L’avenue Franklin-D.-Roosevelt est une avenue du de Paris.

Situation et accès Orientée nord-sud, l'avenue Franklin-D.-Roosevelt commence près de la Seine au débouché du pont des Invalides, au carrefour du cours la Reine, du cours Albert-Ier et de la rue François-, carrefour baptisé place du Canada, et se termine devant l’église Saint-Philippe-du-Roule sur la place Chassaigne-Goyon, où se rencontrent la rue La Boétie et la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Son intersection avec l’avenue des Champs-Élysées, à peu près à la moitié de sa longueur, se trouve au niveau du rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault.

Ce site est desservi par les stations de métro Franklin D. Roosevelt et Saint-Philippe du Roule.

Origine du nom vignette|gauche|redresse|Franklin Delano Roosevelt en 1944. Son nom actuel lui est attribué en 1945 en hommage à Franklin Delano Roosevelt, président des États-Unis, mort en avril de cette même année.

Historique Un simple chemin de terre est attesté en 1696 à l'emplacement de l'avenue Franklin-D.-Roosevelt.

En 1723, il est embelli et transformé en allée par le duc d'Antin, alors surintendant des Bâtiments du Roi, en même temps que celui-ci fait aménager le Cours la Reine. L'allée est connue sous le nom d’allée du Cours en 1723, puis d’allée du Roule en 1763 et enfin d’allée d'Antin Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin (1665-1736), duc d'Antin, fils légitime de Madame de Montespan, fut directeur des Bâtiments du roi en 1708 et, à ce titre, supervisa l'aménagement des jardins des Champs-Élysées., puis d’avenue d’Antin jusqu’en 1918. Elle est prolongée au-delà du rond-point des Champs-Élysées jusqu'à l’église Saint-Philippe-du-Roule après 1870.

Ce fut longtemps un endroit mal famé et peu sûr. Au niveau du rond-point se trouvait le bal de Flore. Plus bas se trouvaient le bal d’IsisVoir « place du Canada. et le bal des Nègres, puis le jardin de Paris qui disparut en 1900 lors de la construction du Grand Palais. En 1909, le couturier Paul Poiret installe sa maison au 26, avenue d'Antin. Il entraîne avec lui nombre de maisons de mode, faisant peu à peu du quartier l'épicentre de l'élégance parisienne au détriment du quartier de la place Vendôme, haut lieu de la mode durant le demi-siècle précédent..

En 1918, l’avenue est baptisée en l’honneur de Victor-Emmanuel .

Après la Seconde Guerre mondiale, elle est débaptisée pour effacer cette référence à l'Italie devenue fasciste..

En 1945 meurt Franklin Delano Roosevelt, président des États-Unis, alliés de la France libre pendant le conflit, et l'avenue reçoit alors son nomhttp://www.apophtegme.com/ROULE/franklinroosevelt.pdf .

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : au , à la fin du règne de Louis , alors que l'allée d'Antin était encore un repaire de brigands, on trouvait déjà à cet emplacement une misérable taverne de méchante réputation, bâtie sur un terrain qui appartenait à madame du Barry Andrée Jacob et Jean-Marc Léri, Vie et histoire du , Paris, Éditions Hervas, 1991, . En 1826, sous la Restauration, elle avait cédé la place au bal d'Isis, lieu mal fréquenté, lui-même remplacé sous le Second Empire par le restaurant du Petit Moulin-Rouge, où l'on allait dîner au sortir du bal Mabille, situé dans l'actuelle avenue Montaigne. Le propriétaire de cet établissement, , embaucha en 1865 comme saucier le jeune Auguste Escoffier, qui ne quitta définitivement les lieux que pour prendre la responsabilité des cuisines du Grand Hôtel de Monte-Carlo sous la direction de César Ritz ; Auguste Nélaton (1807-1873), célèbre chirurgien, y est mort. vignette|redresse| : Palais de la découverte. : le Palais de la découverte est sis depuis 1937 dans le palais d'Antin (ainsi nommé d'après l'ancien nom de l'avenue), qui fait partie intégrante du Grand Palais. bis : théâtre du Rond-Point. : en 1968, Christian Guignard ouvre le premier restaurant Hippopotamus de France. Quelques années plus tard en 1997, il installe au la Villa Spicy, l'un des premiers restaurants à thème de FranceVilla Spicy, restaurant tendance, www.spicyrestaurant.com.. : Armand Nisard (1841-1925), qui fut ambassadeur de France près le Saint-Siège au moment de la séparation des Églises et de l'État en 1905, a habité dans cet immeuble, tout comme Louis Barthou (1863-1934), avocat et homme politique, qui fut notamment ministre des Affaires étrangères. : Marie Duplessis (1824-1847), modèle de La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils y vécut. vignette|redresse| : jardinet privé. : hôtel Le Marois, dit aussi hôtel de Ganay. Hôtel particulier construit en 1863 pour le comte Le Marois (1802-1870), fils du général Le Marois, aide de camp de , à l'emplacement, dit-on, d'une maison habitée par la courtisane Marie Duplessis (1824-1847), modèle de La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils. Député de la Manche sous la monarchie de Juillet, sénateur en 1852, le comte Le Marois est à la tête d'une grande fortune et collectionne les tableaux anciens et modernes. Il abandonne son vieil hôtel de la rue Blanche pour venir s'installer dans le quartier des Champs-Élysées. Il fait bâtir l'hôtel de l'avenue d'Antin (ancien nom de l'avenue) par l'architecte Henri ParentLes archives de l’hôtel Le Marois ont presque toutes brûlé dans un incendie. Parce que son nom était cité sur des documents datant de 1898 et de 1923, l’architecte L. Lefranc (auteur du 56, rue de Londres) s’est longtemps vu attribuer la construction de l’hôtel. Mais celle-ci a été restituée à Parent au vu d'un acte passé le devant Maître Du Boys, notaire à Paris, par lequel Jules Polydore Le Marois constituait l’architecte Henri Parent son mandataire spécial (site de l'association France-Amériques, france-ameriques.net).. Le terrain sur lequel est édifié l'hôtel est d'une superficie de . Selon la description du cadastre de 1863 : La demeure, terminée en 1865, reste propriété des Le Marois jusqu’en , date à laquelle la comtesse Jacques-André de Ganay (née Le Marois), qui y avait tenu , la vend à l’association France-Amériques, fondée en 1909 par Gabriel Hanotaux. Les bâtiments des communs cèdent la place, en 1956, à deux immeubles de bureaux. Plus récemment, le second étage de l’hôtel a été entièrement réaménagé. Les salons du rez-de-chaussée et du premier étage se louent pour des réceptions. À cette adresse se trouve également le siège d'HEC Alumni, l'association des diplômés de l'École des hautes études commerciales de ParisToute l’équipe a le plaisir de vous accueillir dans nos locaux !. : ancien hôtel du prince N. d'Obidine en 1910, surélevé de plusieurs étages et dénaturé. 13-15 : immeuble contemporain (1990-1999) abritant les services de l'ambassade d'Allemagne. À cet emplacement habitait au 15 de l'avenue d'Antin, au plus tard en 1900Notoriétés du Théâtre IN Paris-Parisien, Société d'Éditions Littéraires et Artistiques, Paris, 1900, p. 97, la comédienne Réjane (1856-1920) après avoir quitté l'appartement familial situé au 25. : restaurant Lasserre, fondé par René Lasserre (1912-2006) en 1944 à l'emplacement d'un modeste bistro-hangar ouvert à l'occasion de l'Exposition universelle de 1937. Le restaurant est installé dans un petit hôtel particulier des années 1950 qui a conservé son décor d'origine. Le plafond mobile de la salle de restaurant est décoré de peintures de Louis Touchagues. : Sadi Carnot, futur président de la République française, demeura dans cet immeuble. Abritait la légation du Danemark dans les années 1900Annuaire diplomatique et consulaire de la République française, Berger-Levrault, 1907, p. 456.. : ancien hôtel du baron de Mackau en 1910. : ancien hôtel du vicomte de Bonneval en 1910. : la comédienne Réjane (1856-1920) vécut dans cet immeuble à la fin du avec Paul Porel, ancien acteur devenu metteur en scène et directeur de théâtre, qui fut son amant puis son mariTout Paris, A. Faure, Paris, 1892, pp. 408 et 393.. Siège actuel de la succursale française de la Deutsche Bank. vignette|droite|26 : siège de la Banque Transatlantique. : siège de la Banque Transatlantique, précédemment siège de la banque Scalbert-Dupont, construit en 1925, à l'emplacement du jardin de l'ancien hôtel du Gouverneur des pages () dont l'entrée principale se trouvait au 107, rue du Faubourg-Saint-Honoré (voir à cette adresse). L'immeuble a servi de cadre au film de Francis Girod La Banquière (1980). vignette|redresse|. : hôtel de Wecker, hôtel particulier de style néo-Renaissance et néo-Louis XVProtections patrimoniales, , Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, . construit en 1884 par l'architecte Henri Parent pour le baron Louis de Wecker (1832-1906), médecin oculiste, habité ensuite par le (en 1910). Le restaurant Le Clarence s’y est installé depuis 2015. : en 1954, le coiffeur Jacques Dessange (1925-2020) ouvre son premier salon à cette adresseÉlise Karlin, « Coupes modernes, franchises et grande distribution : Jacques Dessange et Jean-Louis David, les seigneurs des ciseaux », Le Monde, 3 avril 2020.. : voir le 1, rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault. (et 15, rue de Ponthieu) : immeuble d'angle à pan coupé (1881), à usage mixte (logements et commerces). La date est inscrite au centre d'un relief sur l'étroite façade tournée vers la rue de Ponthieu, entre le et le étage.Au début du , alors que la voie porte le nom d'avenue d'Antin, le 49 avait notamment pour locataires Thérèse Morley, chanteuse de l'Opéra que les titis parisiens surnommaient « Tétée » en raison de son opulente poitrine, et la comédienne Marguerite Brésil, qui fit carrière au théâtre du Palais-Royal et aux Variétés.Le photographe Nadar y est mort en 1910.Le 49 — entre-temps situé, après un renommage de la voie, dans l'avenue Victor-Emmanuel-III — abrite aussi l'appartement occupé à partir de 1921 par Boni de Castellane (1867-1932). Dans ses mémoires il écrit à propos de ce logement : « […] je finis par en découvrir un assez laid, avenue Victor-Emmanuel III, dont les pièces mal distribuées contenaient une salle à manger avec bow-window s'ouvrant sur une cour borgne et étaient décorées de moulurations Napoléon III avec plafonds à pâtisseries de mauvais goût. Je le louai malgré tout cela, j'y démoli des murs, y remplaçai les cheminées, y abattis des cloisons, j’en modifiai le plan de fond en comble et fis si bien qu’il prit très vite un aspect plus sympathique. C’est là que, depuis lors, je vis un peu à l'étroit, mais du moins dans un quartier charmantBoniface de Castellane, L’art d’être pauvre : mémoires, G. Crés, 1925, . » Il y meurt en 1932Pierre Grenaud, Gatien Marcailhou, Boni de Castellane et le Palais rose, Les auteurs associés, Paris, 1983, .. : institut Rody en 1860. Salle pour conférences et auditions en 1910. : hôtel particulier de François d'Orléans (1818-1900), qui y mourut, puis de son fils Pierre d'Orléans (1845-1919). Le décorateur Jules Leleu s'y installa. La façade porte les initiales « J. K. » ou « L. K. » surmontées d'une couronne de comte. Actuellement consulat général du Brésil à Paris. vignette|redresse|71 : le romancier Pierre Benoit (1886-1962) a passé dans cet immeuble ses dernières années parisiennes avant de se retirer à Ciboure (Pyrénées-Atlantiques).

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . . .

Articles connexes Liste des voies du de Paris Franklin Delano Roosevelt (1882-1945), président des États-Unis. Rue du Commandant-Rivière

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris « Avenue Franklin-Roosevelt » sur apophtegme.com (archive consultée le ).

Franklin-D.-Roosevelt Franklin-D.-Roosevelt Catégorie:Voie nommée d'après Franklin Roosevelt