Le Jeu de paume est un centre d'art consacré aux images du à nos jours, sous toutes leurs formes (photographie, cinéma, arts numériques, installations) d'une superficie de , situé à l'angle nord-ouest du jardin des Tuileries, place de la Concorde, à Paris.
Bâtiment Le Jeu de paume est un bâtiment de de longueur et de largeur (pour une hauteur sous plafond dans la plupart des salles de ) qui possède une surface totale de pour une surface d’exposition de répartis en neuf salles sur trois niveaux et linéaires de cimaises.
Histoire De la construction à la Seconde Guerre mondiale alt=|gauche|vignette|Salle de courte-paume aux Jeux olympiques de 1900. L'épreuve est annulée faute de participants. vignette|gauche|Le Jeu de paume en 1919. À la suite de la construction de l'opéra Garnier, la salle du jeu de paume située passage Sandrié dans le est détruite. L'empereur Napoléon III autorise le club du passage Sandrié à s'installer dans le jardin des Tuileries, à l'extrémité ouest de la terrasse des Feuillants. La salle du jeu de paume des Tuileries, construite par l'architecte Melchior Viraut, reprend les éléments décoratifs de l'orangerie des Tuileries, qui deviendra le musée de l'Orangerie. La salle est inaugurée le ..
À partir de 1909, le bâtiment est consacré à des expositions d'art, en relation avec le Louvre et le musée de l'Orangerie (« Cent portraits de femmes des écoles anglaise et française du » en 1909, Carpeaux en 1912, etc.). L'installation sportive est elle rebâtie dans le arrondissement, au Jeu de paume de Paris.
À la fin du , le musée du Luxembourg s'ouvre aux écoles étrangères et cette section devient finalement assez importante pour constituer un musée indépendant en 1922.
À partir de cette date et jusqu'à son transfert au musée national d'Art moderne du Palais de Tokyo en 1947, le musée du Jeu de paume présente les collections des écoles étrangères contemporaines, complétées par une trentaine d'expositions consacrées à l'art moderne d'un pays, sous le patronage de celui-ci, ou à un artiste, même si elles témoignent du renouveau de la figuration avant de s'ouvrir progressivement aux tendances plus contemporaines et si quelques expositions d'art ancien perdurent, comme « Rubens et son temps » ou « Marie-Antoinette » en 1936 et 1937. En mai-, est ainsi présentée l'« Exposition de l'art belge ancien et moderne », puis des expositions monographiques : de l'espagnol Josep Maria Sert en juin- au chinois Tchang Shan Tse en . Lors de l’Exposition internationale de 1937, le musée privilégie l'avant-garde internationale contemporaine en présentant l'exposition « Origines et développement de l'art international indépendant », du au , organisée par un comité comprenant Jean Cassou, Henri Matisse, Georges Braque, Pablo Picasso ou Fernand Léger.
En 1938 le musée accueille l'exposition Les femmes artistes d'Europe exposent au Jeu de Paume, initiative de sociétés professionnelles de femmes artistes.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, les collections du musée sont mises à l'abri au château de Chambord, le . Sous l'Occupation le bâtiment est réquisitionné, et les œuvres spoliées en particulier à des artistes juifs par les nazis y sont stockées ou y transitent avant de partir pour l'Allemagne. Hermann Goering s'y rend fréquemment pour prendre des œuvres, et l'ensemble des équipes de l'Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg y travaille jusqu'à la libération de Paris, en 1944. Le travail phénoménal d'inventaire de Rose Valland, simple attachée de conservation, est transmis au directeur des Musées nationaux Jacques Jaujard (1895-1967) et permet dès la Libération de lancer une gigantesque recherche des œuvres d'art volées par les nazis à travers le mondeEmmanuelle Polack et Philippe Dagen, Les carnets de Rose Valland : Le pillage des collections privées d'œuvres d'art en France durant la Seconde Guerre mondiale, Fage Éditions, 2011 ..
La galerie nationale du Jeu de paume vignette|gauche|La Neige à Louveciennes par Alfred Sisley accroché aux cimaises de la galerie du Jeu de Paume exposant les impressionnistes, ici lors de la visite d'Heinrich Lübke en février 1968 à Paris. De 1947 jusqu'en 1986, date de l'ouverture du musée d'Orsay, la galerie du Jeu de paume présente les tableaux des impressionnistesGermain Bazin, Les impressionnistes au Jeu de paume, Paris, Éditions Aimery Somogy, 1972, 264 pages..
Après son réaménagement par Antoine Stinco qui l'agrémente d'un escalier suspendu, la galerie rouvre en 1991 à l'initiative de Jack Lang, devenant la galerie nationale du Jeu de paume.
Le nouveau lieu est alors consacré à l'art moderne et contemporain sous toutes ses formesIl comprend, notamment un département cinéma dirigé par Danièle Hibon..
Depuis 2004, Centre d'art de l'image des XIXe, En 2004, il devient un centre d'art destiné à la diffusion de l'image des XIXe, et (photographie, cinéma, vidéo, installation, Net.art).
Le Jeu de Paume est issu de la fusion de trois associations consacrées à la photographie et à l'art contemporain (la galerie nationale du Jeu de paume, le Centre national de la photographie et Patrimoine photographique). La nouvelle association subventionnée par le ministère de la Culture et bénéficiant du soutien de la Manufacture Jaeger-LeCoultre, est présidée par Alain-Dominique Perrin. Début 2019, le Jeu de paume est dirigé par Quentin Bajac qui succède à Marta GiliQui a succédé à Régis Durand. (-) et à Régis Durand (-).
Jusqu'en 2009, l'association dispose d'un autre site pour organiser ses expositions, l'hôtel de Sully, , rue Saint-Antoine. En substitution, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a annoncé lors des Rencontres d'Arles en 2011 que le Jeu de paume disposerait d'un espace de dans l'hôtel de Nevers, rue de Richelieu, pour y programmer des expositions historiquesL'État se dote d'un nouvel espace pour la photographie à Paris », Le Nouvel Observateur, 9 juillet 2011.. Ce projet a été abandonné en 2012 pour des raisons budgétaires par la ministre de la Culture Aurélie Filipetti« Aurélie Filippetti enterre (aussi) l’hôtel de Nevers », Le Journal des arts, 7 septembre 2012..
En 2010, le Jeu de Paume noue un partenariat avec la ville de Tours et présente, deux fois par an, des expositions à caractère patrimonial dans les salles du château de Tours ayant pour vocation de valoriser les donations faites à l’État et les fonds d’archives conservés par des institutions publiques et privées, françaises et étrangères. En 2013, le Jeu de Paume présente à Tours la première exposition d'envergure consacrée à la photographe Vivian Maier. Depuis 2023, la saison estivale du Jeu de Paume – Tours est dédiée à la création photographique contemporaine avec la présentation de deux expositions dont l'une est dédiée au lauréat du Prix Niépce Gens d'images de l'année précédente.
En 2024, à l’occasion de ses 20 ans, le Jeu de Paume transforme son auditorium en salle de cinéma. D'une capacité de 90 places, elle propose environ 400 séances par an.
Identité visuelle (logo)
Liste des expositions
Expositions au musée du Jeu de Paume
1909 Exposition de cent portraits de femmes des écoles anglaise et française du ( - ) 1911 Exposition des grands et petits maitres Hollandais du ( - ) 1912 Exposition des œuvres de Carpeaux et Ricard ( - ) 1915 Exposition nationale des œuvres des artistes tués à l'ennemi, blessés, prisonniers et aux armées ( - ) Exposition de l'art à la guerre ( - )
Expositions au musée des écoles étrangères
1923 Exposition de l’art belge, ancien et moderne ( - ) 1924 Exposition de l'art suisse du (de Holbein à Hodler) ( - ) 1925 Exposition de l'art roumain, ancien & moderne ( - ) 1926 Exposition d'art argentin organisée par l'Université Nationale de La Plata () Exposition hollandaise. Tableaux, aquarelles, dessins ( - José Maria Sert : peintures murales pour la décoration de l'abside de la cathédrale de Vich ( - ) 1927 Exposition d'art canadien ( - ) 1929 Exposition de L'art suédois : L'art moderne depuis 1880 ( - ) Exposition d'art japonais, école classique contemporaine ( - ) 1930 La Pologne 1830-1920-1930 ( - ) 1931 Exposition de C. Bernaldo de Quirós : Visions de la vie du "Gaucho" argentin Province de Entre Rios () La Divine Comédie. L'Enfer de Dante interprétés par le peintre Amos Nattini ( - ) Art portugais de l'époque des grandes invasions au ( - ) 1932 L'Œuvre de James Ensor ( - ) 1933 Ivan Meštrović () Exposition d'art chinois contemporain ( - ) 1934 L'Art suisse contemporain depuis Hodler ( - ) Exposition tchécoslovaque () 1935 Exposition d'œuvres d'artistes belges contemporains ( - ) L'Art italien des ( - ) 1936 L'Art espagnol contemporain. Peinture et sculpture ( - ) L’Art français dans les collections suisses ( - ) Rubens et son temps (1936) 1937 Marie-Antoinette ( - ) L'Art catalan du au ( - ) Arts de la Chine ancienne ( - ) Exposition d'art autrichien ( - ) Origines et développement de l'art international indépendant ( - ) Exposition des cent incunables de la collection d'estampes d'Edmond de Rothschild (1937) 1938 Exposition d’art anglais. De Turner à nos jours (Vers ) Art américain. Trois siècles d'art aux États-Unis ( - ) 1939 Exposition d'art de la Lettonie (Peinture, sculpture et art populaire) ( - ) Exposition Tchang Shan Tse () 1946 Tableaux britanniques modernes appartenant à la Tate Gallery (1946) 1947 Les Impressionnistes. Leurs précurseurs et leurs contemporains (1947)
Expositions au Jeu de paume
vignette|File d'attente pour l'exposition MoMA, Jeu de paume, Paris, 2021. 2024 Tina Modotti. L'œil de la révolution ( - ) Bertille Bak. Abus de souffle ( - ) Chantal Akerman. Travelling ( - ) Tina Barney. Family Ties ( - ) 2023 Thomas Demand. Le bégaiement de l'histoire ( - ) Frank Horvat. Paris, le monde, la mode ( - ) Johan van der Keuken. Le rythme des images ( - ) Julia Margaret Cameron ( - ) Victor Burgin. Ça ( - ) 2022 Marine Hugonnier. Le cinéma à l'estomac ( - ) Jean Painlevé. Les pieds dans l'eau ( - ) Renverser ses yeux. Autour de l'arte povera 1960-1975 : photographie, film, vidéo ( - ) 2021 Michael Schmidt ( - ) Chefs-d'œuvre photographiques du MoMA ( - ) Travaux en cours ( - ) 2020 Le supermarché des images ( - ) 2019 Luigi Ghirri. Cartes et territoires et Florence Lazar ( - ) Sally Mann et Marc Pataut ( - ) Peter Hujar et Zineb Sedira ( - ) 2018 Raoul Hausmann et Médiations de Susan Meiselas ( - ) Gordon Matta-Clark et Bouchra Khalili ( - ) Dorothea Lange et Ana Mendieta ( - ) 2017 Eli Lotar et Peter Campus ( - ) Ed van der Elsken et Ismaïl Bahri ( - ) Albert Renger-Patzsch et Ali Kazma ( - ) 2016 : François Kollar et Helena Almeida ( - ) Josef Sudek et Joana Hadjithomas & Khalil Joreige ( - ) Soulèvements ( - ) 2015 Florence Henri et Taryn Simon ( - ) Germaine Krull et Valérie Jouve ( - ) Philippe Halsman et Omer Fast ( - ) 2014 : Robert Adams et Mathieu Pernot ( - ) Kati Horna et Oscar Muñoz ( - ) Garry Winogrand ( - ) 2013 : Laure Albin Guillot et Adrian Paci ( - ) Lorna Simpson et Ahlam Shibli ( - ) Erwin Blumenfeld et Natacha Nisic ( - ) 2012 : Ai Weiwei et Berenice Abbott ( - ) Laurent Grasso et Eva Besnyö ( - ) Antoni Muntadas et Manuel Álvarez Bravo ( - ) 2011 : Aernout Mik et Société réaliste ( - ) Claude Cahun et Santu Mofokeng ( - ) Diane Arbus ( - ) 2010 : Esther Shalev-Gerz et Lisette Model ( - ) Willy Ronis : Willy Ronis à la Monnaie de Paris ( - ) William Kentridge et Bruno Serralongue ( - ) André Kertész et Faux Amis/Une vidéothèque éphémère ( - ) 2009 : Robert Frank et Sophie Ristelhueber ( - ) Harun Farocki et Rodney Graham ( - ) Martin Parr : Planète Parr ( - ) Francesco Vezzoli et Fellini, La Grande Parade ( - ) 2008 : Eija-Liisa Ahtila ( - ) Valérie Mréjen : la place de la Concorde et Alec Soth : l'espace entre nous ( - ) Richard Avedon ( - ) Lee Miller et Jordi Colomer ( - ) 2007: