Des élections législatives au Parlement grec se sont tenues en Grèce le dimanche .

Dix millions de Grecs sont appelés aux urnes (le vote est obligatoire) entre 7 h et 19 h. Deux millions d'entre eux ont plus de tandis que votent pour la première fois. Ils ont à choisir entre issus de 23 partis. La circonscription la plus grande est la deuxième circonscription d'Athènes (Athènes B) avec 1,3 million d'électeursE-Kathimerini, 3 octobre 2009..

Campagne électorale Dissolution du Parlement et convocation d'élections anticipées thumb|left|Le Premier ministre sortant, Kóstas Karamanlís.

Le , le Premier ministre grec, Kóstas Karamanlís, annonce, que conformément à l'article 32 de la Constitution grecqueLes pouvoirs du Président, sur le site de la Présidence hellénique, le président de la République, Károlos Papoúlias a pris la décision de dissoudre le Parlement grec et de convoquer des élections législatives anticipées pour le suivant. Sa majorité Nouvelle Démocratie au Parlement grec était depuis plus d'un an très réduite (151 députés sur les 300 du parlement), fragile et régulièrement remise en cause au sein même de son parti. De plus, la ND était touchée par toute une série de scandales politiquesE-I Kathimeriní, 3 septembre 2009..

175px|thumb|Le président du PASOK, et chef de l'opposition, Giórgos Papandréou.

Sondages thumb|center|upright=1.5

Les sondages (interdits dans les quinze jours précédant le vote) ont donné le Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) de Giórgos Papandréou en tête. Le , 85 % des Grecs interrogés ne faisaient pas confiance aux partis politiques et 75 % ne faisaient plus confiance au gouvernement. Le PASOK était en tête des intentions de vote (41 %) devant la Nouvelle Démocratie (ND) (35,5 %), le Parti communiste de Grèce (KKE) (8,5 %), le Alerte populaire orthodoxe (LAOS) (7 %) et la SYRIZA empêtrée dans ses problèmes de personne (4 %). Giórgos Papandréou et Kóstas Karamanlís étaient à égalité en ce qui concerne lequel des deux serait le meilleur Premier ministre (38 %). Pour 21 % des personnes interrogées, aucun des deuxE-Kathimerini, 11 septembre 2009..

Choix des candidats La Grèce est divisée en 56 circonscriptions. Dans chacune, les partis présentent des listes sur lesquelles les électeurs font leur choix : de un à quatre candidats parmi ceux proposés. Une règle proportionnelle est ensuite appliquée. Ce système est critiqué car il favoriserait les rapports étroits entre élus et électeurs« PM aims for better, fairer democracy. PASOK wants to change election law », E-Kathimerini, 15 octobre 2009..

Les principaux partis politiques ont essayé de redorer leur image. Tous les députés sortants impliqués dans les divers scandales (Vatopédi, Siemens, corruption, etc.) n'ont pas être investis. Ainsi, sept anciens ministres ND dont Savvas Tsitouridis, Vassilis Magginas, Petros Doukas et Aristotelis Pavlidis ne furent pas investis par leur parti en raison de scandales judiciaires. Savvas Tsitouridis menaça en représailles de faire des révélations sur d'autres membres du gouvernement. Le PASOK espéra un temps réussir à convaincre Konstantínos Simítis de sortir de sa retraite afin d'attirer les votes centristes, mais sans succès. Pour les listes des « députés nationaux » (ceux non élus dans une circonscription, mais au prorata des voix de leur parti, ce qui fait le que PASOK et la ND devraient en avoir quatre chacun) ont été présentées le . Si la ND a choisi des membres du parti (en mettant cependant la vieille garde en fin de liste), le PASOK a préféré jouer les membres de la « société civile » pour attirer les indécis (avec des universitaires, des économistes ou des journalistes)E-Kathimerini, 12 septembre 2009.E-Kathimerini, 15 septembre 2009.E-Kathimerini, 21 septembre 2009..

Débats télévisés left|thumb|Les participants au débat télévisé. Le s'est tenu le premier des débats télévisés entre les leaders des six principales formations. Après avoir répondu aux journalistes, ils ont pu poser une question chacun à un seul autre candidat. Kóstas Karamanlís a interrogé Giórgos Papandréou et réciproquement. Le leader des Verts écologistes, Nikos Chrysogelos, a semblé le plus à l'aise. Pour la première fois, des écologistes pourraient entrer au Parlement. Le leader du LAOS, Giorgos Karatzaferis, fut attaqué sur son attitude face à l'immigration tandis que les chefs du KKE, Aleka Papariga, et de la SYRIZA Alexis Tsipras furent surtout interrogés sur les manifestations d'extrême gauche. Konstantínos Karamanlís et Georges Papandréou se sont retrouvés face à face le pour un nouveau débat, très animé, voire vif, souvent constitué d'attaques réciproques, mais qui ne sembla pas avoir réellement dégagé de vainqueur ou avoir pu convaincre les indécis. Les partis politiques décidèrent dès lors se contenter de meetings et discoursE-Kathimerini, 22 et 23 septembre 2009..

Fin de la campagne Le reste de la campagne électorale fut une suite d'attaques réciproques entre PASOK et ND, chacun cherchant à stigmatiser l'incapacité à gouverner de l'adversaireE-Kathimerini, 26 septembre et 2 octobre 2009..

Dans les derniers jours de la campagne, alors qu'il était difficile (en raison de l'interdiction des sondages) de savoir si la stratégie offensive de Kóstas Karamanlís contre le PASOK avait été efficace, il semblait qu'une majorité claire ne pourrait se dégager, nécessitant la constitution d'une coalition. Les Verts écologistes qui espèrent huit à dix députés ont fait savoir qu'ils ne seraient pas opposés au fait d'entrer dans une majorité gouvernementale avec parti vainqueur (quel qu'il soit) afin de faire avancer la cause écologique dans le pays.

Résultats Voix et sièges +Résultats des élections législatives grecques de 2009.Fichier:Greek legislative election 2009.svg Parti Voix % +/- Sièges +/- Mouvement socialiste panhellénique (PASOK)43,92160 Nouvelle Démocratie (ND)33,4791 Parti communiste de Grèce (KKE)7,5421 Alerte populaire orthodoxe (LAOS)5,6315 Coalition de la gauche radicale (SYRIZA)4,6013Verts écologistes (OP)2,530 (DA)0,450 Antarsya0,36Nv.0Union des écologistes (EI)0,290 Aube dorée (XA)0,29Nv.0 Union des centristes (EK)0,270Société - Parti des successeurs de Kapodístrias (Kinonía)0,16Nv.0Parti communiste marxiste-léniniste (KKE (m-l))0,150 Démocrates0,11Nv.0 Autres partis0,22 –0 –Suffrages exprimés97,36Votes invalides2,03Votes blancs0,61Total100 – 300Abstention29,05Inscrits/Participation70,95

Résultats par circonscription