Simone Segouin, également connue par son nom de guerre Nicole Minet, née le à Thivars près de Chartres (Eure-et-Loir) et morte le à Courville-sur-Eure (Eure-et-Loir), est une résistante française engagée dans les Francs-tireurs et partisans (FTP).
Biographie Fille d’agriculteurs communistes, entourée de trois frères, Simone Segouin travaille au sein de la ferme familiale lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. C’est en 1944, alors âgée de 18 ans, qu’elle entre dans la Résistance..
Son père, conseiller municipal et résistant actif, doit fournir aux Allemands une liste de jeunes filles du village, sans emploi, susceptibles de les servir au château de Spoir, sur la commune voisine de Mignières, où ils étaient installés. Les Allemands souhaitent engager Simone comme couturière. De crainte que le réseau de résistance ne soit découvert, le père demande à sa fille de quitter le foyer familial.
C’est à ce moment qu’elle s’engage dans la Résistance chartraine aux côtés de son futur compagnon, le lieutenant Roland Boursier, avec une envie toute particulière de suivre les traces de son père.
La complicité qui l’unissait alors à son père est unique, car aucun de ses trois frères ne s’est engagé dans la Résistance. Elle semble avoir été bercée dans le patriotisme depuis son enfance : .
C’est alors, sous le pseudonyme de Nicole Minet, que débute sa nouvelle vie. Le groupe des Francs-tireurs et partisans (FTP) qu’elle rejoint lui fournit une carte d’identité en bonne et due forme. L’état-civil de Dunkerque ayant été bombardé, elle devient, comme un grand nombre de résistants, native de Dunkerque.
Sa première mission est de voler la bicyclette d’une coursière allemande.. Alors que celle-ci est dans la poste de Chartres, Nicole s’empare de sa bicyclette qui devient, après avoir été repeinte, son véhicule de liaison.. Pendant un an, la jeune femme parcourt l'Eure-et-Loir en tant qu'agent de liaison. Elle transporte des armes et des messages au nez et à la barbe des Allemands.. Après de nombreuses missions entre Châteaudun, Dreux et Chartres, les FTP lui proposent assez rapidement de prendre les armes.
Il s’ensuit alors une formation très stricte dans le maniement des armes. Elle devient une des rares femmes à participer à des combats de rue, ce qui lui donne une place atypique et respectée au sein de la Résistance.. Elle participe activement à la libération de Chartres et de ses alentours, puis elle part avec Roland Boursier et une vingtaine de compagnons libérer Paris. raconte-t-elle volontiers.. En fait, ils ne prendront pas part aux combats de rues.
Revenus à Chartres elle participe, avec son groupe, à l'arrestation, sans combat, de 23 jeunes soldats allemands en perdition dans un bois. Elle prend alors le pistolet mitrailleur MP40 de l'un d'eux.
Elle n'a pas combattu avec cette arme qu'elle porte sur les photographies et films qui l'ont rendue célèbre ; ces clichés ont été pris le par pour le magazine américain Life. Simone Segouin devient alors un symbole de la Résistance, notamment aux États-Unis.
À Chartres, elle est la seule femme à défiler devant le général de Gaulle.
Pour son courage et son dévouement, elle est décorée en 1946 de la croix de guerre et obtient le grade de sous-lieutenant. Malgré tout, les honneurs ne faisaient pas partie de ses motivations : .
Elle sera la compagne de Roland Boursier jusqu'au milieu des années 1950.
Elle refuse dans un premier temps la Légion d'honneur. Elle est faite chevalière, le https://www.lechorepublicain.fr/chartres-28000/actualites/simone-segouin-figure-de-la-resistance-en-eure-et-loir-nommee-chevalier-de-la-legion-d-honneur_13984092/.
Après la guerre, elle étudie la médecine et devient infirmière pédiatrique.
Femme de caractère, Simone Segouin ne s’est jamais mariée et ses six enfants portent son nom. Toujours à l’écoute de l’actualité et de la politique, elle est et affirme encore et toujours qu’il faut . Même si cette période de sa vie lui semble bien loin, Simone Segouin confie : Elle s’éteint le à Courville-sur-Eure, à l'âge de 97 ans..
Distinctions et hommages Décorations ().
Hommage Une rue de Courville-sur-Eure, son lieu de retraite, porte son nom.
Autres vignette|Figurine commémorative de Simone Segouin (2026). Figurine commémorative en résine (Atelier Market, série Les Battantes)
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes Femmes dans la Résistance intérieure française
Liens externes
Simone Segouin résistante originaire de Thivars, sur le site consacré à Thivars
Photographie couleur
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