Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de La Couronne, un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations

: tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment La Couronne devient le d'infanterie de ligne ci-devant La Couronne. 1793 : formation de la de première formation. 1796 : formation de la de deuxième formation. 1803 : devient le d'infanterie de ligne. 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié lors de la Seconde Restauration. : création de la légion d'Eure-et-Loir. 1820 : la Légion d'Eure-et-Loir est amalgamée et renommée d'infanterie de ligne. 1882 : renommé régiment d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d’infanterie.

Chefs de corps

Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime

thumb|right|120px|insigne de béret d'infanterie

Guerres de la Révolution et de l'Empire

thumb|320px|droite|Richard Ansdell (1815–1885), Le sergent Charles Ewart des Royal North British Dragoons défendant l'aigle du d’infanterie de ligne français qu'il a capturé face à un lancier durant la bataille de Waterloo le 18 juin 1815. 1792 : Bataille de Valmy 1794 : Armée du Nord 1796 : Bataille du pont de Lodi 1805 : Bataille d'Austerlitz 1807 : Le 14 juin 1807 les 2 bataillons du régiment participent à la bataille de Friedland. 1809 : Bataille d'Essling 1814 : Guerre d'indépendance espagnole bataille d'Orthez 1815 : Campagne de Belgique (1815) Bataille de Waterloo où son drapeau est capturé par les Royal Scots Greys.

1815 à 1852 Durant la monarchie de Juillet des éléments du d’infanterie de ligne sont envoyés en Martinique. Les troupes quittent leurs casernes le , partent de Brest le et arrivent à Fort-Royal en Martinique le . Le retour s'effectue sur la corvette La Loire qui quitte Fort-Royal le pour arriver à Brest le source Archives Nationales fichier Leonore.

1822 : conspiration des Quatre sergents de La Rochelle guillotinés en place de Grève à Paris. 1830 : une ordonnance du crée le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151. 1854-1859 : Algérie

Second Empire 1859 : Campagne d'Italie : batailles de Magenta et de Solférino

Durant la guerre de 1870, le régiment est engagé à Froeschwiller, à Sedan et au siège de Belfort.

1871 à 1914 Le de marche fusionne avec le le .

Première Guerre mondiale 1914 Siège de Namur (1914) : le , le régiment du lieutenant-colonel Grumbach est déployé sur le front nord-est de la position fortifiée de Namur dans l'intervalle entre le fort de Cognelée et le fort de Marchovelette qui est le secteur le plus exposé à l'attaque allemande. Le pilonnage ininterrompu des batteries allemandes pendant la journée du 22 se poursuit pendant la nuit du 22 au 23. Au lever du jour, un déluge de feu s’abat sur les positions françaises et belges au nord-est de Namur. Toutes les hauteurs qui dominent la vallée sont couvertes de la fumée des obus. Dans la ville, la mitraille pleut, des incendies s’allument. Les troupes françaises à la lisière et dans le bois des Grandes Salles sont particulièrement visées. Les pertes sont sévères. À , le pilonnage par l'artillerie lourde est tel que le lieutenant-colonel Grumbach envoie le message suivant: « On se fait hacher sur place. Il est impossible de tirer une seule cartouche. C'est un enfer et je vais chercher à me retirer ». La préparation d'artillerie ayant été jugée suffisante pour annihiler toute résistance valable, le commandement allemand décide l'assaut final par l'enfoncement de l'intervalle Cognelée-Marchovelette. 3 divisions allemandes (40.000 hommes), s’élancent à l'assaut. À droite, la division de la Garde enveloppe le fort de Cognelée, s’infiltre dans le village, puis marche sur Champion et Vedrin. Au centre, la division donne l’assaut à travers le bois des Grandes Salles vers Champion. À la gauche, la brigade de la Garde ( division) lance ses deux régiments par le nord et le sud du fort de Marchovelette. Les bataillons français sont contraints de refluer et entraînent avec eux les bataillons belges avoisinants. Vers , l’ordre de retraite du secteur attaqué est donné par le commandement belge. Le bataillon du régiment d’infanterie français prend position à Bouge pour couvrir la retraite, protégée également par le tir du fort d'Emines. Le lieutenant-général Michel, chef de la position fortifiée de Namur ordonne la retraite générale dans l'entre-Sambre-et-Meuse par Arbre, Bioul et Sosoye. La division belge, une partie des troupes de forteresse et le régiment Grumbach parviennent in extremis à échapper à la tenaille de la allemande qui a traversé la Sambre et de la armée allemande qui a traversé la Meuse entre Namur et Dinant. Ils sont toutefois contraints de livrer de nombreux combats dans l'Entre-Sambre-et Meuse contre les avant-gardes allemandes avant de pouvoir rejoindre les lignes françaises autour de Couvin. Bataille de l'Aisne (1914)

1915 Bataille de Demir Kapou (Serbie)

1916 vignette|Mitrailleurs du dans la région de Kilkís en mai 1916.

1917

1918 vignette|Le inspecté par le général Guillaumat à Zeitenlik en avril 1918. Bataille de Dobro Polje (Macédoine)

Seconde Guerre mondiale Le RI est formé le ; il est sous les ordres du lieutenant-colonel Desroche et appartient à la d'infanterie. Régiment de réserve A type nord-est, il est mis sur pied par le centre mobilisateur d'infanterie de La Capelle et Hirson.

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Drapeau Il porte, brodées en lettres d'or, les inscriptionsDécision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Valmy 1792 Lodi 1796 Austerlitz 1805 Friedland 1807 Magenta 1859 Picardie 1914 Demir-Kapou 1915 Dobropolje 1918

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|90px|left

Ancien régime : drapeau d'ordonnance: bleu à la croix blanche brochant sur le tout. Face à la rapide avancée allemande et craignant d'être fait prisonnier le lieutenant-colonel Desroche brûla une partie du drapeau début . Il ne garda que le numéro du drapeau qui resta longtemps dans sa famille avant que celle-ci ne l'offre au musée de Bouchain.

190px|center

Anciens drapeaux

Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 20px avec deux citations à l'ordre de l'armée.

La fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918 reçu le ().

Devise Tête haute, En avant

Insigne 45 bleu sur glaive séparant deux tours couronne de laurier en dessous.

Personnages célèbres ayant servi au

Claude Antoine de Bésiade (1740-1829), marquis puis duc d'Avaray (1817), colonel en 1767 jusqu'en 1784, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1770, député aux États généraux de 1789, lieutenant général le , pair de France en 1815, duc d'Avaray en 1817, chevalier des ordres du roi en 1820. Antoine Louis François de Béziade (1759-1811), comte puis premier duc d'Avaray (1799), sous-lieutenant dans le régiment de la Couronne commandé par son père, y fut nommé capitaine en 1777, colonel en second du régiment de Boulonnais (1782, il le commanda en chef, en 1788, au camp de Saint-Omer), capitaine des gardes de Monsieur, maréchal-de-camp en 1795, et capitaine de la compagnie écossaise des gardes-du-corps du Roi en 1796. Après la reformation de l'unité en 1939, le lieutenant-colonel Henri-Paul Desroche commande le d'infanterie. Il participe à la défense héroïque de Bouchain. Jean Dettweiller, membre de la bande à Bonnot. Claude Mairesse, docteur en médecine, officier au , en fonction à Bouchain pendant les combats de . Paul Maistre, général de division. Élie de Vassoigne, alors sous-lieutenant.

Notes et références

Sources et bibliographie . . . Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900) French Infantry Regiments and the Colonels who Led Them: 1791 to 1815 Émile Mugnot de Lyden : Nos 144 régiments de ligne

Voir aussi Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français

Liens externes Commémoration des combats de mai 1940 sur l'Escaut : un réel devoir de mémoire - Patrick Roy, député de la du Nord, maire de Denain. site officiel du musée d'Ostrevant.

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