La Cloche est un journal pamphlétaire et satirique français paru à Paris du au .
Historique Le rédacteur en chef est Louis Ulbach, qui signe sous le nom de « Ferragus », et le premier administrateur est Armand Le Chevalier, à l’adresse du 61 rue de Richelieu. D’abord hebdomadaire, le journal, localisé au 5 rue Coq-Héron, est vendu 40 centimes.
Six mois plus tard, en , sans avoir arrêté la publication, Ulbach transforme son titre sous une nouvelle formule, pour en faire un quotidien d’opposition démocratique, avec Gaston Pérodeaud comme secrétaire. Les locaux parisiens de sa rédaction sont toujours au 5 rue Coq-Héron, et les annonces reçues au 48, rue Vivienne.
Le quotidien est vendu 15 centimes à Paris et 20 centimes dans les autres départements. L'abonnement à Paris était de pour un mois et pour ; pour les autres départements respectivement . La vente au numéro se faisait au 52, rue La Fayette, puis un peu plus tard au 5, rue du Croissant à Paris.
En 1870, la publication en est interrompue, pendant le siège de Paris. En 1871, peu après la réapparition de la Cloche, Ulbach est à nouveau menacé d’arrestation et se réfugie chez son ami Léon Laurent-Pichat. Le Conseil de guerre de Versailles le condamne à trois ans de prison et francs d’amende, peine réduite après cassation à trois mois et à francs..
Le , Ulbach interrompt définitivement sa publication, après 985 numéros. Le titre, vendu à Ernest Laharanne, devient L’État : journal de la République et de la liberté commerciale, avec Ernest Laharanne comme rédacteur en chef..
Ligne éditoriale La Cloche s’inscrit dans un contexte de libéralisation de la presse et de montée du mécontentement à l’égard du régime impérial..
Dans la lignée de la Lanterne, lancée le par Henri Rochefort, la Cloche tente d’être presque aussi agressive que cette dernière publication sans trop s’exposer à des procès. Un article publié le sera néanmoins considéré comme une insulte à Napoléon IIILe texte incriminé est celui-ci : .. Après appel et pourvoi en cassation, le tribunal correctionnel de la Seine condamnera Ulbach et Le Chevalier, défendus par Ferdinand Hérold à respectivement 6 mois de prison chacun et 500 et francs d’amende le ..
Notes et références Notes
Références
Liens externes
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