Le bombardement de Cana, aussi connu sous le nom de deuxième massacre de Cana, a été perpétré par un avion de l'armée israélienne sur le village de Cana (Liban) dans la nuit du , au cours du conflit israélo-libanais de 2006.

L'attaque et l'effondrement d'un bâtiment font , dont .. Certains parlent de « massacre » et établissent un parallèle avec les circonstances de la mort de civils au cours du bombardement de Cana de 1996, où une centaine de civils avaient trouvé la mort.

Contexte du drame Le drame intervient après plusieurs semaines d'affrontements entre l’armée israélienne et le Hezbollah, dans le contexte d'un nouveau conflit qui frappe le Liban et le nord d'Israël, et qui a fait au moins au Liban, dont ..

Déroulement des faits Israël considère la ville de Cana comme un site de tir du Hezbollah. et déclenche un bombardement qui frappe un immeuble résidentiel à du matin.. L'immeuble de trois étages s'effondre, occasionnant la mort de 28 des . Selon les secouristes libanais, on compte et plusieurs femmes parmi les victimes. bloquées sous les ruines d'un abri en sont retirées. centré|vignette|Tombes à Cana des du bombardement israélien.

Responsabilités du drame Le bombardement entraîne de nombreuses protestations, ainsi que l'annulation de la visite de Condoleezza Rice, la secrétaire d'État des États-Unis, à Beyrouth, qui de source officielle libanaise, . Le premier ministre, Fouad Siniora, exclut et indique qu'.. À Beyrouth, des milliers de Libanais manifestent, certains entrant dans le QG de l'ONU à Beyrouth, en cassant les vitres..

Pendant deux semaines, Israël dit avoir prévenu les populations d'évacuer les régions qui servent de bases de tir de roquettes et de missiles vers le territoire israélien.. Dan Gillerman, ambassadeur israélien aux États-Unis, déclare qu’.. Toutefois, selon , si certains ont choisi de rester, la grande majorité des habitants est incapable de fuir en raison de routes détruites, d’un manque d’essence, de tarifs élevés de taxis, de proches malades ou de pilonnages israéliens en cours..

D'après le gouvernement israélien, le nombre important de victimes civiles est imputable au Hezbollah qui se servirait de la population comme « bouclier humain », ce que les habitants contestent, affirmant qu'il n'existe aucun membre du Hezbollah à Cana. Selon des sources israéliennes également, l'immeuble en question aurait non seulement pu servir de cache pour des installations de lancement de missiles mais se serait effondré près de sept heures après les bombardements.. Toutefois, un survivant infirme cette version des faits en déclarant que l'immeuble qui est bombardé à 1 heure du matin a subi deux raids de la part de l'armée israélienne. Un correspondant d'al Jazeera dit que l'immeuble s'est effondré tout de suite, les corps n'ayant pu être retirés que sept heures après le bombardement à cause des bombardements intensesHuman Rights WatchVidéo d'aljazeera.

De son côté, le général Amir Eshel, chef d'état-major de l'Armée de l'air israélienne, fait remarquer dans une conférence de presse à Tel Aviv qu'il n'y avait pas forcément de rapport de cause à effet entre le raid de Tsahal sur Cana et l'écroulement d'un immeuble du village. L'officier a laissé entendre que des armes entreposées par le Hezbollah dans l'édifice ont pu exploser quelques heures après le bombardement et provoquer alors l'effondrement du bâtimentTsahal : l'immeuble de Cana s'est effondré sept heures après le raid, Claire Dana Picard. Un média de l'extrême droite libanaise non lié au gouvernement israélien, Libanoscopie, avait rejoint l'idée d'une manipulation orchestrée par le Hezbollah pour utiliser le symbole de Cana et empêcher toute négociation israélo-libanaiseCana 2, orchestré par le Hezbollah ?, Libanoscopie.

Une investigation ordonnée par l'ONU est et doit rendre ses conclusions.

Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU, déclare le , que commises dans le cadre du conflit opposant Israël et le Hezbollah. Il plaide pour une enquête approfondie sur les événements de CanaL'Express.

Crime de guerre Louise Arbour, haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme, a demandé une enquête indépendante pour déterminer s'il s'agit d'un crime de guerre. Une des difficultés est qu'aucun des belligérants n'a signé la convention instituant la Cour pénale internationale, et qu'il n'y a donc aucune juridiction internationale qui soit compétente.

Réactions internationales Le bombardement entraîne de nombreuses protestations, ainsi que l'annulation de la visite de Condoleezza Rice, la secrétaire d'État des États-Unis, à Beyrouth, qui de source officielle libanaise, . Le premier ministre, Fouad Siniora, exclut et indique qu'. À Beyrouth, des milliers de Libanais manifestent, certains entrant dans le QG de l'ONU à Beyrouth, en cassant les vitres.

Belligérants thumb|Manifestants à Times Square (New York), demandant que les Israéliens rendent des comptes après le bombardement, le 3 août 2006. : La visite à Beyrouth de Condoleezza Rice, la secrétaire d'État des États-Unis, est immédiatement annulée. Selon une source officielle libanaise, elle . Le premier ministre libanais, Fouad Siniora, dénonce quant à lui « un crime de guerre israélien » et demande l'ouverture d'une enquête internationale. Les négociations au sujet d'un cessez-le-feu sont également rompues, le gouvernement libanais exigeant désormais une trêve sans conditions. Estimant que le bombardement de Cana est « du terrorisme dans ce qu'il a de pire », il formule ses commentaires les plus durs à l'encontre d'Israël depuis le début du conflit. Il adopte même une position dure en sous-entendant que toute réplique du Hezbollah au bombardement de Cana est justifiée.. Le premier ministre a par ailleurs remercié le Hezbollah pour sa lutte menée contre Israël.. Le gouvernement libanais décrète « un deuil officiel d'une journée en hommage aux morts de Cana et à toutes les autres victimes des bombardements israéliens ». La population libanaise a elle aussi fortement réagi au bombardement de Cana : quelque ont participé à une manifestation hier à Beyrouth. Des manifestants ont brûlé des drapeaux américains et s'en sont pris à des bureaux des Nations unies au Liban. De son côté, le Hezbollah jure dans un communiqué de venger la mort des civils libanais.

: Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a affirmé sa « profonde tristesse » devant la mort des civils mais a rejeté tout cessez-le-feu immédiat. Miri Eisin, la porte-parole du gouvernement a annoncé l'ouverture d'une enquête, tandis qu'un responsable de l'armée israélienne a rejeté la faute du bombardement sur le Hezbollah. Selon l'armée israélienne, l'effondrement du bâtiment se serait néanmoins produit 7 heures après l'attaque.. L'ambassadeur israélien en Égypte, Shalom Cohen, a exprimé dimanche au ministre des Affaires étrangères Ahmed Abul Gheit ses regrets et son chagrin, à la suite de cet incident dramatique.

Pays et/ou organisations arabes et/ou musulmans : Ce massacre est "le témoignage accusateur de la faillite morale et politique de ceux qui font une guerre injuste au peuple libanais depuis plus de deux semaines", selon le communiqué publié par le ministère algérien des Affaires étrangères. « Ce massacre qui porte à son paroxysme l'horreur des déferlements massifs de violence contre des populations civiles innocentes est à tous égards condamnable », selon le communiqué. De son côté, le chef du gouvernement algérien Abdelaziz Belkhadem a assuré la solidarité du peuple et du gouvernement algériens avec le Liban, lors de ses entretiens téléphoniques dimanche avec son homologue libanais Fouad Siniora et le président de l'Assemblée populaire du Liban Nabih Berri. L'Algérie a décrété un deuil national de trois jours.

: L'Arabie saoudite a dénoncé une « action sauvage ».

: Le président palestinien Mahmoud Abbas, a qualifié le bombardement de "crime". Le Hamas a juré de perpétrer des attaques contre Israël, y compris éventuellement des attentats suicide. La branche militaire du Djihad islamique a promis de commettre des "attentats suicide" contre Israël "dans les prochains jours" en riposte au bombardement israélien de Cana. Pour sa part, le premier ministre palestinien issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a dénoncé le "crime affreux" de Cana et a affirmé dimanche que "la guerre israélienne contre le Liban allait échouer à atteindre ses objectifs". Des Palestiniens ont mis à sac les bureaux du quartier général de l'ONU à Gaza lors d'une manifestation.

: Dans un communiqué officiel, la présidence égyptienne a exprimé « sa consternation et sa vive condamnation du bombardement israélien irresponsable contre le village libanais de Cana ». Les autorités religieuses l’ont rejoint, par la voix d’Ali Gomaa, le mufti d’Égypte et par celle d’Al Azhar: La plus prestigieuse autorité du monde sunnite a ainsi condamné « le carnage commis par l'armée israélienne à Cana ». Le ministre des Affaires étrangères égyptien, Ahmed Abul Gheit, a exprimé lui aussi la « colère » de l’Égypte face au bombardement de Cana. Il a déclaré que le Caire considérait le gouvernement israélien « entièrement responsable de l’incident de Cana ».

: Le président irakien Jalal Talabani a condamné le bombardement israélien de Cana et a demandé « un cessez-le-feu immédiat ». Le président Talabani a affirmé qu'il avait « appris la nouvelle des douzaines de personnes assassinées lors des frappes israéliennes sur le village de Cana avec une profonde tristesse et colère ». « Nous condamnons le bombardement de civils et nous renouvelons notre entière solidarité avec le peuple libanais », a-t-il affirmé. "Nous réclamons un cessez-le-feu immédiat et annonçons notre soutien au gouvernement libanais et à ses efforts pour asseoir sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire", a dit M. Talabani avant de souligner qu'"il faut faire cesser la destruction à laquelle sont exposés nos frères libanais. Nous demandons à la communauté internationale et aux deux belligérants de prendre des mesures pour aider le peuple libanais qui paie un lourd tribut à la guerre".

: Hamdi Reza Assefi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iraniens appelle au calme tout en condamnant le massacre, « les responsables du régime sioniste et certains dirigeants américains doivent être jugés pour les crimes commis au Liban ». Téhéran a déclaré que « le massacre de Cana est le résultat de la visite de Condoleezza Rice dans la région ».

: Dans un communiqué du palais royal, le roi Abdallah II de Jordanie a accusé Israël d'« agression criminelle » et a qualifié le bombardement de « crime répugnant », affirmant qu'il s'agit d'une « violation flagrante des lois internationales ». Il demande la mise en application d'un cessez-le-feu immédiatKathy Gannon, Raid israélien à Cana, dans le sud du Liban : au moins 50 morts, AP, 30.07.06.

: La Libye affirme « son soutien le plus total » au Liban face à « l’agression barbare du régime sioniste » dont le pays est l’objet depuis près de trois semaines.

: Le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération a indiqué que son pays « condamne fermement l’agression odieuse perpétrée par Israël contre le village de Cana, au Liban frère » et exhorté la communauté internationale à agir en vue de mettre fin à la guerre contre le Liban.

: « Ce massacre reflète de nouveau la brutalité de l'entité usurpatrice et le terrorisme d’État qu'elle pratique au vu et au su du monde entier », a souligné le président syrien lors de sa conversation téléphonique avec son homologue libanais Emile Lahoud. Le chef d'État syrien a « partagé son choc et sa tristesse en ce qui concerne l'horrible carnage commis par Israël contre les civils innocents à Cana ».