La ou N-VA (en français : Alliance néo-flamandeSite web français de la N-VA. ou Nouvelle Alliance flamande.) est un parti politique belge nationaliste flamand de centre droit à droite, né de la dislocation de la en 2001.

Aux élections fédérales de 2003, la N-VA obtient 3 % des voix au niveau national et son premier siège à la Chambre des représentants. La N-VA compose ensuite un cartel avec le CD&V, ce qui assure à la nouvelle formation politique un succès et une popularité grandissante. Le cartel remporte la première place en Flandre aux élections régionales et européennes de 2004, ainsi qu'aux élections communales et provinciales de 2006. La N-VA participe donc au gouvernement Leterme en Flandre. Aux élections fédérales de 2007, le cartel CD&V-N-VA atteint la première place, ce qui dote la N-VA de huit sièges au parlement fédéral et débouche sur une crise politique de . En , le cartel avec le CD&V est défait à la suite de la démission du ministre N-VA Geert Bourgeois du gouvernement flamand.

Aux élections régionales et européennes de 2009, le parti devient la cinquième force politique en Flandre et devient membre du gouvernement Peeters II. La popularité du parti s'accroît jusqu'à devenir le premier parti de Belgique lors des élections fédérales de 2010, avec 17,40 % des voix et . Ce résultat ne permet toutefois pas à la N-VA de rentrer dans un gouvernement. Lors des élections communales et provinciales de 2012, la N-VA confirme sa position de première force politique flamande. Son président, Bart de Wever, devient bourgmestre d'Anvers à la suite des bons résultats de son parti dans cette ville.

Les élections fédérales, régionales et européennes de 2014 voient la N-VA améliorer ses résultats électoraux à nouveau. Avec à la Chambre des représentants et 31,88 % des voix en Flandre, le parti s'assure une position dominante au sein du système politique belge. Cela conduit la N-VA à participer au gouvernement fédéral conduit par Charles Michel et à former un gouvernement flamand avec le CD&V et l'Open VLD. Le gouvernement Michel se focalise sur le socio-économique avec notamment une réforme des pensions, un tax-shift et une réforme de l'impôt sur les sociétés. Cependant, le , en désaccord avec la décision de Charles Michel de faire adhérer la Belgique au Pacte mondial sur les migrations, la N-VA décide de quitter la majorité fédérale.

Aux élections fédérales, régionales et européennes de 2019, la N-VA est en recul avec au parlement fédéral, mais reste la première force politique du pays. La tendance est similaire à celle observée lors des élections communales et provinciales de 2018.

La N-VA fait partie des Conservateurs et réformistes européens. Le parti défend des positions libérales en matière d'économie et conservatrices en matière sociale. Sa présidente est Valerie Van Peel depuis le . .

Histoire 2001-2008 Dans un premier temps, le parti est confronté au fait qu'en Belgique, un seuil électoral de 5 % des suffrages par circonscription est prévu pour limiter le nombre de partis représentés au Parlement. Lors des élections législatives fédérales de 2003, ce seuil électoral empêche la N-VA d’être représentée au Parlement sauf dans la circonscription de Flandre-Occidentale où Geert Bourgeois est élu à la Chambre des représentants.

La N-VA choisit alors de proposer un cartel au CD&V, ce qui lui permettrait de contourner le problème du seuil électoral. Malgré certaines réticences à l'égard des revendications séparatistes de la N-VA, le CD&V, qui connaît une chute électorale depuis plusieurs années et a perdu le pouvoir au niveau fédéral en 1999, accepte.

Le cartel CD&V N-VA, appelé le cartel flamand, devient alors la première formation de Flandre avec 26 % des voix aux élections régionales de 2004. Lors des élections communales et provinciales d'octobre 2006, le cartel obtient un résultat de 31,7 %. Lors des élections législatives du , le cartel obtient 18,5 % des voix ( à la Chambre)Résultats 2007 , Le Soir.

En , à la suite des discussions relatives à la réforme de l’État suivant les élections de 2007, le cartel CD&V N-VA prend fin à la suite du refus de la N-VA, réunie en congrès à Gand le , de participer aux négociations en vue de réformer les structures de l’État.

Élections de 2010

Succès de la N-VA Le , aux élections législatives fédérales, Bart de Wever est élu sénateur avec de préférence, soit le meilleur résultat des hommes politiques flamands.. La Nieuw-Vlaamse Alliantie, dont il est le président, devient le premier parti de Belgique avec 17,40 % des suffrages et sur 150 à la chambre des représentants.. Son parti est ainsi un acteur central en vue de la formation d'une majorité parlementaire et d'un gouvernement de coalition.Une chronologie des événements de cette crise est donnée par l'agence Belga sur le site Rtbf.be Le fil de de crise politique après les élections du 13 juin. Le , Bart De Wever est donc nommé informateur par le roi Albert II afin de voir comment et avec quels partis une coalition gouvernementale peut être négociée.

Au nord du pays, les partis flamands engagés dans les négociations ne veulent pas, contrairement à la N-VA, de la création d’un État républicain flamand. Mais, en général, ils approuvent les réformes à court terme demandées par la N-VA, comme le transfert des compétences fédérales vers les régions et communautés et une plus grande autonomie financière des entités fédérées. Bart de Wever et son parti bénéficient surtout du soutien du parti centriste flamand, le CD&V.

Crise politique et rupture des négociations thumb|Bart De Wever (septembre 2010). Fin août, des tensions entre socialistes francophones et la N-VA se font jour sur la question de la régionalisation de l’impôt des personnes physiques et sur le statut de Bruxelles. Le la menace du séparatisme est clairement exprimée lors d'une altercation entre Bart de Wever et Laurette Onkelinx (PS)De Wever: "Il faut vous préparer rapidement à la fin du pays !", Martin Buxant, Site La Libre Belgique, 23/08/2010.

Le , la mission de préformation d'Elio di Rupo échoue. La N-VA et le CD&V ont marqué leurs désaccords sur ces deux dossiers (conciliation sur l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde et financement de la région bruxelloise)...

Lassitude et incertitudes En cette période de crise politique, la popularité de Bart de Wever et celle de son parti restent très importantes en Flandre. D'après un sondage réalisé entre le et le , la N-VA obtiendrait trois pour cent de voix en plus en Région flamande en cas de nouvelles électionsBaromètre de La Libre: la N-VA reste au top en Flandre, E. Watterman, RTBF.be, 19 décembre 2010.

Le , cette crise devient la plus longue de l'histoire politique belge avec sans gouvernementLa crise politique la plus longue, Francis Van de Woestyne, La Libre Belgique (éd. quotidienne, ), 23/12/20102011 en fanfare ! Philippe Walkowiak, Site RTBF.be, 23/12/2010.

Nouvelles tentatives d'accord institutionnel Le , Albert II confie au libéral francophone Didier Reynders (MR) une mission d'information sur les possibilités d’arriver à un accord institutionnel. À la suite de leurs défaites aux élections, les libéraux étaient jusque-là absents des discussions.. Bart de Wever estime alors que des points d'entente sont envisageables avec le MR, notamment dans le domaine socio-économique et sur le projet d'un État plus confédéral..

Le , Bart de Wever est reçu officiellement à Londres par le premier ministre David Cameron, marque de reconnaissance qui surprend les observateurs. et avive les tensions avec le Cd&V.. Le lendemain, il est réélu à la présidence de la N-VA.. Selon les sondages, sa popularité, déjà très élevée, augmente encore en Flandre..

Élections communales et provinciales du 14 octobre 2012 Objectif visé par Bart de Wever L'objectif visé par Bart De Wever pour les élections communales et provinciales d' était double : donner un ancrage local à son parti; faire de ces élections un test national en vue des élections législatives de 2014.

Résultats Le , la N-VA atteint 38 % des suffrages à Anvers et 28 % sur l'ensemble de la Flandre..

Elle obtient un succès dans plusieurs grandes villes flamandes : 22,7 % à Ostende, 19,79 % à Bruges, 17 % à Gand, 16,3 % à Courtrai...)..

À Anvers, Bart De Wever remporte largement les élections communales avec 37,68 % des voix contre 28,62 % pour la liste de cartel sp.a-CD&V emmenée par le bourgmestre socialiste Patrick Janssens.

Cette victoire à Anvers est acquise grâce à un report massif des voix des électeurs du parti d'extrême droite flamand Vlaams Belang qui chute à Anvers de 33,51 % à 10,18 %.

Après la victoire de son parti à Anvers et dans de nombreuses communes de la Région flamande, Bart De Wever appelle le premier ministre Elio Di Rupo et les partis politiques francophones à préparer une réforme ouvrant la voie à une Belgique confédérale : « C'est un dimanche jaune et noir! » s'est-il exclamé, « un point de non-retour dans l'histoire, la plus grande victoire électorale depuis la seconde guerre mondiale ». « Les Flamands ont fait le choix du changement », a-t-il ajouté, lançant un appel au premier ministre Di Rupo et aux partis francophones: « Préparez avec nous la réforme confédérale. Prenez vos responsabilités ! »..

Le , après de deux mois de négociations, Bart De Wever annonce enfin avoir formé une majorité à Anvers avec le CD&V et l'OpenVLD, renvoyant les socialistes dans l'opposition communale après plusieurs décennies de pouvoir.

Analyse Selon le politologue flamand Dave Sinardet, de la VUB, on ne peut pas vraiment dire que la N-VA a progressé depuis 2010, la comparaison entre les élections législatives de 2010 et les élections provinciales de 2012 montrant que la N-VA progresse à peine de 1 % alors que le CD&V monte de 4 % et l'Open VLD de presque 1 %Interview du politologue Dave Sinardet par Nicolas Maizy, journal Metro du 22 octobre 2012.

Selon lui, les élections provinciales se prêtent mieux que les communales à une comparaison avec les élections législatives de 2010 parce que tous les partis s'y présentent sous leur propre nom (alors qu'il y a énormément de listes de cartel et de listes du bourgmestre aux communales) et, par ailleurs, on peut penser que l'électeur vote généralement peu pour un enjeu purement provincial car il est peu au courant des enjeux provinciaux.

Sinardet reconnaît bien entendu par ailleurs que le fait que la N-VA puisse s'ancrer dans les communes est une grande victoire, et Anvers symbolique.

Réactions du Vlaams Belang Après la victoire de Bart De Wever à Anvers, le parti d'extrême droite flamand Vlaams Belang, fortement diminué, offre ses services à la N-VA pour monter une coalition, son chef Filip Dewinter déclarant : « Le Vlaams Belang a semé pendant des décennies afin que la N-VA et Bart De Wever puissent maintenant moissonner »..

Ce qui n'empêche pas la section de Bruxelles du Vlaams Belang de dénoncer le (en français) sur son site le « Frankenstein politico-médiatique N-VA, produit sponsorisé par le régime, bricolé pour servir de caisse de résonance d’une partie du patronat flamand et pour réduire l’électorat du Vlaams Belang » avec un programme qui « est sur les questions de la sécurité et de l’immigration un copié-collé de celui du Vlaams Belang »..

Participation au gouvernement fédéral (2014-2018) gauche|vignette|Bart De Wever en 2015.