Henri-Paul Denis Eydoux, né le à Tarbes, et mort le dans le arrondissement de ParisArchives de la commune de Tarbes, acte de naissance , année 1907 (avec mention marginale de décès) (consulté le 6 juin 2015), est un haut fonctionnaire français, homme de lettres et résistantJean Andreau, Henri-Paul Eydoux, Encyclopædia Universalis.

Biographie

Famille, études et début de carrière Il est le fils de Denis Eydoux, professeur d’hydraulique et directeur des études de l’École polytechnique de 1925 à 1941, et le petit-neveu du général Joseph-Paul Eydoux.

Diplômé de l'École libre des sciences politiques, il devient en 1933 attaché à l’Office du gouvernement général de l’Algérie, à Paris.

Seconde guerre mondiale Il est mobilisé au sein du 4 RIC en 1939, et est fait prisonnier après des combats en Seine-Maritime.

Libéré au titre d'un engagement au sein de l'armée d'armistice au Levant, il est affecté au 21 RIC mais ne rejoint pas le Levant, conquis mi- par les alliés.

Par la suite, il s'engage dans la Résistance intérieure (réseau du musée de l'Homme et confrérie notre-Dame)

Recherché par la police allemande après le démantèlement du réseau, il rejoint l'Algérie en où il est chargé, au sein du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), d’accueillir et d’interroger les Français arrivant de la métropole.

Le , il débarque en Provence avec l’armée De Lattre, puis, après des combats notamment à Marseille où il est cité à l'ordre de la division, et cité avec palme par l’armée américaine, il contribue à mettre en place l'administration du gouvernement provisoire.

De 1944 à 1946, il est sous-directeur des renseignements généraux.

Après-guerre En 1946, il est envoyé en Allemagne occupée en tant que directeur de la sûreté du Würtemberg.

Par la suite, affecté au haut-commissariat de la France en Allemagne, au sein des affaires culturelles, il met en place le service de récupération des œuvres d’art enlevées par les nazis.

Il est réaffecté en France en 1952 en tant que directeur de la police de l'air et des frontières.

En 1954, il est appelé par Jacques Soustelle, nouveau gouverneur général de l’Algérie comme conseiller technique, responsable des relations entre la police et l'Armée.

Revenu en métropole, il devient en 1957 directeur de l'école nationale supérieure de la Police, à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, puis, en 1958, membre du cabinet de Jacques Soustelle, ministre de l'Information.

Il effectue un second séjour algérien auprès de Soustelle, alors ministre du Sahara, durant lequel il est chargé de la mise en place des nouveaux départements du sud-algérien.

En 1962, bien qu'il ne se soit jamais rapproché de l'OAS, il est mis en disponibilité en raison de sa proximité avec Jacques Soustelle.

Il meurt le dans le arrondissement de Paris.

Œuvre littéraire et érudite

Durant sa carrière de haut fonctionnaire, il publie plusieurs ouvrages de vulgarisation d'histoire et d'archéologie. À partir de 1962, il se consacre exclusivement à son œuvre littéraire qui comprend une quarantaine de volumes dans trois domaines : l'histoire et la géographie de l'Afrique, l'archéologie (en particulier celle de la Gaule romaine) et l'architecture (médiévale et moderne). Ses ouvrages, à fort tirage, permettent une vulgarisation de l'archéologie à l'attention d'un public cultivé.

Il reçoit en 1963 le grand prix Gobert pour La France antiqueEn toutes lettres, in Le Figaro littéraire du samedi 8 juin 1963, . En 1969, Châteaux fantastiques, publié en cinq volumes, contribue à faire connaître de nombreux châteaux forts tombés dans l'oubli dont les châteaux cathares que seuls connaissaient et visitaient quelques érudits. Preuve de son attachement aux châteaux de l'Aude, Henri-Paul Eydoux est d'ailleurs enterré dans le cimetière de Duilhac-sous-Peyrepertuse, au pied du château de Peyrepertuse qu'il contribua à faire connaître du grand public.

Publications

Archives Fonds Henri-Paul Eydoux sur l'Algérie de 1942 à 1962, Archives nationales, cote 546AP (description PDF p.10) Les papiers personnels de Henry-Paul Eydoux sont conservés aux Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, sous la cote 546AP : Inventaire du fonds.

Décorations

(décret du ) , cité à l'ordre de la division (décision du ) (décret du )

(arrêté du ) (décret du ) (arrêté du ) Commandeur du Nichan El Anouar (décret du ) chevalier de la Couronne de Roumanie (décret du ) avec palme (décision du )

Notes et références

Liens externes

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