Augustin Grégoire Arthur Gérard, né le à Dunkerque et mort le à Château-Gontier, est un général de division français, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire.
Avant la Première Guerre mondiale, il est chef d'état-major de Joseph Gallieni à Madagascar. Durant la guerre, il commande le d'armée lors de la bataille de la Marne puis la (dénommé « détachement d'armée de Lorraine » jusqu'au ) du au , la du au , puis de nouveau la du au .
Il est président du conseil de l'ordre du Grand Orient de France de 1921 à 1923.
Biographie Carrière militaire Formation Sa famille est originaire d'Essoyes, son père, le capitaine Gérard, est capitaine dans l'Infanterie (1817-1893)
Il entre à onze ans au Prytanée national militaire de La Flèche. Il est admis à Saint-Cyr en . Il en sort sous-lieutenant, est affecté à la division d'infanterie. Il passe dans l'infanterie de marine en 1885.
Armée coloniale Il choisit l'armée coloniale au début de sa carrière militaire. Il est envoyé au Tonkin dans le régiment de tirailleurs tonkinois.
Il y obtient les grades de lieutenant, de capitaine (1887). Il fait partie successivement de l'état-major de l'Indochine (1885-1887 et 1888-1889) et du Tonkin.
Il est ensuite envoyé en mission au Siam (1892-1895). En 1892, il revient en Indochine, comme aide de camp du général Albert Duchemin. Il remplit deux missions : au Siam à Chanthaburi lors de la guerre franco-siamoise de 1893 ; en Chine à Long-Tchéou en 1893. Il devient chef de bataillon le .
Il est à Madagascar en 1896, comme chef d'état-major du corps d'occupation du général Joseph Galliéni, pendant l'expédition de Madagascar. Il commande l'opération d'Ambiky : elle sera dénoncée en 1900, à la Chambre, comme un massacrePaul Vigné d'Octon, La Gloire du Sabre. Flammarion, 1900.. Il est à Madagascar de 1896 à 1899. Chef d'état-major à Madagascar, il tient en même temps, de 1893 à 1897, les fonctions de secrétaire général.
Retour en France Il est lieutenant-colonel en 1898 et passe dans l'infanterie territoriale. Il est promu colonel en 1903. Colonel à Poitiers .
Il est missionné par Georges Clémenceau lors de la crise vinicole du Midi, dans le cadre de la révolte des vignerons de 1907. Il est chargé de l'enquête sur la mutinerie du 100e régiment d'infanterieEn garnison à Narbonne durant la révolte des vignerons du Languedoc en 1907, le est consigné cinq dimanches de suite. Cependant, des groupes d’appelés acclament les manifestants et entonnent l'Internationale. Le régiment est envoyé en manœuvres dans le Larzac, puis en garnison à Tulle. G. Guiraudet, La Révolte des vignerons de 1907, bulletin de la SSH, 1992, en ligne sommieresetsonhistoire.org, consulté le 3 août 2008., et sur les incidents de Narbonne du 19 au .
Il est promu général de brigade en 1909 à Remiremont. Membre du comité technique de l'infanterie, il est nommé général de division en Raymond Poincaré, Au service de la France : neuf années de souvenirs, Tome V, L’invasion – Du 25 novembre au 8 décembre 1914, 1926..
Première Guerre mondiale En 1914, à la mobilisation, il commande le d'armée, à Amiens, à la suite du décès de Marie-Georges Picquart. vignette|Le 20 août 1918 avec les américains Frank Long Winn, Thomas Grafton Hanson, général Passaga, Charles E. Kilbourne à Lucey (Meurthe-et-Moselle).
Appelé en 1915 à commander le détachement d'armée Gérard, puis le détachement d'armée de Lorraine, il reçoit ensuite le commandement en chef de la , puis de la .
Selon Le Poilu républicain, organe officiel de la Fédération nationale des combattants républicains, le général Gérard exerce soncommandement selon les principes démocratiquesLe Poilu républicain : organe officiel de la Fédération nationale des combattants républicains. Numéro du 15 novembre 1926.. Il échoue à la députation en Lorraine en 1919.
Après l'armistice, le général Gérard commande les troupes de Rhénanie lors de l'occupation de la Rhénanie après la Première Guerre mondiale.
La réserve Il est affecté le , à la section du cadre de réserve. Il reçoit, peu avant, la médaille militaire, des mains de Georges Clemenceau. Dans la réserve, le général Gérard se consacre à la défense des idées républicaines. Il se retire à Château-Gontier, où .
Il est avec Gaston Doumergue, Paul Painlevé, Édouard Herriot, Ferdinand Buisson, Joseph Paul-Boncour, et Frédéric Brunet un des présidents d'honneur de la Fédération nationale des combattants (FNCR). Se classant à gauche, cette fédération ne rassemble que des , c'est-à-dire des radicaux et des socialistes, dénonce le « faux apolitisme » des grandes fédérations du monde combattant, l'Union fédérale des associations françaises d'anciens combattants (UF) et, plus encore, l'Union nationale des combattants (UNC), et proteste contre la présence de l'Église catholique à des manifestations d'anciens combattants.
Il meurt le à Château-Gontier. Ses obsèques civiles sont célébrées le , à Château-Gontier. L'inhumation a lieu dans un cimetière de famille à Saint-Laurent-des-Mortiers.
Les Invalides En , on place dans le caveau des maréchaux, à l'hôtel des Invalides, le cercueil du général Gérard. Sa veuve effectue un legs à sa mort, en 1936. Une partie de la collection est léguée au musée d'Art et d'Archéologie - hôtel Fouquet de Château-Gontier.
Franc-maçonnerie Augustin Gérard est initié en franc-maçonnerie en 1904, au sein de la loge à Paris. Il est élu membre du Conseil de l'ordre du Grand Orient de France en 1920, puis président du Conseil de l'ordre de 1921 à 1923 .. Titulaire du et dernier grade du Rite écossais ancien et accepté, il est membre du Grand Collège des rites. Sa participation est décisive lors de la création de l'association maçonnique internationale en 1921 à Genève. Il est également membre, par affiliation, de la Grande Loge de France, alors sous la présidence du général Peigné. Dans cette double appartenance, il est membre fondateur de la loge , ..
Vie privée Il se marie le à Elisabeth Vallois. Il en divorce le . Il se remarie avec Louise-Augustine-Marie Couët, à Paris, le . Elle meurt le .
Grades : général de brigade : général de division
Postes vignette|redresse|En son quartier-général de Saint-Nicolas-de-Port, commandant de l'Armée de Lorraine le 31 août 1915. : en disponibilité : membre du Comité technique de l'infanterie : commandant de la d'infanterie : adjoint au commandant supérieur du camp retranché de Paris, commandant la place de Paris et commandant du département de la Seine : commandant de la d'infanterie et des subdivisions de région de Bourg-en-Bresse et de Belley : commandant du d'armée du au : commandant du détachement d'armée Gérard lors de la première bataille de la Woëvre : commandant du détachement d'armée de Lorraine : en disponibilité : commandant de la : commandant du détachement d'armée de Lorraine devenu, le , la : en congé : placé dans la section de réserve
Décorations (1919) : chevalier (), officier (), commandeur (), grand officier (), grand-croix () avec palme
avec agrafes Tonkin 1893 et Madagascar 1898
chevalier commandeur : officier du Nicham El-Anouar et de l'ordre de l'Étoile d’Anjouan Officier de l'ordre du Dragon d’Annam, de l'ordre de l'Étoile noire, de l'ordre de Tadjourah
Notes et références
Annexes Articles connexes Généraux français de la Première Guerre mondiale Liens externes Cotes S.H.A.T. : 9 Yd 555
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