La (SSCS) est une organisation non gouvernementale internationale maritime à but non lucratif, vouée à la protection des écosystèmes marins et de la biodiversité.

Elle est particulièrement engagée dans la lutte contre la pêche illégale, la chasse à la baleine, la chasse aux dauphins au Japon, la chasse aux globicéphales aux îles Féroé, la chasse aux phoques et la surpêche liée à la pêche industrielle.

Fondée en 1977 par Paul Watson, militant écologiste canadien, elle est basée à Friday Harbor, dans l'État de Washington, aux États-Unis.

En , suite à l'éviction de Paul Watson du conseil d'administration de Sea Shepherd Global et Sea Shepherd USA et à un changement de stratégie d'action, l’organisation s’est divisée en deux : les associations française, brésilienne et britannique se sont séparées du reste de Sea Shepherd Conservation Society pour créer Sea Shepherd Origins.

Création L'idée est née quand Paul Watson a fondé la Earthforce Environmental Society en 1977 à Vancouver au Canada, à la suite de son départ de Greenpeace. La Earthforce Environmental Society est le précurseur de la Sea Shepherd Conservation Society..

L'objectif initial, déterminé par Paul Watson, est de , en appliquant le principe stratégique de la , visant à ne blesser personne, même parmi les adversaires du mouvement..

En 1978, l'association peut s'offrir son premier navire, le Sea Shepherd. (en français « Le berger des mers »).

Activités Elle engage de nombreuses actions pour dénoncer la destruction de la faune marine et la surpêche et sensibiliser le public. Plus particulièrement, Sea Shepherd agit contre la chasse à la baleine, aux dauphins aux phoques, contre la pêche aux requins et contre l'usage des filets dérivants.

Les causes défendues vignette|Dauphin mutilé échoué sur une plage du Médoc en France. La Sea Shepherd défend plusieurs causes dont les principales sont : l'arrêt de la chasse aux dauphins au Japon ; et l'arrêt de la capture dans les filets des dauphins dans le golfe de Gascogne en France la protection effective par les États des réserves marines comme les îles Galápagos ; l'arrêt de la chasse aux phoques au Canada ; la protection des requins ; l'arrêt de la chasse à la baleine ; la protection du thon rouge en mer Méditerranée ; l'arrêt de la chasse des globicéphales noirs aux îles Féroé. la fin de la captivité des cétacés dans les parcs animaliers. la lutte contre la pêche illicite dans les eaux de pays qui n'ont pas les moyens de la mener, comme le Bénin. ou le Liberia..

À noter que la Sea Shepherd Conservation Society milite plus généralement pour la fin de la pêche industrielle et pour l'utilisation de méthode de pêche sélective afin d'empêcher les prises accessoires (ou by-catch) c'est-à-dire, la prise d'espèces non visées.

Les moyens matériels Le budget Le budget annuel de l'ONG Sea Shepherd Conservation Society est approximativement de de dollars. financé par des donations provenant de particuliers, d'entreprises ou de fondations comme celle de Brigitte Bardot.

Les ressources annuelles de l'antenne française s'élevaient en 2015 à Rapport d'activité 2015.. 3 % de ces recettes étaient consacrées aux frais de fonctionnement, 4 % aux missions d'information et de sensibilisation du grand public contre 93 % pour les actions directes (campagnes sur terre ou en mer). Ce qui fait de la Sea Shepherd Conservation Society l'une des organisations consacrant la plus grande partie de ses fonds à son action concrète.. Par ailleurs, la branche française de l'organisation connaît une très forte croissance en nombre de sympathisants et de donateurs notamment du fait de .

En 2016, comme les années précédentes, la majeure partie des recettes de la branche française a été utilisée afin de financer des actions internationales. Ces ressources s'élevaient alors à Rapport financier 2016 (consulté le janvier 2019).. 92 % provenaient des dons reçus par l'association et 5 % de la vente de produits dérivés. 3 % de ces ressources étaient alors dédiées aux frais de fonctionnement et 2 % aux missions d'information et de sensibilisation du grand public, c'est-à-dire, à la participation à différents salons et conférences.

La flotte Les anciens navires ou les navires étant mis à disposition par l'ONG Le Sirenian, ou Yoshka, est un ancien navire garde-côtes appartenant à la Sea Shepherd Conservation Society depuis 1991 ; il est actuellement à la disposition des rangers du parc National des Îles Galápagos... Le RV Farley Mowat a appartenu à la Sea Shepherd Conservation Society dès 1996 ; il est saisi par le gouvernement canadien après avoir percuté un navire des garde-côtes.. pendant une campagne contre la chasse aux phoques au Canada. Le Ady Gil, anciennement Earthrace, est un trimaran fonctionnant au biocarburant, que la Sea Shepherd Conservation Society acquiert, le , et renomme Ady Gil. Le navire est éperonné le par le baleinier nippon Shōnan Maru 2 puis sombre durant son remorquage.. Le MV Brigitte Bardot, anciennement Gojira, trimaran ultra-rapide obtenu en . et financé en partie par la Fondation Brigitte Bardot., qui est revendu en 2021 à Oceanic Assistance, une société spécialisée dans le sauvetage de navires au large.. Le MY Bob Barker est un navire acquis grâce à un don de de la part de Bob Barker, producteur et animateur de télévision américain, en 2009. Sa dernière campagne africaine a lieu à l’été 2021. Le navire, qui rejoint ensuite Lisbonne, doit bénéficier d’un nouvel arrêt technique pour poursuivre sa carrière mais, finalement, Sea Shepherd abandonne cette rénovation. Ce qui met fin à la longue carrière de l’ancien baleinier, âgé de 72 ans. Le MV White Holly est un navire donné par Benoit Vulliet. Le bateau a comme mission de protéger les 19 derniers Vaquita dans la mer de Cortés, au Mexique, aux côtés du MV Farley Mowat, et relève les filets maillant illégaux qui sont utilisés pour la pêche du totoaba. Il est démantelé en 2021.

Les navires dont l'ONG dispose actuellement pour ses missions Le MV Steve Irwin est un navire de classe Island, appartenant à la Sea Shepherd Conservation Society depuis 2005. Il est construit en 1975 sous le nom de FPV Westra et utilisé par la Scottish Fisheries Protection Agency jusqu'en 2003. La Sea Shepherd Conservation Society décide de l'acquérir alors qu'il est destiné à la casse ; deux ans plus tard, il est rebaptisé MV Robert Hunter en hommage au canadien Robert Hunter, journaliste et environnementaliste. Le , la Sea Shepherd Conservation Society le renomme Steve Irwin. La Sea Shepherd Conservation Society l'utilise lors de campagnes de protection des baleines ; il participe à toutes les opérations en Antarctique depuis l'opération Léviathan. Le , la Sea Shepherd Conservation Society annonce la retraite du MY Steve Irwin.. Le MY Sam Simon est un ancien patrouilleur japonais, du nom de Sam Simon, un des créateurs de la série américaine Les Simpson qui, en , apprenant être atteint d'un cancer du côlon en phase terminale, fait don d'une partie de sa fortune à Sea Shepherd Conservation Society ; le samedi , le Sam Simon est présenté au public à Sydney, en Australie...

Le ., acquisition de la Sea Shepherd Conservation Society avec la fondation Brigitte-Bardot pour lutter contre le massacre des globicéphales noirs, aux îles Féroé,depuis 2010. Le , acquis en 2014, porte le nom d'un jeune militant écologiste costaricien (), assassiné à l'âge de 26 ans, en , alors qu'il tentait de protéger des tortues marines de braconniers. Sa première mission fut l'opération Sunu Gaal à la demande du Sénégal pour lutter contre la pêche illégale.. Le John Paul Dejoria, le Farley Mowat acquis en 2015 et le Sharpie acquis en 2017 sont trois anciens patrouilleurs américains appartenant à Sea Shepherd.. Le Ocean Warrior, nouveau patrouilleur, a été mis à l’eau en . Les BS Sheen, Mike Galesi, Thor et Loki. sont des bateaux de type Dervinis 620, embarcations insubmersibles de de long, en aluminium, avec moteur hors bord. acquis par Sea Shepherd Conservation Society France pour l'opération Grind Stop 2014 aux îles Féroé..

thumb|Le Columbus Sea Shepherd à l'Armada de Rouen en 2013. Le Columbus Sea Shepherd. est le dernier voilier de course de Jean-Yves Terlain, classe Open, anciennement UAP et UAP-Médecins sans frontières, transformé en bateau de travail pouvant accueillir jusqu'à 18 personnes en croisière côtière, il a rejoint la flotte Sea Shepherd Conservation Society France en 2012. Son immatriculation est LR 914738 (quartier maritime de La Rochelle). L'Allankay, anciennement Corinthian Bay, est le dernier navire de Sea Shepherd. Acquis en 2022 pour une somme de 5 millions de dollar américain, c'est un ancien palangrier de 55 mètres de long, qui a servi en premier pour l'opération Antarctica Defense, contre la pêche illégale au krill. Il a été entièrement reconverti par Sea Shepherd pour la protection des océans. Il a été racheté pour remplacer le MY Bob Barker, mis au rebut en 2022.

Les hélicoptères L'hélicoptère MD500E Nancy Burnet, baptisé ainsi en hommage à sa donatrice, remplace le Kooka-Bura un équipé de flotteurs, et est doté d'une plus grande capacité de passager, d'une plus grande vitesse et d'une plus grande autonomie en carburant.

Les drones Outre les navires, l'ONG dispose de deux petits drones Osprey, fabriqués par l'entreprise Hangar 18 qui lui ont été offerts par l'entreprise américaine de recyclage Bayshore Recycling. et le Moran Office of Maritime and Port Security, toutes deux des entreprises du New Jersey. Ces petits appareils mesurent d'envergure pour un fuselage de de long, et ont une autonomie de plusieurs centaines d'heures, avec une portée de .. Pilotés depuis un bateau de l'ONG, ils peuvent donc permettre de traquer les bateaux de pêche recherchés grâce à une caméra embarquée. Paul Watson reconnaît que

La vie à bord Paul Watson n'admet aucun en mer, il n'écoute l'avis de personne, ne donne aucune indication sur ses plans et se présente comme un . Il ne partage pas le pouvoir de Sea Sheperd en déclarant :

Sur son vaisseau, Watson n'admet ni drogues ni batifolages. De plus, il explique à ceux qui veulent le rejoindre dans son combat que Aucune denrée alimentaire d'origine animale n'est servie à bord, cependant, aucune discrimination n'est faite lors du recrutement de volontaires, les omnivores sont les bienvenus.

Les campagnes Opération Leviathan L'opération Leviathan est la troisième campagne de défense des baleines de la SSCS. Elle s'est déroulée en Antarctique de 2006 à 2007. Son but était d'intervenir contre les opérations illégales de chasse à la baleine par la flotte japonaise dans le Sanctuaire de baleines en Antarctique. La flotte baleinière avait l'intention de tuer 935 baleines et 50 rorquals communs. La SSCS utilisa deux navires, le Farley Mowat et le Robert Hunter ainsi que le Kookabura, un hélicoptère Hughes 300 posé sur le MV Robert Hunter, avec un total de 56 membres d'équipage.

Le principal bateau de la flotte baleinière, le Nisshin Maru, fut repéré le . Le lendemain, la SSCS repéra le baleinier Kaiko Maru. Les deux navires de la Sea Shepherd, le Robert Hunter et le Farley Mowat, retournèrent au port de Melbourne respectivement le 19 et après cinq semaines d'opérations.

Opération Migaloo L'opération Migaloo est la quatrième campagne de défense des baleines de la SSCS. Elle s'est déroulée en Antarctique de 2007 à 2008. La flotte baleinière avait l'intention de tuer 500 baleines. La Sea Shepherd avec le MV Steve Irwin et 68 membres d'équipage commença le voyage le pour le terminer le .

Opérations Sparrow et Sparrow II