Nina Bahinskaja est une géologue et militante biélorusse née le à Minsk, qui manifeste de multiples fois en brandissant un drapeau blanc-rouge-blanc, ancien symbole national. Elle est détenue des dizaines de fois par la police, embarquée en hôpital psychiatrique, mais finit toujours par être libérée. En 2018, elle reçoit la médaille du centenaire de la République démocratique Biélarusse.

Biographie Enfance, formation et carrière Nina Bahinskaja naît le à Minsk. Jeune, elle pratique la compétition cycliste. Lors d'une sortie à vélo, elle est victime d'un accident de la route avec une voiture. Elle souffre d'un traumatisme crânien et des séquelles d'épilepsie.

Bahinskaya est diplômée de l'université d'État de Bélarus d'informatique et de radioélectronique, où elle se spécialise dans l'assemblage d'équipements radio. Désirant devenir géologue, elle obtient un diplôme de l'Institut du pétrole et du gaz d'Ivano-Frankivsk (Ukraine) en tant que spécialiste de l'exploration pétrolière et gazière.

Elle travaille comme géologue à l'( BelNIGRI ). Parallèlement, elle devient membre du Parti du Front populaire biélorusse et crée une section locale de ce parti au sein de son institut. En 1994, après l'arrivée au pouvoir d'Alexandre Loukachenko en Biélorussie, elle est licenciée de l'institut.

Prises de positions

Manifestations Le , à l'occasion de (la Journée du souvenir des ancêtres), Nina Bahinskaja manifeste avec des militants biélorusses pour commémorer la mémoire des victimes des répressions de Staline. Les participants sont dispersés avec brutalité.

Elle est détenue des dizaines de fois par la police et passe de nombreux jours en cellule d'isolement. Le Centre Viasna des droits de l'homme indique que sur la base de l' , elle est condamnée le à une surveillance préventive. Le , elle est arrêtée pour avoir brûlé le drapeau soviétique près du bâtiment du KGB à Minsk ; sa manifestation commémorait l'autodafé, le , de dizaines de milliers de manuscrits culturels biélorusses, à la suite duquel les auteurs de ces œuvres ont été exécutés.

vignette|alt=Photographie couleur d'un groupe de personnes debout, chaudement vêtues, portant des drapeaux blanc et rouge et bleu et rouge |Manifestation d'opposition après l'élection du président à Minsk le 21 mars 2006.|gauche|267x267px En 2015, Bahinskaya est arrêtée pour avoir manifesté en mémoire de Mikhaïl Jiznevski, mort à l'Euromaïdan en Ukraine. Après les événements du 25 mars 2017, des dizaines de militants sont arrêtés à Minsk (affaire de la « Légion blanche ») et des centaines de participants interpellés à travers le Bélarus à l'occasion de la Journée de la liberté. Nina Bahinskaya se rend chaque jour devant le bâtiment du KGB, brandissant un drapeau blanc-rouge-blanc, symbole de l'opposition au pouvoir, et une pancarte où l'on peut lire « Liberté au peuple ».

Opposition à Loukachenko vignette|alt=Photographie couleur portrait d'une femme blanche d'âge mûr, portant un chapeau noir, des lunettes et une broche avec le drapeau blanc-rouge-blanc |Nina Bahinskaja lors d'une manifestation à Minsk le 26 octobre 2020.En , elle participe aux manifestations contre Alexandre Loukachenko. Le , elle s'oppose avec vigueur à la police pour récupérer le drapeau blanc-rouge-blanc qui lui a été confisqué. En passe d'être embarquée par la « police/milice », la foule s'interpose en criant son prénom et elle est laissée libre. Le , Nina Bahinskaja fait un piquet de grève pour rappeler le du drapeau blanc-rouge-blanc, déchu de son statut son symbole national en 1995. Elle est embarquée dans une ambulance qui l'emmène à Navinki, une clinique psychiatrique, avant d'être libérée. Les autorités ont confisqué sa maison d'été et son terrain ainsi qu'une partie de sa pension de retraite pour couvrir le montant des amendes qu'elle refuse de payer.

Postérité En 2020, au titre de la « résistance culturelle », une exposition de Street Art dont elle est le sujet circule dans Minsk. En septembre 2020, des photos de Nina Baginskaia sont publiées dans l'édition italienne de Vogue. Ces clichés sont publiés avec la légende « La mère de la révolution biélorusse », signée Ivan Raveka.

Prix et reconnaissance

2017 : récipiendaire de la médaille ; 2018 : première lauréate de la médaille (1942-2016), prisonnier politique du régime soviétique dans les années 1960 et 1970 ; 2018 : récipiendaire de la médaille du centenaire de la République démocratique Biélarusse (BNR) ; 2020 : prix Personnalité de l'année pour la Liberté, décerné par Radio Freedom.

Notes et références

Bibliographie

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Voir aussi

Manifestations de 2017 en Biélorussie Manifestations de 2020-2021 en Biélorussie Droits de l'homme en Biélorussie Drapeau de la Biélorussie Kourapaty Maria Kolesnikova

Catégorie:Naissance en décembre 1946 Catégorie:Géologue biélorusse Catégorie:Géologue du XXe siècle Catégorie:Militante biélorusse