François Carlo Antommarchi (né le ou à Morsiglia, un village situé au Cap Corse en Corse, et mort à Santiago de Cuba) est un médecin français.
Il professe l'anatomie à Florence, et est attaché en au service de Napoléon, prisonnier à Sainte-Hélène. Il l'assiste dans ses derniers moments, refuse de signer le procès-verbal d'autopsie dressé par les chirurgiens anglais, et après son retour en Europe publie ses mémoires ; publié à Londres chez H. Colburn la même année.. Cet ouvrage comporte également le testament de Napoléon et une esquisse très détaillée de la flore de Sainte-Hélène.
Biographie François Antommarchi commence ses études à Livourne et est reçu par la suite docteur en philosophie et en médecine à l'Université de Pise en . Il s'installe alors à Florence où il est attaché à l'hôpital Santa Maria NuovaLéonard de Vinci étudie l'anatomie dans cet hôpital ().. Il obtient en le diplôme de chirurgien à l'Université de Florence (alors Université impériale) dont le président le nomme prosecteur. À ce titre, il travaille sous les ordres de Paolo Mascagni (-)"Paolo Mascagni", The University of Iowa, 12 June 2006 à partir du .
À la demande de Madame Mère, la mère de Napoléon, Maria Letizia Ramolino, et de son oncle, le cardinal Fesch, Antommarchi quitte Florence pour Sainte-Hélène où il devient médecin de l'empereur en exil jusqu'à la mort de ce dernierHenry D. Thomason, Napoleon, the first emperor of France: From St. Helena to Santiago de Cuba. Being a summary of facts concerning the latter days of Dr. François Antomarchi, the last physician to His Imperial Majesty, paru en 1910 chez Franklin Hudson. Bien qu'il soit tout à fait inconnu de la famille impériale, et que le médecin de Napoléon à l'île d'Elbe, Foureau de Beauregard, se soit porté volontaire pour ce rôle, ce choix étrange est proposé par le Chevalier Colonna, au service de Madame MèreAlbert Benhamou, L'autre Sainte-Hélène: la captivité, la maladie, la mort et les médecins autour de Napoléon, paru en 2010.
Il reçoit le une lettre officielle d'engagement. Antommarchi est envoyé à Sainte-Hélène pour remplacer le docteur Barry Edward O'Meara, expulsé de l'île en . Antommarchi arrive à Longwood en , alors que la maladie de Napoléon a fait des progrès. Malheureusement, Antommarchi n'est pas à la hauteur des attentes de Napoléon qui ne fait pas confiance à ses qualités de médecin. Quant à son entourage et aux gardiens britanniques, ils le trouvent dépourvu de manières et grossier"Le journal du lieutenant Oakley - page 3". Napoléon reconnait cependant ses capacités à disséquer et lui confie la mission d'opérer l'autopsie de sa dépouille afin de prévenir son fils, le duc de Reichstadt, d'une maladie de l'estomac qu'il croit héréditaire. Après la mort de Napoléon, Antommarchi publie Mémoires du docteur F. Antommarchi, ou Les derniers moments de Napoléon. Sa conclusion est que l'illustre patient est mort d'un cancer de l'estomac.
En , Antommarchi se rend en Pologne où il devient inspecteur général des hôpitaux polonais pendant l'insurrection de NovembreSven Jonas Stille, Podróż do Polski, Varsovie 1985, p. 137. ; il y apporte son aide au peuple polonais soulevé contre les Russes. Il s'enfuit à Paris pour échapper aux forces du tsar.
En , il participe à la souscription en vue de réaliser un masque mortuaire de l'empereur Napoléon. Cette entreprise donna lieu à de nombreuses controverses qui, encore aujourd'hui, font couler de l'encre. Le masque mortuaire, dit « Antommarchi » car signé de sa main lors de la souscription de , est cependant reconnu comme étant issu d'un original, fabriqué par lui à Londres en Le masque mortuaire dit de Malmaison.
Antommarchi émigre alors en Louisiane où, en , il fait don du masque mortuaire en bronze de Napoléon à la population de La Nouvelle-Orléans. Par la suite il vit pour peu de temps à Veracruz (Mexique), où il est médecin itinérant. Quittant le Mexique il s'installe à Santiago de Cuba, où de nouveau il travaille comme médecin. Son passage à Cuba s'explique par son désir de retrouver son cousin, Juan Antonio Benjamin AntommarchiSaby, Claude-Alain, 1815 Les naufragés de l'Empire aux Amériques, 2007, qui a fait fortune dans les plantations de café. Antommarchi devient un spécialiste de l'opération de la cataracte. Il meurt à Cuba de la fièvre jaune le , à l'âge de 48 ansReynolds, James, Head and Upper Body, 2006. Il est enterré dans le cimetière Sainte-Iphigénie de Santiago de Cuba, à droite de l'entrée principale, dans le caveau familial du Marquis de Las Delicias de Tempu et de la famille Arturo José Portuondo Illas.
Œuvres François Antommarchi, Les Derniers Moments de Napoléon, Éditions Buchet/Chastel, 1975.
Notes et références
Notes
Références
Liens externes
Catégorie:Date de naissance incertaine (XVIIIe siècle) Catégorie:Chirurgien français Catégorie:Médecin français du XIXe siècle Catégorie:Personnalité corse Catégorie:Insurgé de novembre 1830 Catégorie:Décès en avril 1838 Catégorie:Décès à Santiago de Cuba Catégorie:Décès à 57 ans Catégorie:Mort de la fièvre jaune Catégorie:Étudiant de l'université de Florence Catégorie:Étudiant de l'université de Pise Catégorie:Article dont une information de l'infobox a plusieurs valeurs sourcées