La rue de Picpus est une voie du de Paris, en France.

Situation et accès Elle est située dans le quartier du Bel-Air et le quartier de Picpus.

Voies rencontrées La rue de Picpus rencontre ou traverse les voies suivantes : départ : rue du Faubourg-Saint-Antoine (côté impair et côté pair) ; boulevard Diderot (côté impair et côté pair) ; avenue Dorian (côté impair) et rue Dorian (côté pair) ; rue Jaucourt (côté impair) et rue du Sergent-Bauchat (côté pair) ; avenue de Saint-Mandé (côté impair et côté pair) ; rue Santerre (côté impair) et rue de la Gare-de-Reuilly (côté pair) ; rue Dagorno (côté impair) ; rue Lamblardie (côté pair) ; rue du Docteur-Goujon (côté pair) ; boulevard de Picpus (côté impair) et boulevard de Reuilly (côté pair) ; rue Sidi-Brahim (côté pair) ; rue Gossec (côté pair) ; avenue Daumesnil (côté impair et côté pair) ; avenue du Général-Michel-Bizot (côté impair et côté pair) ; rue Ernest-Lacoste (côté impair) ; débouché : boulevard Poniatowski (côté impair et côté pair).

Au-delà du qu'elle traverse entièrement, la rue de Picpus est le premier tronçon d'un axe sud-est–nord-ouest qui se poursuit par la rue des Boulets, la rue Léon-Frot, la rue Saint-Maur et la rue Juliette-Dodu jusqu'aux abords du canal Saint-Martin dans le quartier de l'Hôpital-Saint-Louis.

Accès La rue de Picpus est desservie par les lignes 1, 2 et 9 à Nation et aux lignes 6 et 8 à Bel-Air, Daumesnil, Michel Bizot et Porte Dorée.

Origine du nom La voie trouve son origine dans le village de « Pique-Puce », qui en était sa rue principale, et dont le nom, par déformation, est devenu « Picpus ».

Historique La rue est un ancien chemin qui traversait au le lieu-dit de Piquepusse du temps de son appartenance à la commune de Bercy et de Saint-MandéFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, facsimilé de l’édition de 1844, , s.v., « Picpus (rue de) ».. À cette époque, des communautés religieuses s'installèrent dans la zone qui vit également un développement démographique.

Le cas du couvent du « Petit Picpus » est particulier puisqu’il s’agit d’un couvent fictif qui apparaît dans Les Misérables de Victor HugoAlfred Fierro, Mystères de l’histoire de Paris, 2000 , , § « Où le Petit Picpus des Misérables se trouvait-il réellement ? »..

La barrière de Picpus était installée au débouché des actuels boulevard de Picpus, boulevard de Reuilly et rue de Picpus. Au-delà de la barrière, la rue s'appelait « chemin de la Croix-Rouge ». Elle appartenait à la commune de BercyCadastre révisé des communes annexées (1830-1850), Bercy, tableau d'assemblage, cote CN/42.. La partie située à l'intérieur de l'enceinte de Thiers est rattachée à Paris par la loi du . Elle est officiellement incorporée à la voirie parisienne par un décret du , à la suite d'une délibération du conseil municipal de Paris du de la même année.. Le chemin de la Croix-Rouge est rattaché à la rue de Picpus en 1868, « Arrêté du 2 avril 1868 », ..

Le 15 juin 1918, durant la Première Guerre mondiale, le rue de Picpus est touché lors d'un raid effectué par des avions allemands Excelsior du 8 janvier 1919 : Carte et liste officielles des bombes d'avions et de zeppelins lancées sur Paris et la banlieue et numérotées suivant leur ordre et leur date de chute.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire La rue de Picpus était connue pour ses nombreux établissements religieux et en conserve encore quelques-uns.

En suivant la numérotation partant de la rue du Faubourg-Saint-Antoine se trouvent au : 2 : la fondation Eugène-Napoléon fondée en 1856 par l'impératrice Eugénie. Depuis 2007, le jardin de la Fondation Eugène-Napoléon est ouvert au public. 4-6 : à l'emplacement de l'actuel immeuble blanc se trouvait une maison de correction créée en 1785, dénommée la « maison de correction Sainte-Colombe », d'après le nom de sa fondatrice, madame Marie de Sainte-Colombe. Gérard de Nerval y fut enfermé le . 10 : emplacement de la maison Blanchard à Picpus qui servit de prison-refuge entre 1792 et 1794, comme la maison Coignard située dans la même rue mais en face (au numéro 35). Cette maison de santé destinée aux aliénés disparut en 1912. 24 bis : immeuble de 1902 (architecte Augustin Latour). 34 bis : siège de l’association Avenir de la langue française (ALF) et du Forum francophone international-France (FFI-France). 33 : emplacement du séminaire de Picpus. Ce séminaire fut installé de 1805 à 1808 au 40-42, rue de Picpus, puis au 33 de la même rue, avant d’être fermé en 1905 et démoli après 1950Alfred Fierro, Dictionnaire du Paris disparu, 1998 , , s.v. « Picpus (séminaire de) ».. Le père Damien (1840-1889) fréquenta ce séminaire. La tour de l'Office national des forêts occupe son emplacement à l’intersection de la rue de Picpus et de l’avenue de Saint-Mandé, ainsi que l'École supérieure du bois avant son déménagement à Nantes. Un campus de de l'université Sorbonne Nouvelle (Paris 3) est ouvert en 2021 à cet emplacement.. Le bâtiment, signé Christian de Portzamparc, peut accueillir jusqu'à simultanémentPage consacrée au projet sur le site de l'université, renvoyant notamment à différents articles de presse de février 2016. Consulté le 25 juillet 2016.. 35 : chapelle de Picpus, couvent (de femmes) de Picpus (pères et religieuses des Sacrés-Cœurs de Picpus) et accès au cimetière de Picpus ; emplacement de la maison Coignard sous la Révolution. Ce « complexe religieux » s’est vu privé des bâtiments et terrains du 33, rue de Picpus, qui durent être cédés après 1950. 42 : emplacement du couvent des Dames-de-Sainte-Clotilde. Sous l’Ancien Régime, c’était le point de départ des ambassadeurs des pays catholiques, le jour de leur entrée officielle dans la capitale. Le couvent devint une prison pendant la Révolution. 45 : conservatoire municipal Paul-Dukas, nommé en l’honneur du musicien français Paul Dukas (1865-1955)Informations sur le conservatoire municipal Paul-Dukas sur le site de la mairie de Paris.. Le conservatoire a déménagé en au 51 Rue Jorge Semprún. 61 : entrée du couvent des pénitents réformés du tiers ordre de saint François qui fut fermé en 1790Alfred Fierro, Dictionnaire du Paris disparu, 1998 , , s.v. « Saint François (couvent des pénitents réformés du tiers ordre de) ».. 63 : L'hôpital Rothschild (entrée principale au 5, rue Santerre). 70 : médiathèque municipale Hélène-Berr (ex-Picpus). 71 : Ma Maison, établissement tenu par les Petites Sœurs des pauvres ; bâtiment détruit en 2015 et remplacé par un EHPAD.

Vers le 77 : Accès à la Promenade plantée. De 89 à 93 : la place Sans-Nom (ancienne barrière de Picpus). 92 et 92bis : immeuble art déco de 1930 (architecte Landes). 103 et 105 : maisons de ville.

Notes et références

Bibliographie Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues et des monuments de Paris, introduction par Michel Fleury ( à XIX), suivie du fac-similé de la deuxième édition de 1855 (), Éditions Maisonneuve & Larose, 1994 , entrée « Picpus (rue de ) » aux , 631 et 632.

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Picpus