L'impasse de la Corneille (en alsacien : Krappegässel) est une voie sans issue de Strasbourg, rattachée administrativement au quartier Centre, qui s'ouvre entre le et le de la rue de la Nuée-BleueMaurice Moszberger (dir.), « Corneille (impasse de la) », in Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), , non loin de l'ancien commissariat central de Strasbourg (). Elle est parallèle à la rue du Fort, située plus au nord, et à la rue du Fil, au sud.

Toponymie vignette|gauche|upright|Plaque bilingue, en français et en alsacien. La ruelle a porté successivement différents noms : Vicus zu dem Rappen (1307), Rappengesselin (du au ), rue du Corbeau (1765), rue des Corbines, dite Rappengass (1786), rue des MoreauxSelon Adolphe Seyboth, Das alte Strassburg, , il s'agit d'une erreur de traduction, le moreau étant un cheval à robe noire. (1792), ruelle de la Raison (1794), rue de la Corneille, Rappengässlein (1817), impasse des Corneilles (1856, 1918), Krappengässchen (1872, 1940), puis impasse de la Corneille depuis 1945Béatrice Weis, « La Traduction des noms de rues à Strasbourg après son rattachement à la France », Onomastique et langues de contact. Actes du Colloque d’onomastique de Strasbourg (septembre 1991), Paris, Société française d'onomastique, 1992, , .

À partir de 1995, des plaques de rues bilingues, à la fois en français et en alsacien, sont mises en place par la municipalité lorsque les noms de rue traditionnels étaient encore en usage dans le parler strasbourgeois« L'alsacien a droit de rue à Strasbourg », Libération, 31 mars 1995, . La rue est ainsi sous-titrée Krappegässel.

Histoire Au , la vétusté d'une partie de la ruelle ne rend pas compte d'un passé probablement plus prestigieux.

En 1568, Eguenolphe III, sire de Ribeaupierre (1527-1585), y résideBenoit Jordan, La noblesse d'Alsace entre la gloire et la vertu : les sires de Ribeaupierre, 1451-1585, Éditions Société savante d'Alsace, 1991, Adolphe Seyboth, « Krappengässchen. Impasse de la Corneille », in Das alte Strassburg, vom 13. Jahrhundert bis zum Jahre 1870 ; geschichtliche Topographie nach den Urkunden und Chroniken, Strasbourg, 1890, .

Dans les années 1780, Marie Philippine Frédérique Dorothée d'Oberkirch (1777-1828), fille unique d'un conseiller noble du Conseil des Quinze et de la mémorialiste Henriette Louise de Waldner de Freundstein, baronne d'Oberkirch, elle-même future autrice d'une correspondance publiéeCorrespondance des Demoiselles de Berckheim et de leurs amis, précédée d'un extrait du Journal de Mlle Octavie de Berckheim et d'une préface de M. Philippe Godet, Paris et Neuchâtel, Imprimerie Delachaux et Niestlé, 1889, 2 vol., séjournait l'été à Stotzheim et passait l'hiver dans l'hôtel particulier familial situé dans cette rueLaure Hennequin-Lecomte, « Marie Philippine Frédérique Dorothée d'Oberkirch », Dictionnaire des Femmes de l'ancienne France .

Les deux maisons d'angle avec la rue de la Nuée-Bleue datent en effet du Moszberger, « Nuée-Bleue (rue de la) », Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, op.cit., .

Longtemps désignée comme une « ruelle », la voie prend le nom d'« impasse » en 1856. L'extrémité de la rue est effectivement close par un petit mur, d'abord percé par une porte désormais condamnée, au-delà duquel on aperçoit des constructions, probablement l'arrière de maisons situées dans la rue du Fil ( ?), construites au milieu du « Rue du Fil (Strasbourg) », ArchiWiki .

En 1894, Adolphe Seyboth signale que l'entrée de l'impasse est fermée par une grilleAdolphe Seyboth, « Impasse de la Corneille », Strasbourg historique et pittoresque depuis son origine jusqu'en 1870, L'Imprimerie alsacienne, 1894, .

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Maurice Moszberger (dir.), « Corneille (impasse de la) », in Dictionnaire historique des rues de Strasbourg, Le Verger, Barr, 2012 (nouvelle éd. révisée), Adolphe Seyboth, « Krappengässchen. Impasse de la Corneille », in Das alte Strassburg, vom 13. Jahrhundert bis zum Jahre 1870 ; geschichtliche Topographie nach den Urkunden und Chroniken, Strasbourg, 1890, Adolphe Seyboth, « Impasse de la Corneille », Strasbourg historique et pittoresque depuis son origine jusqu'en 1870, L'Imprimerie alsacienne, 1894,

Articles connexes Liste des voies de Strasbourg

Liens externes « Impasse de la Corneille (Strasbourg) » (ArchiWiki)

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