La d'infanterie (), devenue d'infanterie motorisée ( DIM) entre 1934 et 1940, est une division d'infanterie de l'Armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations 1873 : création de la d'infanterie 1935 : devient d'infanterie motorisée 1940 : disparition lors de la bataille de France 1945 : nouvelle création de la d'infanterie 1946 : forme la division aéroportée

Les chefs de la d'infanterie - : général Février . - : général Davenet . : général Courty - : général Broye : général Gueytat - : général Pierron . - : général Muzac : général Mouton : général Pedoya : général Brunet : général Girardel : général d'Amboix de Larbont : général Durand : général Soyer : général Pognard : général Goiran : général Helouis - : général Taverna . - : général Delétoille : général Chandezon : général Demange - : général Debeney : général Lévi - : général Gratier : général Joba : colonel Bouviolle . : général Meullé-Desjardins - : général Garchery - : général Montagne . 1939 - 1940 : général Molinié 1945 : général Chomel 1945 : général Molle 1945 : général Bonjour

Avant 1914 La division est créée par le décret du . Située en région militaire (Clermont-Ferrand), elle est constituée de deux brigades :

brigade d'infanterie : d'infanterie de ligne d'infanterie de ligne brigade d'infanterie : d'infanterie de ligne d'infanterie de ligne

La division est d'abord détachée en garnison à Lyon (1874-1881), puis à Saint-Étienne, la brigade installant son état-major à Clermont-Ferrand (1882-1884), puis à nouveau à Lyon (1885-1886), puis retour à Saint-Étienne et Clermont à partir de 1887. En 1888, le d'infanterie remplace le d'infanterie à la .

En 1889, l'état-major de la , maintenant constituée avec le et le d'infanterie, déménage à Aurillac. Elle a toujours cette organisation en 1914 : ( et ) à Saint-Étienne, ( et ) à Aurillac.

Première Guerre mondiale

Composition au cours de la guerre

Mobilisée dans la Région, la division appartient au d'armée, au sein de la française.

brigade d' à : d'infanterie d'infanterie brigade d' à : d'infanterie d'infanterie de à : de tirailleurs de marche de juin à de tirailleurs de marche de à de zouaves de marche de à Infanterie divisionnaire de à : d'infanterie d'infanterie jusqu'en d'infanterie de tirailleurs de marche de à Un bataillon de pionniers du d'infanterie territoriale d'août à Cavalerie : de chasseurs (1 escadron) Artillerie : d'artillerie de campagne (3 groupes 75) d'artillerie lourde (1 groupe 155 C) Génie : du génie (compagnie 13/1, ensuite renforcée par 13/51 et 13/21)

Historique 1914

2 – : mobilisation

6 – : transport par V.F. à l'ouest d'Épinal. 10 – : offensive en direction de Sarrebourg par Rambervillers, Baccarat et Cirey : : combats dans la région Montigny, Ancerviller. : engagée dans la bataille de Sarrebourg : combats vers Schneckenbuch-Oberhammer et Brouderdorff. 21 – : repli derrière la Mortagne, vers Romont, par Lorquin, Frémonville et Azerailles. – : engagée dans la bataille de la Mortagne : combats dans la région, Romont, Saint-Maurice-sur-Mortagne, Roville-aux-Chênes. À partir du , stabilisation vers Xaffévillers. 10 – : retrait du front vers Épinal et transport par V.F. vers Creil. 14 – : mouvement en direction de Dreslincourt. À partir du , engagée dans la de l'Aisne, puis dans la de Picardie : combats à Ribécourt, hameau de l'Écouvillon à Élincourt-Sainte-Marguerite, Machemont et la ferme Attiche.

1915 – : stabilisation et occupation d'un secteur vers Lassigny et Beuvraignes : 3 - : limite gauche ramenée vers la lisière nord du bois des Loges. Combats du bois des Loges, de Plessis-de-Roye et de Beuvraignes. : front étendu, à droite, jusque vers Plémont. À partir du , retrait partiel du front, et travaux en vue d'une attaque sur Dancourt. – : relève progressive et repos vers Gournay-sur-Aronde. À partir du , mouvement vers Moreuil ; repos. À partir du , mouvement vers Maignelay ; repos. – : mouvement vers le front, et occupation d'un secteur entre le massif de Thiescourt et la lisière sud du bois des Loges.

1916 – : retrait du front et repos à l'ouest de Montdidier. À partir du , mouvement par étapes et transport par chemin de fer vers Crépy-en-Valois, puis vers Vic-sur-Aisne et Chelles. À partir du , transport par V.F. de Villers-Cotterêts, dans la région de Revigny, puis mouvement vers Fleury-sur-Aire ; repos. 7 – : Mouvement vers le front. Engagée dans la bataille de Verdun, vers Forges et Béthincourt. 14 et : attaques allemandes. – : retrait du front et mouvement vers Jubécourt, puis transport par camions vers Sermaize-les-Bains. À partir du , transport par V.F. dans la région de Crépy-en-Valois ; repos. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Pernant et Hautebraye (commune d'Autrêches). – : retrait du front et transport par V.F. dans la région de Crèvecœur-le-Grand. Repos vers Froissy, et à partir du , instruction au camp de Crèvecœur. – : transport par camions dans la région de Caix. Engagée dans la bataille de la Somme, entre l'est de Lihons et l'est de la ferme Lihu : le , prise de Pressoire. 14 – : retrait du front ; repos au sud de Montdidier. – : occupation d'un secteur entre le sud de Maucourt et la voie ferrée d'Amiens à Chaulnes. 13 – : retrait du front et mouvement vers Crépy-en-Valois ; repos. – : transport par V.F. vers Neufchâteau ; repos. À partir du , transport par V.F. de Damblain, dans la région de Verberie ; repos.

1917 – : transport par camions vers le front et occupation d'un secteur vers Plessis-de-Roye et Canny-sur-Matz. 16 – : poursuite des troupes allemandes lors de leur repli stratégique (opération Alberich) : progression suivant l'axe Lassigny, Lagny, Bussy, La Neuville-en-Beine. – : retrait du front ; repos vers Guiscard. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur dans la région le canal Crozat, Roupy : attaques fréquentes, particulièrement violentes, le aux abords de Saint-Quentin. – : retrait du front ; repos vers Nesle et Libermont ; (éléments en secteur du 20 au ). – : occupation d'un secteur vers Urvillers et Grugies. – : retrait du front ; repos vers Nesle. : transport par V.F. de la région Ham, Nesle, dans celle de Vitry-le-François ; repos et instruction. – : transport par camions dans la région de Verdun, et occupation d'un secteur vers Avocourt et la route d'Esnes à Malancourt. : engagée à Avocourt, dans la offensive de Verdun. – : retrait du front, transport par camions vers Dampierre-le-Château ; repos et instruction. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre le Four de Paris (Vienne-le-Château) et l'Aire (Front de l'Argonne). – : retrait du front ; repos vers Vaubécourt et Condé-en-Barrois. – : transport par camions sur la rive droite de la Meuse et occupation d'un secteur vers Bezonvaux et Damloup.

1918 – : retrait du front ; repos vers Sermaize-les-Bains. À partir du , transport par V.F. en Argonne ; travaux. – : occupation d'un secteur entre le Four de Paris et l'Aire. 6 – : retrait du front ; repos vers Rarécourt. – : mouvement vers le front, et, à partir du , occupation d'un secteur sur les deux rives de la Meuse, vers la cote 344 et l'ouest de Forges, étendu à droite, le , jusque vers Beaumont. 18 – : retrait du front et transport par V.F. de la région de Revigny, dans celle de Verberie ; repos vers Villers-Cotterêts. – : engagée, vers Le Plessier-Huleu, dans la de la Marne : à partir du , combats aux abords de Grand-Rozoy, puis poursuite jusqu'à la Vesle, atteinte le . – : organisation du front, sur la rive gauche de la Vesle, vers Braine et l'est de Vasseny. Engagée à la fin d'août, et jusqu'au , dans la poussée vers la position Hindenburg : : franchissement de la Vesle, progression vers le canal latéral de l'Aisne, et, le vers Vailly. : prise de Vailly ; organisation des positions conquises vers Presles et l'ouest de Vailly. Puis progression jusque vers Ostel. – : retrait du front ; puis transport par V.F. dans la région de Luzarches ; repos. – : mouvement par étapes vers le front. Se trouve vers Moncornet, lors de l'armistice.

Rattachement Affectation organique : d'armée, d' à

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L'entre-deux-guerres La loi du , sur l’organisation générale de l’armée, et la loi des cadres et effectifs du , fixent le nombre des divisions d’infanterie métropolitaines à vingt. Ces dernières sont considérées comme des forces de territoire affectées à la défense du sol métropolitain.

Ces grandes unités d’infanterie sont de trois types, dix divisions d’infanterie de type « nord-est », sept divisions d’infanterie motorisées et trois divisions d’infanterie alpine. En 1935, la d'infanterie devient la d'infanterie motorisée. Elle est stationnée à Clermont-Ferrand. Sa composition est la suivante : d'infanterie : Saint-Étienne d'infanterie : Clermont-Ferrand d'infanterie : Montluçon d'artillerie divisionnaire : Clermont-Ferrand

Seconde Guerre mondiale Composition Le la DIM, sous les ordres du général Molinié, est rattachée au corps d'armée qui est intégré à la Armée.

À cette date la d'infanterie motorisée se compose de : d'infanterie motorisé d'infanterie motorisé d'infanterie motorisé d'artillerie divisionnaire d'artillerie lourde divisionnaire de reconnaissance de division d'infanterie et tous les services (Sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation etc.)

1940 Dirigée en par le général Molinié, elle a fait partie des défenseurs de la Poche de Lille du 26 au 31 mai durant la bataille de France.

1945 À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les FFI du centre-ouest de la France (notamment ceux de la brigade Charles Martel, d'Indre-et-Loire, et de Loire-Inférieure, ), sont incorporés dans la DI, constituée en dans la région de Saint-Nazaire. Équipée majoritairement avec des armes de prise, elle est engagée face à la poche allemande de Saint-Nazaire.

En la division se compose notamment de :

21e régiment d'infanterie 32e régiment d'infanterie 4e demi-brigade de chasseurs (1er, 5ème et 17ème B.C.P) 1er régiment de Hussards 8e régiment de cuirassiers 20e régiment d'artillerie divisionnaire 125e groupe des forces terrestres antiaériennes et tous les services (91e Génie, 80ème compagnie mixte de transmissions, 9ème train auto, 125e bataillon médical, etc.)

L'après Seconde Guerre mondiale Le , la division absorbe les 1 et RCP de la aéroportée ( DAP) qui vient d'être dissoute. Cette nouvelle DI devient à son tour une unité aéroportée sous le nom de DAP par changement d'appellation le .

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

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Articles connexes Liste des brigades françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Seconde Guerre mondiale

Catégorie:Division d'infanterie de l'Armée de terre française Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Division Catégorie:Poche de Saint-Nazaire