief et hydrographie gauche|vignette|Le Don à Beaujouet. alt=Topographie de la région de Nozay|gauche|vignette|280x280px|Carte du relief des environs de Nozay. Le territoire de Nozay s'étale en pente douce vers l'est. On passe ainsi de à l'ouest de la commune au lieu-dit Le Haut-Mérel à au Bois-Hubert à l'est. Si la ville en elle-même (au centre d'une moitié gauche du territoire) et la limite sud de la commune ont une moyenne de , la frontière septentrionale a été érodée par la rivière du Don, qui s'écoule dans des terrains d'une hauteur moyenne de . Le reste du paysage est légèrement vallonné, portant de petites collines, telles la butte de Limerdin ou celle de Moque-souris, constituant les restes de l'axe central des reliefs du Massif armoricain breton. Le territoire nozéen est irrigué par plusieurs petits ruisseaux. À l'ouest, les rus des Rochettes, de la Briandrie, de Jouvence (lequel traverse la ville) rejoignent les ruisseaux des Hunières et de la Villate. Ces derniers se rejoignent à Ville-au-Chef en compagnie de ceux de la Mare de l'Aune et de Cétrais, venant respectivement de l'est et du sud. Toutes ces confluences prennent le chemin du Don par le ruisseau du Sauzignac. Le Don se jette dans la Vilaine. Au sud-ouest, les ruisseaux de Créviac et de la Source du Fresne se jettent dans un affluent de l’Isac à PuceulCarte IGN de la France/Nantes-Saint-Nazaire. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de NozayLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Géologie vignette|gauche|Affleurement de schiste à la Ville-au-chef. Les sous-sols de la commune font partie de la Bretagne centrale ou domaine centre-armoricain, de formation datée d'environ d'années. Ils sont sédimentaires et reposent sur un socle de grès armoricain.. Le sous-sol est presque entièrement formé de différentes sortes de schistes. L'un de ces schistes, de type sub-ardoisier, bleu-noir et relativement dur, contient de la tourmaline ou du mica ; c'est celui que l'on a longtemps appelé « pierre verte », de nos jours « pierre bleue », et largement utilisé pour la construction dans le pays. L'autre, le plus abondant, est un méta-argilite gris-blanc, qui s'altère rapidement en donnant une argile argentée. Un filon de quartz stannifère de traverse la commune d'est en ouest. On trouve également une poche de granit au village de Gatine, et un gisement de kaolin au Petit-Perray..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Blain à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Agriculture

Le paysage est à dominante rurale, propice à la culture fourragère (herbe) et céréalière (blé), sur la grande partie est de la commune grâce à une bonne qualité des sols. La plupart de ces exploitations agricoles sont spécialisées dans l'élevage bovin et la production laitière.

Voies de communication et transports Routes La commune de Nozay est traversée par plusieurs routes nationales ou anciennement nationales. : la RN 137 à deux fois deux voies reliant Rennes à Nantes, tronçon de la route des Estuaires ; la RN 171 (à l'ouest de Nozay)/RD 771 (à l'est) qui relie Laval à Saint-Nazaire par Savenay (où elle devient une quatre voie) d'une part, Châteaubriant, Pouancé, Craon et Cossé-le-Vivien d'autre part.

On trouve aussi des routes plus locales : la D 124 vers Marsac, Conquereuil et Guémené-Penfao ; la D 121 vers Nort-sur-Erdre (puis Ancenis) ; la D 39 vers Puceul, Saffré et Grandchamps-des-Fontaines (non loin de Nantes).

Nozay est par la route à environ de Nantes, de Rennes et de Châteaubriant.

Transports collectifs Le réseau d'autocars Aléop, géré par la région des Pays de la Loire, assure des liaisons entre Nozay et d'autres villes de la Loire-Atlantique..

Nozay n'a plus de gare depuis 1970. Construite en 1880, cette gare, située sur la ligne Saint-Nazaire-Châteaubriant-Laval-Paris, était une gare de marchandises et de voyageurs.

Les aéroports les plus proches sont ceux de Rennes (situé au sud-ouest de Rennes, à Saint-Jacques-de-la-Lande) et de Nantes (situé au sud-ouest de Nantes, à Bouguenais).

Urbanisme Typologie Au , Nozay est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de NozayUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (51,6 %), zones agricoles hétérogènes (26,1 %), prairies (11 %), forêts (4,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,6 %), zones urbanisées (3,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Noziacum en 1072 et 1123Jean-Pierre Brunterc’h, « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes entre 936 et 1049 », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Bretagne, t.LXI, 1984, .Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - éditions1990 - Page 351.., Nozeyum en 1145, Nozauym en 1287 et Nouzay en 1453.

Probablement du latin nucetum « lieu planté de noyers » (comprendre gallo-roman NUCETU), basé sur nux « noix », devenu NUC- + suffixe -ETU, devenu -ei, -oi en langue d'oïl, -iacum doit être une fausse latinisation de l'ancien suffixe d'oïl -ei, -oi (< latin -etum).

Nozay possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale, écrit Nozai selon l'écriture ABCD., ou Nôzaï ou Nôza selon l'écriture MOGA. Ces deux graphies reflètent les deux variantes relevées : et ..

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est NoziegOffice public de la langue bretonne.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 10,0 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 376.

Histoire Préhistoire et Antiquité L'occupation du territoire nozéen dès la Préhistoire est attestée par la présence du menhir de Couëbrac et par la découverte de plusieurs haches de pierre polieJ. Chapron, « Inventaire mégalithique, iconographique, héraldique et archéologique de l'arrondissement de Châteaubriant », in Annales de la Société Académique de Nantes et du département de la Loire-Inférieure, , 1, 1900..

À l'époque de l'Empire romain, le territoire de Nozay fait partie de la cité des Namnètes, dont le chef-lieu est Condevicnum (Nantes) ; la localité la plus proche attestée à cette époque se trouve sur le site de Blain (son nom antique n'est pas connu), où passent deux routes notables (de Nantes à Vannes, chef-lieu des Vénètes, et de Nantes à Rennes, chef-lieu des Riedones).

Durant cette période, on a fabriqué de de bronze, près de l'ancienne mine d'Abbaretz d'exploitation de cassitérite et celle de Nozay. Vers -1200, -725, des hommes avaient déjà exploité ce sol pour la fabrication du bronze et vers -150, les Vénètes, venus par les côtes atlantiques proches, faisaient du commerce avec les Grecs et les Carthaginois.