Le prix Maurice-Wachsmacher est un prix littéraire français annuel, fondé par l'ambassade de France à Moscou en 1996La dotation était à l'époque de cent mille roubles et dédié au traducteur russe Maurice Wachsmacher. Le prix récompense la meilleure traduction littéraire. Depuis 2007, il est partagé en prix de littérature et en prix de sciences humaines .
Le jury du prix est habituellement présidé par un écrivain français, ainsi en 2000 Dominique Fernandez. Traducteurs primés 1996 : Alexandre Revitch pour Les Tragiques d'Agrippa d'Aubigné 1997 : Iouliana Iakhnina pour les Mémoires du cardinal de Retz 1999 : Mark Grinberg et Boris Doubine pour L'Improbable d'Yves Bonnefoy et pour Vers. Prose. Carnets de notes de Philippe Jacottet 2000 : Irina Kouznetsova pour Ouvrez. Ici, de Nathalie Sarraute 2001 : Vera Miltchina pour L'Envers de l'histoire contemporaine de Balzac 2002 : Natalia Mavlevitch pour les Mémoires de Bella Chagall Feux brûlants 2003 : Mikhaïl Iasnov pour L'Enchanteur pourrissant et Le Poète assassiné de Guillaume Apollinaire 2004 : Ekaterina Liamina pour L'Invitation de Claude Simon 2005 : Sergueï Buntman pour Graal fiction et Le Chevalier silence de Jacques Roubaud 2006 : Irina Staf pour Culture de la correspondance et société de Roger Chartier 2007 : Vladimir Vassiliev pour son Anthologie de l'épigramme français et Alexeï Routkevitch pour Athéisme d'Alexandre Kojève 2008: Irina Volevitch pour Le Salon du Wurtemberg de Pascal Quignard et pour Cherokee de Jean Echenoz; et Ivan Boldyrev pour Le Procès de Gilles de Rais de Georges Bataille 2009 : Valeri Kisslov pour La Vie mode d'emploi de Georges Perec et Vera Miltchina pour son recueil d'articles de Delphine de Girardin 2010 : Victor Lapitski pour Le Pays des porteurs de fumier et autres voyages de Pierre Bettencourt et pour Dondog d'Antoine Volodine; Grigori Dachevski pour Le Bouc émissaire de René Girard et Olga Smolitskaïa pour Histoire du célibat et des célibataires de Jean Claude Bologne 2011 : Nina Khotinskaïa pour Le Vice-consul de Marguerite Duras paru aux éditions Fluid de Moscou; et en sciences humaines Elena Balakhovskaïa pour la traduction de Cinq pour cent de vérité: la dénonciation dans l'URSS de Staline (1928-1941) de François-Xavier Nérard paru aux éditions Rosspen, et Alexeï Chestakov pour la traduction de Francis Bacon. Logique de la sensation de Gilles Deleuze paru aux éditions Andreï Naslednikov 2015 : Alexei Terechtchenko pour L'effroyable tragédie: Une nouvelle histoire de la campagne de Russie de Marie-Pierre Rey paru aux éditions ROSSPEN; Mark Dadyan pour le Premier Amour. Prose Choisie de Samuel Beckett paru aux éditions Texte de Moscou 2016 : Irina Staf pour la traduction du roman Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent, parue aux éditions Corpus. Le prix Maurice Wachsmacher 2016 de la meilleure traduction en russe d’un ouvrage de sciences humaines a été décerné à Alexandre Dounaev pour la traduction de Le capital au 21 siècle de Thomas Piketty parue aux éditions Ad marginem press et à Nina Koulich pour la traduction de Bleu. Histoire d’une couleur de Michel Pastoureau parue aux éditions Novoe litératournoe obozrenie. 2017 : Le prix Maurice Wachsmacher 2017 de la meilleure traduction en russe d’un ouvrage de littérature a été décerné à Mark Grinberg pour la traduction de l’essai d’Yves Bonnefoy Le siècle où la parole a été victime, parue aux éditions Novoe litératournoe obozrenie. Le prix Maurice Wachsmacher 2017 de la meilleure traduction en russe d’un ouvrage de sciences humaines a été décerné à Serguei Gachkov pour la traduction de Sociologie des sciences d’Yves Gingras parue aux éditions Vyschaïa chkola economiki. Mentions spéciales du jury : Mikhail Iasnov pour l’ensemble de ses traductions de poésie française. Aleksei Terechtchenko pour les traductions des ouvrages La Russie entre deux mondes d’Hélène Carrère d’Encausse, paru en russe aux éditions Polititcheskaia encyklopédia. Le voyage de Jean Sauvage en Moscovie en 1586 de Bruno Vianey, paru en russe aux éditions Novoe literatournoe obozrenie. 2019 : Le prix Maurice Wachsmacher 2019 de la meilleure traduction en russe d’un ouvrage de littérature a été décerné à Vladimir Mikouchevitch pour la traduction des romans Yvain ou le Chevalier au Lion et Lancelot ou Le Chevalier de la Charrette de Chrétien de Troyes, parus en russe aux éditions Ladomir. Mention spéciales du jury : Irina Filippova ; pour l’excellence et la diversité de ses traductions dans le domaine de la littérature jeunesse. Le prix Maurice Wachsmacher 2019 de la meilleure traduction en russe d’un ouvrage de sciences humaines a été décerné à Vera Miltchina pour Le temps des banquets. Politique et symbolique d’une génération (1818-1848) de Vincent Robert, paru en russe aux éditions Novoe literatournoe obozrenie. 2020 : Le prix Maurice Wachsmacher 2020 de la meilleure traduction en russe d’un ouvrage de littérature a été décerné à Dmitry Savossine pour la traduction des romans La Disparition de Josef Mengele d’Olivier Guez et Les Terres saintes d’Amanda Sthers parus en russe aux éditions Knijniki. Le prix Maurice Wachsmacher 2020 de la meilleure traduction en russe d’un ouvrage de sciences humaines a été décerné à Olga Panaiotti pour La Civilisation des odeurs (XVIe-début XIXe siècle) de Robert Muchembled, paru en russe aux éditions Novoe literatournoe obozrenie. 2021 : Le prix Maurice Wachsmacher 2021 de la meilleure traduction en russe d’un ouvrage de littérature a été décerné à Maïa Kviatkovskaïa pour Voltaire inconnu et autres traductions du français de Maïa Kviatkovskaïa (Centre Knigi Roudomino), et Timofei Petoukhov pour L’Estrange malaventure de Mirella de Flore Vesco (Samokat). Le prix Maurice Wachsmacher 2021 de la meilleure traduction en russe d’un ouvrage de sciences humaines a été décerné à Anastassia Zakharevitch pour La Marque du sacré de Jean-Pierre Dupuy paru aux éditions Novoe litératournie obozrénie. 2024 : Le Prix Maurice Wachsmacher de la meilleure traduction de fiction a été attribué à Alla Beliak pour Le Banquet annuel de la Confrérie des fossoyeurs de Mathias Énard, paru aux éditions Polyandria NoAge. Maria Zonina a reçu la mention spéciale du jury pour Anéantir de Michel Houellebecq, paru aux éditions Corpus et l’ensemble de ses traductions de fiction et théâtre français. Sélection : Elena Taroussina pour Le Pays des autres, tomes 1 et 2 de Leila Slimani, paru aux éditions Corpus. Le Prix Maurice Wachsmacher de la meilleure traduction en sciences humaines a été attribué à Maria Neklioudova pour Cartes et fictions (XVIe-XVIIIe siècle) de Roger Chartier paru aux Editions de l’Université Européenne à Saint-Pétersbourg.
Notes et références
Maurice Wachsmacher Catégorie:Distinction fondée en 1996 Maurice Wachsmacher Catégorie:Prix littéraire de traduction