vignette|Shenzhen, l'une des premières zone économique spéciale en Chine, est souvent appelée « Silicon Valley of China ».. Des entreprises de haute technologie notables telles que Huawei, ZTE et Konka ont toutes été fondées à Shenzhen dans les années 1980.|alt=|250x250px vignette|250x250px|Le quartier d'affaires de Pudong à Shanghai, symbole de la libéralisation de l'économie chinoise. La réforme économique chinoise (chinois simplifié : 改革开放 ; chinois traditionnel : 改革開放; pinyin: Gǎigé kāifàng ; littéralement : « Réforme et ouverture ») fait référence au programme des réformes économiques menées à partir de 1978 en république populaire de Chine (pendant la période « Boluan Fanzheng »).. Elle est mise en œuvre par les réformistes au sein du Parti communiste chinois, notamment sous la direction du nouveau chef suprême de la Chine, Deng Xiaoping. Le programme de « réforme et d'ouverture » a été interrompu après la répression militaire des manifestations de la place Tian'anmen en 1989, mais a repris après la « Tournée d'inspection de Deng Xiaoping dans le Sud » en 1992...

De 1978 à 2014, une croissance très élevée a lieu, l'économie enregistrant une croissance de 9,5 % par an. En 2001, la Chine a rejoint l'Organisation mondiale du commerce (OMC).. L'économie de la Chine dépasse celle du Japon en 2010., plus grande économie asiatique, et est devenue la deuxième puissance économique mondiale (derrière les États-Unis) et devrait devenir la première puissance économique mondiale d'ici à 2025. Une grande partie de ce succès est due à l'ouverture de l'économie. En 2013, la Chine est devenue la plus grande nation commerciale du monde, avec des exportations de 2,21 trillions de dollars et des importations de 1,95 trillions de dollars..

D'autre part, une série de réformes politiques ont été proposées et mises en œuvre dans les années 1980, car l'ancien système politique a entravé de nouvelles réformes économiques.... Mais en raison de la répression militaire contre les manifestations de la place Tian'anmen en 1989, de nombreuses réformes politiques ont échoué et ont pris fin.. Outre ces problèmes politiques, les réformes économiques ont également donné lieu à une série de problèmes de développement, notamment la corruption, les inégalités économiques ainsi que la pollution...

L'économie chinoise d'avant la réforme

Chine impériale (avant 1912) Jusqu'au , la Chine est l'une des économies les plus importantes et les plus développées du monde... Selon Adam Smith, le pays est longtemps l'un des plus riches, des plus fertiles, des mieux cultivés, des plus industrieux, des plus prospères et des plus urbanisés au monde.. Son économie stagne pourtant à partir du et se contracte à partir du .

La première guerre de l'opium (1839-1842) marque un tournant dans l'histoire de la Chine et ainsi que son premier affaiblissement, prélude à l'effondrement de la dynastie Qing, au pouvoir de 1644 à 1912.

Celle-ci est suivie plus tard de la seconde guerre de l'opium (1856-1860) puis de la guerre franco-chinoise (1881-1885) ainsi que dix ans plus tard de la guerre sino-japonaise (1894-1895) qui affaiblit durement la dynastie sur le plan extérieur.

République de Chine (1912-1949) La république de Chine est proclamée le par Sun Yat-sen, chef du parti nationaliste Kuomintang, en même temps que le dernier empereur de Chine, Puyi, abdique le 12 février de la même année. La situation politique est alors fragile et l'économie affaiblie. Les conflits internes et externes menacent par ailleurs la stabilité du pays. Dans les années 1930, la Chine développe cependant un secteur industriel moderne qui stimule la croissance économique de manière modeste mais significative. Avant l'effondrement des échanges commerciaux internationaux consécutif à la Grande Dépression, la part de la Chine dans le commerce mondial et son taux d'ouverture atteignent des niveaux qui ne seront plus retrouvés avant soixante ans.

L'économie chinoise est ensuite fortement perturbée par la guerre contre le Japon et la guerre civile (1937-1949). Avant 1949, le progrès technique ne contribue presque pas à la croissance économique. Selon les estimations d'Angus Maddison, le PIB par habitant sur base de parité de pouvoir d'achat en 1950 est similaire à celui de l'époque de la dynastie Han (206 - 220 )..

République populaire de Chine (depuis 1949) Ainsi, en 1950, la Chine possède une économie essentiellement agricole et extrêmement pauvre, avec 89,4 % de la population habitant les campagnes. C'est dans ce contexte que les communistes remportent la guerre contre le Kuomintang et renomme le pays république populaire de Chine. À son arrivée au pouvoir, le , Mao Zedong met en place une économie planifiée. afin de réduire l'extrême pauvreté en entreprenant de grands travaux d'infrastructure (centrales électriques, irrigation...) et l'extension des terres cultivables. Mais l'économie chinoise stagne, et est encore ralentie par les ravages de la famine causée par le Grand Bond en avant, dont les historiens estiment le bilan entre 30 et 55 millions de victimes.. Les purges de la révolution culturelle arrivent ensuite. Les citoyens chinois vivant dans les villes ne connaissent pratiquement aucune augmentation de leur niveau de vie à partir de 1957. Sur le plan du commerce extérieur, il s'agit d'une période d'isolement sur la scène économique mondiale, la Chine n'ayant quasiment de relations commerciales qu'avec l'URSS ou des pays communistes d'Asie tels que la Corée du Nord ou le Viêt Nam. En 1978, date de la mise en œuvre de la réforme économique, la valeur totale des importations et exportations chinoises n'est que de 20,6 milliards de dollars : la Chine occupe alors seulement le dans les échanges internationaux, et représente moins de 1 % du commerce mondial alors que sa population est proche du milliard d'habitants.

L'économie chinoise est ainsi peu performante par comparaison avec d'autres pays d'Asie de l'Est, notamment le Japon d'après guerre (miracle économique japonais), la Corée du Sud grâce à la normalisation des relations de celle-ci avec le Traité nippo-sud-coréen du 22 juin 1965 et la république de Chine de Tchang Kaï-chek (1950-1975). Aussi, à la mort de Mao Zedong en 1976, le Parti communiste s'oriente vers des réformes libérales pour redresser l'économie et conserver son pouvoir grâce à Deng Xiaoping.

Une réforme en plusieurs étapes Origine

En septembre 1976, Mao Zedong est décédé et, en octobre, la « Bande des Quatre » a été arrêtée, mettant fin à la révolution culturelle. Hua Guofeng est alors devenu le premier dirigeant de la Chine, mais il a largement poursuivi la politique maoïste.

Deng Xiaoping (1904-1997) est devenu le leader suprême de la Chine en décembre 1978 et a lancé la « Réforme et ouverture ». Ses alliés réformistes tels que Hu Yaobang et Zhao Ziyang ont également reçu des promotions. Dès sa confirmation au du Parti communiste chinois en 1977, Deng Xiaoping propose en septembre le programme « Boluan Fanzheng » pour corriger les erreurs de la révolution culturelle. Lorsqu'il prend le pouvoir après Hua Guofeng, en 1978, il trouve un pays désespérément pauvre, en pleine faillite et en chaos. Pratiquement toutes les écoles, les hôpitaux, le transport, les services publics et le système judiciaire étaient en désarroi.

Dans ces conditions, inspiré par l'héritage du pragmatisme de Zhou Enlai (1898-1976), Deng a mobilisé un large soutien parmi les élites pour les réformes économiques urgentes. Par conséquent, inspiré par sa tournée dans le Sud de la Chine, Deng Xiaoping a rejeté les politiques maoïstes de l'autarcie - avec une réouverture envers le commerce mondial, les investissements étrangers et la création de zones économiques spéciales.. Ce sera le début d'une politique de "porte ouverte" qui multipliera le PIB chinois par 8 en 30 ans et participera à l'émergence de la Chine en tant que superpuissance.

Dans le même temps, Deng Xiaoping propose en mars 1979 les « Quatre Principes Fondamentaux » pour délimiter les réformes...

Ouverture et zones économiques spéciales

En Chine, les zones économiques spéciales (经济特区 / 經濟特區, Jingji tequ) sont des espaces bénéficiant d'un régime juridique particulier qui les rend plus attractives pour les investisseurs étrangers. Ces zones proposant aux entreprises étrangères des conditions préférentielles (droits de douane, libre rapatriement des investissements et des bénéfices, pas d’impôts pendant plusieurs années puis impôts très bas, statut d’extra-territorialité pour les cadres qui viennent travailler). En 1979, quatre zones économiques spéciales chinoises ont été créées dans les provinces du Guangdong et du Fujian dans le sud de la Chine pour attirer les investisseurs étrangers. Il s'agit notamment de Shenzhen, Zhuhai, Xiamen et Shantou. alt=|vignette|Centre civique de Shenzhen, l'une des premières zone économique spéciale en Chine.|250x250px gauche|vignette|Xiamen, l'une des premières zone économique spéciale en Chine. vignette|250x250px|Vue de nuit des immeubles de bureaux dans la baie de Shenzhen. Ces ZES ont pris un décollage remarquable surtout celle près de Hong Kong, surnommée « le Miracle de Shenzhen ».. Shenzhen occupe une place mythique dans l'histoire de la réforme chinoise moderne. Première zone économique spéciale créé, en vertu de la libéralisation économique en 1980, la ville est passée d'une petite communauté de pêcheurs à une métropole de 10 millions de personnes en seulement 35 ans.. Le 31 janvier 1979, la zone industrielle Shekou de Shenzhen est fondée, devenant la première zone expérimentale en Chine à « s'ouvrir ».. Sous la direction de Yuan Geng (袁庚), le « modèle de développement Shekou » s'est progressivement formé, incarné dans son célèbre slogan « Le temps c'est de l'argent, l'efficacité est la vie (时间就是金钱,效率就是生命) », qui s'est ensuite largement répandu dans d'autres parties de la Chine. En janvier 1984, Deng Xiaoping effectue sa première tournée d'inspection à Shenzhen et Zhuhai, louant la « vitesse de Shenzhen » du développement ainsi que le succès des zones économiques spéciales... En mai 1984, la Chine a ouvert 14 autres villes côtières aux investissements à l'étranger, dont Shanghai, Canton et Tianjin. La première génération de ZES chinoises s'est concentrée sur la fabrication et l'exportation de produits de base standard (comme les chaussures du sport, vêtements prêts à porter). Ces ZES de étaient toutes situées sur le littoral pour faciliter le transport des matières premières et ainsi les exportations de produits finis. En fait, ces ZES contredisent la théorie du commerce classique de David Ricardo basée sur une vision statique de l'avantage comparatif.. Elles incarnent une vision plus dynamique du commerce et le développement qui soulève le rôle des infrastructures, de la technologie, le capital humain, les économies d'échelle et la globalisation -- dans la "nouvelle théorie du commerce".. Ainsi, leur succès a été basé sur les prix imbattables - " le prix de la Chine " - qui a forcé de nombreuses usines occidentales de coût élevé à migrer vers la Chine ou les autres pays en voie de développement (quelquefois appelé le modèle de Nike sports).. vignette|250x250px|Zhuhai, l'une des premières zone économique spéciale en Chine. En 2014, les ZES chinoises compréhensives incluent : les villes de Shenzhen, Zhuhai, Shantou, Xiamen, Kachgar et la province de Hainan. En 1984, 14 villes côtières étaient ouvert aux investissements étrangers: Dalian, Qinhuangdao, Tianjin, Yantai, Qingdao, Lianyungang, Nantong, Shanghai, Ningbo, Wenzhou, Fuzhou, Canton, Zhanjiang et Beihai. De plus, il y a 53 nouvelles zones plus spécifiques de développement économique et technique, 15 zones franches, les zones franches d'exportation et les zones de développement de haute technologie..

Réformes dans des secteurs spécifiques Industrie agricole