thumb|Un émetteur-récepteur d'un aéronef en vol au-dessus de l'Océan Atlantique Nordaéronef en vol au-dessus de L'Océan Atlantique Nord. thumb|Émetteurs-récepteurs dans un cockpit thumb|Antenne VHF 118 à et l'indicatif (radio) F-HBGB d'un aéronef français thumb|Radiocommunication de surface

Les radiocommunications aéronautiques sont dans des bandes de fréquences du spectre radioélectrique, réservée à l'aéronautique par des traités internationaux. Elles sont utilisées pour les communications entre les pilotes et le personnel des stations au sol. Elle permet de transmettre des clairances et des informations importantes pour la sécurité de la circulation aérienne et l'efficacité de la gestion du trafic aérien Guide de Radiotéléphonie aéronautique : édition 3 du 1 mai 2016 - Service de l'information aéronautique (SIA) .

Généralités Historique

thumb|upright=1.0|Radiotélégraphiste navigant. Proche du sol l'antenne pendante est rembobinée sur un touret à manivelle au pied du radiotélégraphiste. (Ballon dirigeable et Avion) thumb|upright=1.4|Antenne radioélectrique d'aéronef thumb|upright=1.4|Radiocommunication de contrôle vers 1936

Les premières liaisons radios aéronautiques remontent au début du , à une époque où les ballons dirigeables et les avions communiquaient en radiotélégraphie par un opérateur radio-navigant d'aéronef dans la bande aéronautique des - (appel des services aéronautiques ), dans la bande marine des () et dans la bande de radiogoniométrie des . Ainsi, en vol, une antenne pendante longue de à était déroulée pour établir les communications radios sur ces longueurs d'onde. À l'extrémité de l'antenne pendante, un plomb de lestage portait l'indicatif radio de l'aéronef. 1927, Convention radiotélégraphique de Washington 1927 contrôle du trafic aéronautique dans la bande de à en radiotélégraphie avec la fréquence internationale de était pour l'appel des services aériens, en partage avec les services fixes et mobiles: communications de surface des aérodromes et contrôle du trafic aéronautique entre à en radiotéléphonie AM, contrôle du trafic aérien HF entre à puis radiocommunication entre les aéronefs entre à en radiotéléphonie et en radiotélégraphie, quelques canaux HF entre à principalement en radiotélégraphie. Dès 1932, en France, études pour une bande aéronautique VHF. Dès 1935, début d'exploitation sur quelques canaux de la bande VHF entre à et dans la bande aéronautique entre à avec la fréquence d'urgence de Convention internationale des télécommunications du Caire de 1938 page 23 . Tableau de recherches et d'usage expérimental de fréquences présenté en 1938 par les AmériquesDocuments de la Conférence internationale des radiocommunications (Le Caire, 1938): Tome II ; APPENDICE 2"s. RAPPORT DE LA SOUS-COMMISSION 1 DE LA COMMISSION TECHNIQUE (35e SÉANCE). - Fixes et Mobiles (Radiophares aéronautiques de position) - Radionavigation - Fixes et Mobiles - Radiophares aéronautiques directionnels Aéronautiques - Contrôle du trafic des aéroports - Fixes et Mobiles La bande aéronautique VHF mondiale est créée le Convention internationale des télécommunications à Atlantic City 1947 : elle s'étend alors de à avec, pour la radiotéléphonie, 70 canaux espacés de , toutes les centaines de kilohertz impaires, par exemple : , , , , etc. Puis, la bande aéronautique VHF est étendue avec 140 canaux espacés de . La sous-bande allouée au système de radionavigation est comprise entre à . Dès 1959, la bande aéronautique VHF s'étend de à avec 180 canaux espacés de . Dès 1964, la bande aéronautique VHF s'étend de à avec 360 canaux espacés de . Dès 1974, la bande aéronautique VHF s'étend de à avec 720 canaux espacés de . Dès le , la bande aéronautique VHF s'étend de à avec 760 canaux espacés de . Depuis 1998, la France a fermé le service aéronautique métropolitain en ondes courtes (Saint-Lys radio Service aéronautique à ). Le service aéronautique en ondes moyennes et en ondes courtes est conservé pour les départements d’outre-merCarte des moyens radios Antilles et Guyane Française Carte des moyens radios Océan Pacifique. Depuis 1998, la bande aéronautique VHF s'étend de à . La partie allouée à la radiotéléphonie est comprise entre et , avec des canaux espacés de en dessous du niveau 195 et de (soit: /) au-delà, , publié au JORF du ... Le , tous les équipements radioélectrique entre et sont avec les canaux espacés de Mise en œuvre de l’espacement « à » au-dessous du FL 195 AIC N° 09/13.

Utilisations Dans le monde On distingue deux types de services mobiles aéronautiques régis par des procédures différentesDeux services, (R) et (OR), sont régis par des procédures différentes, dont certaines sont décrites dans le Règlement des radiocommunications de l'UIT (RR) et d'autres, concernant spécifiquement le service mobile aéronautique (R), dans l'Annexe 10 à la Convention de l'Organisation de l'aviation civile internationale. : le service mobile aéronautique (R) (« en route dans des couloirs aériens ») réservé aux communications relatives à la sécurité et à la régularité des vols, principalement le long des routes nationales ou internationales de l'aviation civileRèglement des radiocommunications et Annexe 10 à la Convention de l'Organisation de l'aviation civile internationale (service de radiocommunication numéro 1.33). ; le service mobile aéronautique (OR) (« hors des routes ») destiné à assurer les communications, y compris celles relatives à la coordination des vols, principalement hors des couloirs aériensRèglement des radiocommunications et Annexe 10 à la Convention de l'Organisation de l'aviation civile internationale (Service de radiocommunication numéro 1.34). (vol acrobatique, parachutage...).

De plus, on distingue deux types de messages : Les messages pré-enregistrés (ATIS) (VOLMET), qui sont diffusés en continu sur une fréquence particulière. Ils concernent la plupart du temps la météo et donnent les informations nécessaires au pilote (numéro de la piste à utiliser, etc.) ; Les messages de communication entre un organisme de contrôle et un aéronef. Il s'agit en général d'instructions données à l'aéronef et appelées « clairances » (de l'anglais « to clear » - « autoriser »).

En France Au-dessus de la France, de nombreux couloirs aériens en espace inférieur et en espace supérieur sont en service, avec des zones d'informations pour les vols hors de ces couloirs aériens.. Les aérodromes ont des moyens radios d'approche sur sol et d'informations...

Radiotéléphonie Les radiocommunications entre aéronefs et les stations au sol sont codifiées et réglementées dans le but d'éviter les erreurs d'interprétation. Elles sont concises, précises et font appel à une phraséologie conventionnelle. Elles se déroulent en général dans la langue du pays survolé ou en langue anglaise.

Les langues les plus utilisées en aéronautiques sont l'anglais, le français, le chinois, le russe, l'arabe, l'espagnol et l'indien. L'anglais reste la langue internationale officielle utilisée quand aucun membre d’équipage ne parle l’une des autres langues.

Chaque station est identifiée par un indicatif. Pour un aéronef, il correspond à l'un des types suivants : Les caractères de son immatriculation (exemple : « D-GNNX »), L'indicatif de l'exploitant suivi des quatre derniers caractères de son immatriculation (ex. : « Lufthansa GNNX »), L'indicatif de l'exploitant suivi de l'identifiant du vol (ex. : « Air France 001 »). Pour une station au sol, il correspond au nom de l'emplacement suivi d'un suffixe indiquant le service rendu parmi les suivants : opérations, délivrance, trafic, sol, tour, approche, contrôle, radar, arrivée, départ, précision, gonio, information (ex. : « Orly radar »).

Ils doivent être le plus précis et concis possible (ex. : « Orly tour bonjour, Air France 562, établi ILS 26 »).

L’augmentation du trafic aérien entraîne celle du nombre des messages échangés entre les avions et le sol. La saturation ne pourra être évitée que par un changement de technologie : le transport aérien commercial utilise un système de transmission de messages écrits beaucoup plus rapide et fiable.

Manœuvre d’une station radiotéléphonique Pour manœuvrer une station radiotéléphonique dans les bandes aéronautiques, il est nécessaire de posséder un des certificats suivants, publié au JORF du . : Les licences des navigants de l'aéronautique civile. Dans le cas d'une licence de pilote d'ULM, celle-ci doit comporter la mention d'aptitude à la radiotéléphonie ; L'agrément d'agent AFIS ; L'agrément de pompier d'aérodrome ; Le certificat d'exploitant hospitalier en télécommunications.

Ordre de priorité dans les messages échangés

Les messages ont une priorité en fonction de leur catégorie parmi les suivantes : message de détresse (signal MAYDAY)Radiocommunication aéronautique de détresse (sauf sur un message de détresse déjà en cours). messages d'urgence (signal PAN PAN) (sauf sur un message de détresse ou sur un message d’urgence déjà en cours). message de contrôle de la circulation aérienne (sauf sur un message déjà en cours). message d'information de vol SIGMET (sauf sur un message déjà en cours). message d'exploitants d'aéronefs et pilotes (sauf sur un message déjà en cours). message de routine entre aéronefs (sauf sur un message déjà en cours).

Les messages depuis les premières liaisons radios aéronautiques remontaient au début du , à une époque où les ballons dirigeables et les avions communiquaient en radiotélégraphie. Les messages avaient une priorité en fonction de leur catégorie parmi les suivantes : message de détresse (signal SOS) (signal mayday), messages d'urgence (signal XXX) (signal pan pan), messages de radiogoniométrie, messages intéressant la sécurité (signal TTT) (signal sécurité) , messages météorologiques, messages intéressant la régularité des vols.

Sous-bandes thumb|Radiocommunication de contrôle

La portée des ondes VHFLa fréquence international d'urgence aéronautique de la bande VHF est en radiotéléphonie AM et UHFla fréquence international d'urgence aéronautique de la bande UHF est en radiotéléphonie AM étant quasi-optique, ces bandes sont utilisées pour les communications en radiotéléphonie à courte ou moyenne distance entre les aéronefs et les stations au sol et entre les aéronefs. Elle est également utilisée pour la radionavigation (balises pour la navigation en route, l'approche et l'aide à l'atterrissage).

La bande hectométrique en radiotéléphonique avec une centaine de canaux espacés de en bande latérale supérieure USB (J3E) dans la bande comprise entre et est utilisée (sans une parfaite couverture des stations VHF aéronautiques régionales au sol) pour les communications régionales inférieures à entre le personnel des stations au sol et les pilotes des aéronefs au-dessus des parties désertiques, des mers et des océansAppendice 27 (Rév.CMR-03) Plan de fréquences pour le service mobile aéronautique (R) dans ses bandes entre et . Ainsi, les liaisons régionales font l'objet d'un contrôle aérien assuré par voix via des centres régionauxLa fréquence international d'urgence aéronautique de la bande à est en radiotéléphonie USB J3E.

La bande décamétrique du service aéronautique est entre et en plusieurs sous bandes avec des canaux de en bande latérale supérieure USB (J3E). Ces dernières sont utilisées pour une portée d’exploitation mondiale par les avions moyens courriers et longs courriersTAHITI CONTROLE assurant le contrôle aéronautique dans les bandes entre et et ans la bande à FREQUENCES ATS (HF)STATIONS METEO (HF)La fréquence international d'urgence aéronautique de la bande et est en radiotéléphonie USB J3E.

La France a fermé le service aéronautique en route en ondes décamétriques et les centres en route en (ondes hectométrique), en 1998.Le service aéronautique France d'outre-mer fonctionne en HF (ondes décamétriques) et MF (ondes hectométrique)..

Sous-bande hectométrique