Le de dragons () est une unité de cavalerie de l'armée française, créée sous la Révolution à partir du régiment Mestre de Camp Général dragons, un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime et dissoute en 1962.
Création et différentes dénominations vignette|Colonel et chef de batallon du de chevau-légers lanciers. Le Tessé Dragons est levé par René III de Froulay, comte de TesséArnaud Bunel, « Régiment Mestre de camp Général Dragons », sur drapeaux.org. le .
Ayant acheté au comte de QuincéTessé achète la charge pour à Louis de Quincé (fils de Joachim de Quincé, mort à Madrid en 1659), comte du Saint-Empire romain germanique, mestre de camp, général des carabins, gouverneur de la ville de Domfront. une charge « caponne » (non effective) de général des carabinsLes carabins sont des cavaliers armés d'une carabine. « Les armes de la cavalerie », sur invalides.org. Sous , les compagnies de carabins sont retirées des régiments de cavalerie légère pour former des régiments. Mais le général des carabins dépend du colonel général de la cavalerie. Sa charge équivaut donc à une charge de mestre de camp général. On trouve encore des carabins en 1665. La charge subsiste un temps après leur suppression. Guillaume Le Blond, « Cavalerie », sur alembert.fr., dont le camp se trouvait à Collière en Saint-Front (Orne), le comte de Tessé obtient du roi, le Hoefer (dir.), Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu’à 1850-1860, Firmin Didot, 1864, XLIII, ., qu'il en fasse une charge de mestre de camp général des dragons., charge attribuant un régiment particulier. Le Tessé Dragons devient donc le Mestre de Camp Général. La plupart des sources donnent 1685 comme année de changement de nom « régiment de dragons », sur napoleon-series.org.. Quelques-unes donnent 1684Jean Vial, « Mestre de Camp Général de dragons », sur vial.jean.free.fr., c'est-à-dire l'année à la fin de laquelle le roi crée la charge.
Lors de la Révolution, le règlement du stipule que les régiments ne seront plus désignés que par le numéro de leur rang de création. Le régiment Mestre de camp Général, classé deuxième de l'arme (après le Colonel Général), rétrograde au dixième rang. Il devient le de dragons« de dragons », sur 1789-1815.com..
Sous l'Empire, le , le de dragons est dissous. Il devient le de chevau-légers lanciers.
Le , dissout l'armée impériale, sans solde. Le , le de chevau-légers lanciers est licenciéFrédéric Pouvesle, « de chevau-légers lanciers », sur empire.histofig.com.. En 1816, une armée royale est créée. On donne aux régiments des noms de département. Le de dragons devient le Dragons de la Seine.
Sous , en 1825, le Dragons de la Seine est dissous. Il forme alors le de cuirassiers, tandis que le de chasseurs à cheval, dit de la Vendée, fournit les effectifs d'un nouveau de dragons, ..
En 1939, le de dragons est dissous. Il se répartit et donne naissance à cinq groupes de reconnaissance.
Le de dragons est reformé le , dissous le , reformé le et dissous le « régiment de dragons », sur cavaliers.blindes.free..
Chefs de corps Mestres de camp généraux 1674. René de Froulay de Tessé. À la création, le major est Philibert-Emmanuel de Froulay, dit le chevalier de Tessé, frère cadet du comteLe comte de Tessé procurera un régiment à son frère le : le Bursard Dragons, qui deviendra plus tard le de dragons. Treuttel et Würtz, notes de Mémoires et Lettres du maréchal de Tessé, Paris, Strasbourg, Treuttel et Würtz, 1806, I, 5 .. 1691. Louis, comte de Mailly. . Antoine V de Gramont. . Gabriel-Étienne-Louis Texier, marquis d'Hautefeuille.. . Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle« Charles-Louis-Auguste Fouquet, Maréchal de Belle-Isle », sur soreze.com.. « Charles-Louis-Auguste Fouquet », sur marcmaison.fr.. Marie-Charles-Louis d'Albert, duc de Luynes, duc de Chevreuse. . François Henri de Franquetot de Coigny. Octobre 1771. Louis-Joseph-Charles-Amable d'Albert de Luynes. En 1789, François-Marie-Casimir de Franquetot, marquis de Coigny« Dragons », sur napoleon-series.org..
Colonels, chefs de brigade et chefs d'escadrons 1791 : colonel Joseph-Mercure d'Estresses. 1792 : colonel Joachim Joseph Neuilly. 1792 : colonel Jean-Louis de La Roque (*). 1793 : chef de brigade Antoine-François Pierson. 1795 : chef de brigade Jean-Baptiste Godard. 1800 : chef de brigade Jacques-Marie de Cavaignac (**). 1806 : colonel Jean-Baptiste Dommanget (*). 1811 : colonel François Félicité Chabert. Balzac l’a connu, mais il ne semble pas s’être inspiré de lui pour son Colonel ChabertRobert Ouvrard, « En marge de la bataille d'Eylau : mais qui était donc le colonel Chabert ? ».. 1814 : colonel Louis Claude Chaillot (*)Jean-Pierre Bibet, « Chaillot (Louis-Claude) », sur lesapn.forumactif.fr.. 1817 : colonel Antoine Brincard (*) 1888 : colonel Jacques de Ganay (*).. 1890 : colonel Jean-Rémond de Butler 1907 : colonel Billet. 1914 : colonel Jochaud du Plessix. Mort pour la France en 1917. 1917 : colonel Menu du Mesnil. : L'état-major du régiment est supprimé : départ du colonel Menu du Mesnil. Jusqu’à , le régiment est partagé en deux groupes de deux escadrons chacun. : colonel Devanlay.. 1925 : Colonel Albert Guény (1873-1946)saint-cyrien de la promotion du Siam 1892-94, général de Brigade, breveté d’état-major, commandeur de la Légion d’honneur, officier des Palmes académiques, croix de guerre 14-18 (avec palme)http://leg.hon.beaujolais.free.fr/doc/albert_gueny.pdf 1932 : colonel Guy Froidefond des Farges (1876-1935)Saint-cyrien de la promotion de Bourbaki 1897-99, officier de la Légion d’honneur, croix de guerre 14-18 (3 citations, dont 2 palmes) Base Leonore 1934-1938 : colonel Jean de Bouglon (1879-1940)saint-cyrien de la promotion d’In Salah 1899-01, commandeur de la Légion d’honneur, croix de guerre 14-18 (9 citations dont 4 palmes), croix de guerre 39-40 (1 palme), tué à l’ennemi Bouglon, Rantzau, Mecquenem, Meckenheim au siècle et Mémoire des Hommes 1956 : lieutenant-colonel Viard. 1960 : lieutenant-colonel d'Achon. 1961 : chef d'escadrons Issaverdens. 1961 : lieutenant-colonel Rostain. 1961 : chef d'escadrons Bouland. 1961 : chef d'escadrons Henriot. 1962 : lieutenant-colonel PerrierLieutenant-colonel Claude Aïcardi, « Fiche Algérie 1954-1964 du », sur cavaliers.blindes.free.fr.
Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime
Guerres de la Révolution et de l’Empire thumb|right|250px| de dragons dans la Grande Armée.
Campagnes 1792-1794. Armées du Nord et des Ardennes. 1794. Armée de Sambre-et-Meuse. 1795-1797. Armée de Rhin-et-Moselle. 1799. Invasion anglo-russe de la Hollande. 1800-1801. Armée des Grisons. 1802. Expédition de Saint-Domingue. 1805-1807. Grande Armée. 1806-1807. Campagne de Prusse et de Pologne. 1809-1811. Campagne d’Espagne.
Batailles 1792 Bataille de Valmy bataille de Jemappes. 1793 Bataille de Neerwinden (1793), Cambrai. 1794 Bataille de Fleurus bataille de Sprimont Coblence. 1795 Blocus de Mayence Mont-Tonnerre. 1796 La Rehutte, bataille de Rastatt, Ettlingen. 1799 Bataille de Bergen, bataille d'Alkmaar, bataille de Castricum. 1800 Passage du col du Splügen. 1805 : Bataille d'Ulm 2 décembre : Bataille d'Austerlitz 1806 : Campagne de Prusse et de Pologne Le régiment ne participe pas à la bataille d'Iéna, mais il est engagé dans la poursuite des Prussiens, puis dans les combats de Boitzenburg et de Prentzlow. 1807 : 8 février : Bataille d'Eylau sous les ordres du colonel Dommanget, le régiment participe à la plus grande charge de cavalerie de tous les tempsLieutenant-colonel Henri Azema, « Historique succinct du régiment de dragons », sur cavaliers.blindes.free.fr (), conduite par Murat. Bataille de Friedland. 1809 Bataille d'Alba de Tormes. 1810 Siège de Ciudad Rodrigo. 1811 Bataille de Fuentes de Oñoro.
De 1815 à 1914 vignette|Cavalier du vers 1859. 1832. Belgique. 1870-1871. France. 1904-1914. Montauban (Tarn-et-Garonne)Carte militaire de la France en 1904 http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/Pasapas/E311a1904a.html#1, Quartier Doumerc. L'avenue qui y conduit porte le nom du " Dragons"Google maps https://www.google.fr/maps/@44.0228903,1.3457194,19.29z
Première Guerre mondiale
1914 Montauban (Tarn-et-Garonne), Quartier Doumerc.
Lorraine . Gerbéviller. 25 et . Rozelieures.
Première bataille de la Marne Saint-Barthélémy. . Château-Thierry. . Fismes. . Sud de Craonne. . Chaulnes, Péronne. . Dompierre. . Miraumont.
Bataille de l’Artois . Wingles. . Vermelles. . Le Maisnil-Fresnoy.
Bataille des Flandres . Dranouter. . Messines (à pied).
1915 et 1916 Arrivé en Alsace en , le de dragons va y rester jusqu’en : secteur d’Aspach, puis de Michelbach, de BurnhauptBurnhaupt-le-Haut et Burnhaupt-le-Bas sont deux localités distantes d'., de Balschwiller, de Fulleren et de Pfetterhouse.
1917 Bataille du Chemin des Dames
-. Les Cavaliers de Courcy (à pied).
1918 -. Combats des Monts des Flandres. -. Bataille de l’Aisne : combats des bords de la rivière Matz.
Entre-deux-guerres vignette|upright=.7|Uniforme du en 1939 (dessin allemand d'époque). 1918-1936 Montauban (Tarn-et-Garonne), quartier Doumerc. Le régiment est partiellement motorisé à partir de 1932. 1936-1939 Orange (Vaucluse)
Seconde Guerre mondiale Le groupement de cavalerie est destiné à former à la mobilisation des groupes de reconnaissance. Aussi, dès la déclaration de guerre, le de dragons disparaît-il en tant que tel pour se répartir et donner naissance à cinq groupes de reconnaissance : de reconnaissance de corps d'armée ( GRCA) de reconnaissance de division d’infanterie ( GRDI) de reconnaissance de division d’infanterie ( GRDI) de reconnaissance de division d’infanterie ( GRDI) de reconnaissance de division d’infanterie ( GRDI)
Le régiment est recréé le à Orange avec des conscrits venus du centre d'organisation de l'arme blindée 414 de Lyon. En sous-effectifs, le de dragons est dissous le ..
De 1945 à 2002 . Secteur côtier, à l’ouest d’Aïn Témouchent. . Région de Rio Salado. À partir du . Opérations à Saïda, Aflou, Béni Saf, Méchria, Rouïba. au . Opérations à Tiaret, Frenda, Aflou, Trezel, Aïn Kermes, Laghouat, Djelfa, Maghnia. Dissolution en 1962. L'étendard et les traditions du de dragons sont conservés par le Centre mobilisateur de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) de 1990 à 2002, date de sa propre dissolution.
Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment , Jemmapes. Le de dragons enfonce les redoutes tenues par les Austro-Hongrois. , Fleurus. Action déterminante. , Friedland. Charges. , bataille de l'Aisne : défense du Plémont et du plateau Saint-Claude. Une page d’honneur est notamment écrite par le lieutenant d’Allens et par ses vingt dragons du . , la défense héroïque du village de Champien par le peloton du sous-lieutenant Francis Vincent.
Étendard Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, , (A) NORDEF0452926A, Michèle Alliot-Marie.. Valmy 1792 Fleurus 1794 Austerlitz 1805 Eylau 1807 Friedland 1807 Artois 1914 Le Matz 1918 AFN 1952-1962
Traditions et uniformes