Le château de Château-l'Évêque, également connu sous le nom de château Saint-Vincent, est un château français implanté sur la commune de Château-l'Évêque dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Il fait l'objet d'une protection au titre des monuments historiques.

Présentation vignette|gauche|À gauche du château, son ancienne chapelle castrale, devenue église paroissiale.

Le château de Château-l'Évêque se situe dans le département de la Dordogne, en Périgord central, dans le nord du bourg de Château-l'Évêque, à proximité de la route départementale 939. Il surplombe le ruisseau de Mesplier, un petit affluent de la Beauronne. C'est une propriété privée ouverte à la visiteHoraires et tarifs, site du château de Château-l'Évêque, consulté le 16 juin 2017..

Le château est situé en bordure sud-est de ses jardins et à l'ouest de l'église paroissiale Saint-Julien, qui était son ancienne chapelle castraleJean-Luc Aubarbier, Michel Binet, Guy Mandon, Nouveau guide du Périgord-Quercy, éditions Ouest France, 1987, , ..

Historique Mentionné dès 1329 sous les formes Castrum Episcopi, ou EpiscopaleVicomte Alexis de Gourgues, Dictionnaire topographique du département de la Dordogne comprenant les noms de lieu anciens et modernes (A-K), article « CHATEAU-L'EVEQUE-ET-PREYSSAC », 1873, sur guyenne.fr, consulté le 16 juin 2017., la construction du château actuel commence au sous l'impulsion de l'évêque Adhémar de NeuvilleGuy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, Éditions Fanlac, 1999, , .. Elle se poursuit aux et certains aménagements sont effectués jusqu'au . C'est à la fois une forteresse chargée de surveiller la route qui mène de Périgueux à Brantôme et AngoulêmeJean Secret, Châteaux, manoirs et gentilhommières, Tallandier, 1966, .Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, , ., ainsi que, jusqu'à la Révolution, la résidence d'été des évêques de Périgueux.

En 1384, l'évêque Pierre Tison y décède et est inhumé dans la chapelle castraleGuy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, Éditions Fanlac, 1999, , ., consultée le 14 juin 2017.. Vers 1515, l'évêque Guy de Castelnau fait construire un nouveau logis et des baies à meneaux sont ouvertes en 1520.

Dans la seconde moitié du , les Huguenots attaquent le château à plusieurs reprises. Le , Pierre Fournier, évêque de Périgueux depuis 1561, y est assassiné par ses propres domestiquesGuy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, Éditions Fanlac, 1999, , ..

Le , Vincent de Paul y est ordonné prêtre par l'évêque François de BourdeillesGuy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, Éditions Fanlac, 1999, , ., soit dans la chapelle castrale, soit dans un oratoire situé dans une tourelle du château. À la Révolution, le domaine est vendu comme bien national et des éléments défensifs sont supprimés.

En 1923, Jenny Sacerdote retourne dans le Périgord pour y acheter le château de Château l’Evêque. Elle entreprend de le remettre en état, aménage le jardin et y cultive elle-même les roses. On dira d’elle, qu’elle a la plus belle roseraie de France. Son château est également la scène de nombreuses réceptions et défilés.

Le château est inscrit au titre des monuments historiques le . Dans la seconde moitié du , pendant quelques années, le château a été transformé en hôtel-restaurant nommé le château Saint-Vincent, en référence à saint Vincent de PaulGuy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, , .. En 1988, il est le siège social de la « Compagnie Périgourdine », un marchand de biens mis en liquidation judiciaire en Compagnie Périgourdine, site Societe.com, consulté le 16 juin 2017..

Architecture Le château est établi sur un promontoire rocheux qui barre les vallons de la Beauronne qui coule en provenance du nord-est, et de son affluent, le ruisseau de Mesplier, venant du nord. Ce dernier permettait d'alimenter les douvesChantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Éditions Fanlac, 2000, , ..

Différents éléments défensifs ont disparu : à l'ouest un fossé taillé dans le roc qui isolait le château et un donjon ; au sud des murs ont été détruits et au nord, la superficie des douves pouvait être augmentée par inondation en provenance du ruisseau.

Le château actuel se compose de plusieurs logis parallèles, asymétriques, orientés est-ouest, et collés les uns aux autres, flanqués à l'ouest d'un pavillon, et de plusieurs tours dont deux au sud abritent des escaliers à vis. Les portes d'accès à ces escaliers sont sculptées et dont certains sont martelés. Plusieurs parties du château sont couronnées de mâchicoulis et de créneaux et côté sud, la plupart des fenêtres présentent des meneaux. L'ensemble est recouvert de toitures pentues en tuiles.

Parmi les décors originaux subsistent les armoiries de l'évêque Guy de Castelnau sur le logis qu'il a fait construire, ainsi que le plafond peint aux armes de Monseigneur Guillaume Le Boux dans un oratoire logé dans une tourelle à encorbellement.

Parc et jardins D'anciens communs ou éléments défensifs supprimés ont été remplacés par des jardins. En 1873, le vicomte de Gourgues indique que le parc s'étend sur . En 2017, le domaine, réduit à , comprend notamment une allée cavalière longue de , un parc à l'anglaise et un jardin à la françaiseLe domaine, le parc, site du château de Château-l'Évêque, consulté le 16 juin 2017..

Galerie

Voir aussi

Articles connexes Liste des châteaux et demeures de la Dordogne Liste des monuments historiques de l'arrondissement de Périgueux

Liens externes Site du château

Notes et références

Château-l'Évêque Catégorie:Monument historique en Dordogne Château-l'Évêque Catégorie:Monument historique inscrit en 1938 Catégorie:Château-l'Évêque